AVANT-GABDE CORPS DE BATAILLE ARRIERE-GARDE
Le Prudent, La Fayette. Le Saae, Langeron. LePafynjf,Chasleauneuf. La Syrène, Béthune.
Le s ai. NT- Mi c HE l,
DE Preuilly.
Le Fier, Chabert.
Le Mignon, Relingue.
Le Pompeux, Valbelle.
Le Saint-Esprit, De
QtlESSE.
Le Sceptre, Tourville.
Le Vaillant, Septêmes.
L'Apollon, Forbin.
Le Grand, fieaulieu.
Le Sass-Pareil, Louis
Cabaret.
L'Aquilon, Villeneuve-Fer-
rières.
Le Magnifique, Gravier.
Brûlots, Després.
— Serpaut.
L'Assuré, Villetle. L'Éclatant, de Cou.
Brûlots, Beauvoisis, Le Téméraire, Liiéry.
— La Gallis- L'Aimable, La Barre.
«onuière. Brûlots, Champagne.
— Honnorat.
(Archives Nat., Marine, B*7, fol. 7 : E. Sue, t. III, p. 70; A. Jal, t. II, p. 195).
(2) Madame de Maintenon à Madame de Villette. 24 février 1676 (Correspondance qe'ne'rale de Madame de Maintenon, éd. Théophile Lavallf.e. Paris, 1865, in-12, t. I, p. 296).
contre Ruyter et un de ses seconds, « sans compter, écrivait Valbelle, un petit vaisseau qui se désespérait à cause que je le méprisais, M. Du Quesne m'aida extrêmement, il empêcha ces bourjjmestres, qui m'avaient entrepris, de m'achever. n
Du Quesne soutenait » sans s'émouvoir un jjrand feu •qui lui maltraitait et ses manœuvres et ses gens. Il voulait que ses coups portassent et (jue rien ne fût perdu. Cette fermeté de courage lui fut avantageuse; il porta un grand dommage au vaisseau de M. Ruyter (l), » L'Eendragt^ qui eut trenlc-sepl hommes hors de jeu. « De sa vie, Ruyter ne s était trouvé dans un plus rude combat. » Contre le vieil amiral s'avançait le brûlot du capitaine Lerov dit Champagne, sous l'escorte deTourville; un second suivait, mené par le marquis de Reauvoisis. Mais " la canonnade séchauffant, nous avait attiré le calme. » Nos brûlots, démâtés avant d'arriver à destination, se consumèrent sans résultat; un troisième fut coulé bas et u fondit sous les pieds " du chevalier de La Galissonnière.
Valbelle cria alors à Du Quesne venu à sa demande sur la galerie de tribord du Saint-Espi^it : « M. de Preuilly fait la même faute que M. de Martel {^) en s'amusant à canonner; envovez-lui dire, s il vons plaît, d'arriver sur le contre-amiral qui lui est opposé. » Ainsi avisé, Ravmond de Crevant de Preuilly, « qui menait la tête de l'armée, se badit cruellement avec la dernière valeur et fit tout ce qu'on pouvait attendre et d'un très brave homme et d'un très bon officier (3). " Avec l'aide de Chabert, Relingue et Villette, il parvint à faire plier lavant-garde hollandaise, le contre-amiral Nicolas Verschoor mort « au lit d'honneur " et l'Essen du capitaine Gillis Schev coulant
(1) Relation de Vivonne. 27 janvier.
(2) .\u Texel.
(3j Relation île Vivoiine.
bas (1). Le corps de bataille ennemi suivit le mouvement.
(i Ruyler qui ne se voulait pas commettre, s'éloignait doucement et pliait avec ordre : sa conduite nous mettait à bout, et le vent commençait à tomber. » Mais un creux s'ouvrait entre lUiyter et son vice-amiral den Haen, commandant l'arrière-garde. Du Quesne v jeta les quatre vaisseaux de Tourville, de façon à envelopper le vice-amiral entre eux et les six vaisseaux de Gabaret. Intrépide, le Téméraire passa au travers de l'arrière-garde hollandaise sous le feu de quatre vaisseaux; et le chevalier de Lhéry « se seroit encore plus avancé, écrivait Du Quesne, syje ne luy avois envoyé ordre de ne le faire qu'en cas que toute nostre arrière-garde v allast. " Son chef, le chevalier de Tourville « se servait dignement des forces de son vaisseau, le plus gros de l'armée, " où le lieutenant Chevalier tombait « la jambe cassée; » un autre lieutenant était blessé et le chevalier de Goëtlogon se dépensait aux côtés de son chef « avec un courage et une fermeté qui lui étaient fort naturels (2). »
Mais dans la division Gabaret, si le chef d'escadre faisait humainement tout ce qui se pouvait faire, si Septèmes ne s'épargnait point, si Villeneuve-Ferrières se faisait bravement tuer à bord de l Aquilon « d'un coup de canon dans les cuisses, " deux autres capitaines, Forbin, par un maladroit abordage avec son chef, et Beaulieu, par sa mollesse, « laissèrent gagner nos eaux à l'arrière-garde des ennemis. " Tourville, Du Quesne leur envoyèrent dire d'arriver. Mais il n'était plus temps; le vent était mou et contraire; l'occasion de couper l'arrière-garde ennemie était perdue, «parce que la nôtre n'avait pas si bien fait
(1) 11 coula bas le lendemain, comme la galère Santa Maria le halait vers Palerme. On sauva 280 homuies ( « Gronaca contro Messina » ).
(2) Relation de Colbert de Terron
son devoir que les deux autres divisions ,1 ■" Ruvler s'était si bien rendu compte du danger qu'il avait dépéché à son vice-amiral deux brûlots de renfort.
Une beure avant la nuit, les neuf jjaleres napolitaines de Beltran de Guevarra arrivèrent de Lipari : mais une double salve de pièces de trente-six, làcbée par Tourvillc, suffit à les faire envoler. Simples infirmières, elles remorquèrent deux vaisseaux incommodés, dont l'un coula eu roule. Du Quesne déploya au bâton de beaupré le pavillon de nilliement. » Ainsi finit la journée que l'on appellera la bataille d'Alicur, île à vinjjt-cinq lieues de Messine, du côté de l'ouest (2) . »
Journée glorieuse où Du Quesne a « fait lascher pied » au (îrand Ruyter, qui du reste le reconnait : "Je dois ce témoignage à la vérité que les navires de France se sont vigoureusement battus. Les Français ont fait des merveilles. » Et ceux-ci, de donner une « approbation universelle " à leur « général » pour avoir agi « avec toute la capacité qui se peut désirer (3). » « Le ciel lui réservait ce jour de gloire sur la fin de sa vie pour couronner ses belles lumières et son expérience aux yeux de toute l'Europe, et pour faire voir la supériorité qu'a la nation française sur les autres, quand sa bravoure se trouve bien menée (4). "
u Celte ouverture de passage» nous coulait quatre cents tués et blessés '5j, des avaries assez fortes pour que nous eussions « peine à nous gouverner (6) » et surtout une dépense considérable de munitions qui ne nous en laissait
(1) llelation de Vivonne.
(2) Valhelle.
(3) Colbert de Tcrron .
(4) Vivonne.
(5) Colbert de Terron.
(6) Du Quesne à Vivonne. iOjan\ier. — Parmi les blessé» figuraient Du Quesne, Valbelle, Chabert, le lieutenant d'Aliyro, Feuquières, Des Gouttes, Coriton, Boissière.
« plus que pour six heures de combat (1).» Fort atteint dans ses œuvres mortes, Ruyter a perdu un peu moins de monde que nous, quatre-vingts tués (2) et cent quatrevingt-quatre blessés (3). Et voilà que neuf vaisseaux de renfort lui sont amenés de Palerme par Andrés d'Avalos, prince de Montesarchio (4-).
Dans la brume à l'ouest du Stromboli, Du Quesne aperçoit des silhouettes de vaisseaux qu'il prend pour l'armée de Montesarchio. Le branle-bas fait, il risque un signal de reconnaissance. A son extrême surprise, on répond. C'est le lieutenant-général d'Alméras qui arrive de Messine et rallie bravement au canon « sans savoir le sviccès de notre combat; " l'appoint de dix vaisseaux bien garnis de munitions et de six bridots avec trois mille deux cent dix hommes !5j nous rend l'avantage numérique. » Nous sommes joints sur Stromboly, » écrivait Guillaume d'Alméras (6), « en présence des ennemis et en l'intention de donner la bataille; " il écrivait à tout événement son (i testament militaire » qu'il fit contresigner par l'aumônier et par les officiers du Lys (7) .
Montesarchio, à l'avant-garde, « paressoit hardi et tesmoignait nous en vouloir. Au contraire M. de Ruvter, froid et retenu au corps de batlaille, ne fit pas semblant d'arriver. " La jonction de nos deux escadres avait si Jjien
(1) Arnoul à Colbert. Toulon, 1() février (B. N., Nouv. acq. franc 21321, fol. 133).
(2) Gazette cf Amsterdam, 12 mars 1676. — Mercure hollandois, n. 81).
(3) Relation du marquis de Viilafranca. 11 janvier.
(4) Quatre vaisseaux et cinq frégates.
(5) Le Lys d'Alméras, 450 hommes ;
L' Agréable, le Fidèle, le Fortuné, 350 hommes chacun; L'Heureux, le Vermandois, le Trident, 300 ;
Le Brusque, le Cheval-Marin^ le Joly, 250 (B. N., Clairatnbault 867, fol. 165).
(6) A. Jal, t. Il, p. 202. — Correspondance de Vivosnk, éd. J. Cordcv, t. I, p. 239
(7) 11 janvier 1676 (B. N., Nouv. acq. franc. 9390, fol. 99. copie).
dérangé ses plans qu'il décida le II janvier de ne plus se hasarder, n'ayant que trente-quatre bâtiments conlre quarante-quatre, quelque désir (jue Montesarchio en témoignât (Ij. Un échec à la vue des populations si impression^ nables de la Sicile eût fait » évanouir le reste de fidélité qu'elles avoient encore » pour le roi d'Kspagne (2). Au lieu que l'amiral hollandais sauva la face en passant prés d'elles pour victorieux (3;. Le portrait enrichi de diamants <lont il fut honoré. par le roi Catholique (4), fut la récompense d'une habile manœuvre.
En courant des bordées, Ruyter nous éloigna des côtes de Sicile; puis de nuit faisant fausse route, il y revint brusquement et se posta à l'entrée du phare, à IMilazzo; de là, il nous menaçait d'une attaque de flanc : « On n'y pouvait plus passer sans combattre. Qu'on se mit en devoir de défiler le passage du Faro qui est étroit, il y fal- 4oit venir un à un, et notre arrière-garde se trouverait infailliblement insultée et poussée par les ennemis. " Force fut donc aux vainqueurs d'éviter les vaincus, de -contourner la Sicile et de gagner par le sud Messine où Jeur arrivée, Je i22 janvier, «consola tellement le monde que la face des choses y fut entièrement changée (5). "
« Il y a à craindre certainement une révolution si les vaisseaux ne paraissent pas bien vite, " avait mandé Vivonne (6). De nouvelles vêpres siciliennes, où l'on se
(1) Montesarchio au Sénat de Païenne. Baie de Milazzo, 12 janvier (F. Gl'ardio:«e, la Kevohizione di Messina, p. 267). — II fut néanmoins Ijlâiné (Marquis de Villafranca au roi d'Espagne. 21 janvier : Archivo gênerai de Simancas, legajo 3618).
(2) G. Brandï, p. 672.
(3) Rapport d'un capitaine anglais. 24 janvier [Gazette d\Amsterdai)i, U février 1676).
(4) G. BiiANDT, p. 680.
(5) Relation de Vivonne. 27 janvier. — Du Qucsnc à Vivonne. Taorniina, 20 janvier (A. Jal, t. II, p 209).
(6) Relation de Vivonne. 27 janvier.
flattait de nous « couper la gorge, » s'apprêtaient pour le lendemain du carnaval (1). Vivonne apprit fortuitement « d'un notaire habillé en matelot » qu'une dizaine de conjurés étaient assemblés proche des remparts où une brèche était secrètement pratiquée pour donner passage aux troupes espagnoles. Surgissant soudain au milieu d'eux, Vivonne les fit appréhender par ses capitaines de vaisseau et conduire à bord (2). Et nonobstant que les chefs de la conspiration, Tommaso et Giuseppe Lipari, fussent tous deux prêtres et que l'un d'eux eût la charge de "juge de la Monarchie, " il fit exécuter le 10 mars les deux frères, dont les cadavres furent exposés par la ville.
Quinze jours plus tard, l'attaque se déclauchait contre la redoute des Capucins qu'attaquait Gaspard Borgia, gouverneur de Gesso. Le 27 mars, elle était appuyée par Ruyter qui se rendait maître du couvent de San-Salvador. Mais le jour des Rameaux, une contre-attaque des Messinois soutenue par le bataillon français de La Villedieu culbuta les Espagnols de Borgia et les Allemands du comte de Bucquoy dans une poursuite " terrible sauvage, w Bucquov avait été tué et décapité par un habitant de Messine. Devant cette catastrophe, Ruyter avait gagné le large et s'était éloigné vers le sud (3). Vivonne voulut en finir avec lui.
(1) Pour le 22 février.
(2| Vivonne à Louvois Messine, 25 février (Correspondance rfe Vivonne, éd. J. Cordev, t. I, p. 264). Cf. aussi une autre lettre de Vivonne à Louvois sur les deux Lipari. il décembre 1675 (Canuile Rousset, Histoire de Louvois, t. II, p. 420, note). — Avis apportés par les capitaines de la No)-ntande, partie de Messine le 26 février, et de la Bien-Charqee venant aussi de .Messine (Archives Nat., Marine B*7, fol 115. — B. ÎN., Nouv. acq franc. âl321, fol. 221).
(3) Vallavoire à Louvois. 13 avril (G. Rousskt, t. II, p. 425 note).
Vivonne à Louvois. l" avril (Correspondance de Vivonne, éd. J. Cordey, t. I, p. 283). — Archives Nat., Marine B'7, fol. 102, 107.
Bataille navale dAugusta, dite dAgosta ou du Mont GiheL (22 avril 1676.)
Ruyter était mécontent des Espagnols dont la faiblesse ne permettait ni de bloquer l'entrée du Phare, ni de tenir tête aux troupes franco-messinoises. Si on n'expédiait pas des corsaires majorquins pour intercepter le ravitaillement des rebelles et si on ne pourvoyait pas de munitions l'escadre espagnole, il demandait impérieusement son rappel (l). Cherchant une revanche à l'échec de Messine, il voulut, le 19 avril, s'emparer de nos positions d'Augusta défendues par un millier d'hommes : mais des bâtiments coulés dans les passes en interdisaient l'accès aux vaisseaux de ligne ; et sans cet appui, le baron de Soy, commandant les troupes de débarquement, jugea téméraire toute attaque.
Dans le port d'Augusta s'était réfugiée la Sjrène du chevalier de Béthune qui, s'étant radoubée à Toulon (2), tâchait de rallier Messine par le sud (3). Ruyter détache contre elle un brûlot avec une galère et des chaloupes d'escorte. Mais le chevalier de Béthune fait une si belle défense que les assaillants prennent la fuite. Et voilà que dans la nuit du 21, des feux s'allument sur la montagne voisine. C'est Du Quesne. Il a reçu de Vivonne la consigne de « se contenter d'observer les ennemis; ne les combattre» que pour se défendre (4). Sa valeur ne s'en accommodera point (5).
(1) Ruyter aux Etats généraux. A bord de la Coucoi-de (l'Eendruqt), 9 avril (BR\:<Dr, p. 702).
(2) Béthune à Seignelay. Toulon, 9 janvier (Archives ]Nat., Marine B*7, fol. 170).
(3) Béthune à Vivonne. Par le travers de Syracuse et d'Agosta, 18 avril (E. SuK, t. m, p. Jll).
(i) Messine, 19 avril {^Ibidem, p. 135).
(5) Sources de l'histoire de la bataille du 22 avril 1676 :
Sources fraxiiaises : Relation de Du Quesne. Messine, 6 mai (Archives
Le 22 avril 1676, Du Quesne, entre les divisions du lieutenant général d'Alméras et du chef d'escadre Jean Gabaret, se formait en bataille sur une ligne au plus près; l'ennemi élait en vue.
A nos quarante-deux bâtiments (1), il en opposait quarante-six (2), mais de moindre qualité, n"ayant pas plus de mille quatre cent cinquante canons contre mille sept cent soixante-douze (3). Par une manœuvre insolite, qui
Nat., Marine B*7, fol. 45 : E. Sue, 2» éd., t. III, p. 136). — Relation de Vivonne. 3 juin (Archives Nat., Marine B*7fol. 59 : E. Sue, t. III, p. 118).
Vallavoire à Seignelay. Messine, 30 avril (E. Sue, t. III, p. 126). — Mé-
moires du marcjids de Villexte, p. 34. — Relation de Valbelle. 3 mai (Archives Nat., Marine B*7, fol. 69). — » Relation du combat donné le 22 avril 1676 devant Augouste, « signée : Hayet (Papiers d'Ainoul, B. N., Nouv. acq. franc. 21322, fol. 377). — Enquête faite près de tous les capitaines par Vivonne (B. N., Franc. 8032, p. 86 : E. Sue, t. III, p. 131). — i. Relation de ce qui s'est passé à Messine et dans l'année des vaisseaux du Roy depuis le 29* mars jusques au 22' avril, » par l'intendant Arnoul, d'après le récit du capitaine Saint-Aubin d'Infreville. Toulon, 17 mai (B. N., Nouv. acq. franc. 21322, fol. 373; Nouv. acq. franc. 21321, fol. 475, 477; Archives Nat., Marine B''7, fol. 65). — « Relation du combat naval rendu entre l'armée navale de France et les Hottes d Espagne et de Hollande, le 22*^ avril : » Gazette de France, 1676, p. 437. — Ordre de la bataille du 22 avril, schéma joint à la lettre de Gabaret en date du 6 mai (Ministère de la Marine, Bibliothèque, ms. 142, n" 8). — Nouvelles de la batadle (Archives Nat., Marine B'22, fol. 338). — Colbert de Terron à Louvois. Messine, 4 mai (Guerre, Archives historiques 510, fol. 74). — Després « La Vie de M. le bailly de Valbelle, " ms. d'Aix 1194.
Sources hollandaises : Copie van de Missive van den Lieutenant Adniirael (/elluYTER, qeschreven... inde Baeyvan Seracusa den 26 aprilis 1676, S Gravenhage, 1676. Placard. — Jan den Haën au roi d'Espagne. A bord du Gouda, 30 mai (Archivo General de Simancas, Estado, legajo 3519 : Copie authentique dans B. N., Nouv. acq. franc. 4976, fol. 342). — G. J. de Jo.NGE, t. III, p. 174. — Le Mercure hollandais, 1676-1677, p. 252.
Sources espagnoles : « Relacion de la artilleria que tienen los dies bajeles de la armada real del Océan n , par le marquis de Bayona. Palerme, 24 mai; — Le marquis de Bayona au roi d'Espagne. Syracuse, 28 avril; — Alberto de Ciranda à Pedro de Castro. A bord du vaisseau amiral de Hollande Concordia, 30 avril (Archivo gênerai de Simanca-, Estado, legajo 3519 : Copies authentiques dans B. N., Nouv. acq. franc. 4976, fol. 304.)
(1) Vingt-neuf vaisseaux, 8 brûlots, 5 tartanes.
(i) Dix-sept vaisseaux, 6 senaux et 4 brûlots hollandais; 10 vaisseaux, 1 brûlot et 9 galères d'Espagne.
(3) Selon Bayona. Biiankt nous attribue 2 172 canons et 10 665 hommes
trahissait sa « niéfiancc des Espagnols (I), » Ruylcr avait encadré entre ses dix vaisseaux (2) et les sept du viceamiral den Haën l'escadre de Francisco Pereiia Freire de La Cerda. De plus, il avait réparti en arrière des trois divisions les galères du marquis de Bayona et s'était réservé ainsi qu'à son vice-amiral l'usage des brûlots.
u Une petite fraischeur du costé du sud » poussait doucement les ennemis sur nous par le travers d'Âugusta, lorsqu'à leur vue et tout proche d'eux, un vaisseau français sort du port, passe fièrement entre les deux armées en ligne, salue le pavillon et prend son rang dans le corps de bataille : c'est le chevalier de Béthune qui mène sa Syrène au combat, « où elle fera très bien (3). » Dans le fond du paysage, l'Etna, " le Mont Gibel, ne cesse de tousser feu et flamme par la cime, lorsqvie les vents renfermés dans ses antres rallument le feu qui s'y nourrit (^j » . La bataille parfois en prend le nom.
« Sorti de dessous le cap de Syracuse, " Ruyter conduisait la marche. Vers trois heures, « il arriva le plus fièrement du monde » sur l'escadre blanche et bleue du lieutenant-général d'Alméras; résolu à faire plier l'avant -garde pour venir plus « aysément à bout du reste, » il l'attaqua à portée de pistolet. Nos quatre vaisseaux de tète déroutèrent l'ennemi par la vigueur de leur riposte et tinrent en échec les navires qui précédaient Ruyter, tandis que le reste de notre
contre 852 canons et 4 500 hommes aux Hollandais, non compris les Espagnols.
(1) Vallavoire.
(2) Dix vaisseau.x, 3 galères et 4 brûlots, selon Valbelle : Ordre de bataille figuré par Gabaret.
(3)Hayet.
(4) Mémoires de J.-B. dk Larrocan o'AicrKBKnE publiés à la suite des Mémoires et tui-avanes de J.-H. de LuppÉ de GarkaxÉ, par le c'* de Luppé. Paris, 1865, in-8°, 2<^ p., p. 52.
division (l) liait le combat avec ceux qui le suivaient.
H La mer n'étoit lors presque pas plus agitée que le canal de Versailles, ce qui favorisait fort les bons canonniers; » l'élat-major des deux avant-gardes en fît la cruelle expérience. Notre vaisseau de pointe, le Fidèle^ son capitaine blessé, sa barre de gouvernail coupée, allait à la dérive derrière t Heurein, lorsqvie le capitaine Gogolin se fit remonter de la cale où on l'avait pansé, et ramena le vaisseau dans la ligne. Le Vermandoh sortait aussi de son rang après la blessure mortelle du capitaine Tambonneau, quand le lieutenant Cyprien Serraire monta de la batterie pour lui faire reprendre son poste de combat.
Entre le Lys eV l' Eendragt (2), entre Aimeras et Ruyter, se livrait un duel à mort. Au bout d'une demi-heure, Ruyter le premier tomba, le pied gauche emporté, la cheville droite brisée (3), et sa chute du haut de la dunette iaggrava ses blessures d'une contusion à la tête. Le vieux marin continua à encourager ses hommes que dirigeait le capitaine Gérard Gallenburgh, si bien que personne, ni amis, ni ennemis, ne se douta du grave événement. Une heure après, Guillaume d'Alméras était tué : son vaisseau
(i) Voici quel était l'ordre de notre avant-garde, selon le schéma de Gabaret :
Le Fidèle, capitaine Cogolin, en tète;
L'Heureux, ■ — La Bretesche;
Le Vennaadois, ^, Taïubonneau ,
Le Pompeux, — Valbelle;
Lk Lys, d'Alméras, lieutenant-général ;
Le Magnifique, capitaine Gravier;
Le Parfait, — Châteauneuf;
• L'Apollon, — Forbin;
Le Trident, — Bellefontaine ;
L^c Cheval Marin, — Saint-Aubin d'Infreville.
(2) K La Concorde. «
(3) 11 J'ûs la plus grande partie de devant du pié gauche emportée et les deux os de la jambe droitté environ quatre doigts au dessus de la cheville du pié brisés, si bien que je tombai de haut en bas -> . Lettre de Ruyter, 26 avril {^Mercure Hollandois),
plia, (i la ver}i;iic de misaine à demi-bas et le grand mât extraordinairement incommodé, " mais ne " désarbora » pas le pavillon vice-amiral. Ni Gentel, simple matelot de la Tremblade devenu capitaine, ni le chevalier de Montbron, capitaine en second du Lys^ n'eurent la hardiesse de a commander en chef" ou, encore mieux, la présence d'esprit d'avertir le chef d'escadre Valbelle, auquel revenait le commandement. Valbelle n'apprit qu'une heure avant la nuit, par un officier détaché aux nouvelles, la mort d'Alméras et le motif j)Our lequel son vaisseau tombait hors de la ligne de bataille (1).
Faisant force de voile pour réparer le désordre qui en résultait, il fit lâcher prise à Ruyter qui se retourna contre le Magnifique : le capitaine Gravier soutint l'attaque une heure durant, avec beaucoup de fermeté « sans ariver d'un pouce. Aussi depuis, je l'ay baisé mille fois, » écrivait A'albelle, qui en compagnie de La Bretesche (2) avait Il presque seuls sur les bras quatre vaisseaux de cjuatrevingts canons -i) » et s'en trouvait fort « escorché. »
Mais que dire de l'état où nous avions mis la division de Ruvter! Tour à tour le Spiegel [A] de Gillis Schey et le Damiata d'Isaak Yan Ulterwyk, -démâtés, brisés de coups, avaient dû se faire remorquer hors de portée par les galères du marquis de Bayona. Le Leeitwen du comte de Stirum, gravement avarié, serait devenu notre proie si Ruyter n'était venu à son secours. En danger d'être environné ou coupé, l'amiral hollandais mit en panne, les voiles brassées sur les mats, afin d'attendre Francisco Pereira Freire de
(1) Relation d'AnsocL, d'après la relation de Saint-Aubin d'Infreville. (i) Ils eoinuiandaient le Pompeux et l'Heureux.
(3) Vii.LEïTE. Viliette cite aussi, aux côtés de Valbelle et de La Bretesche, le chevalier de Bellefontaine, capitaine du Trident. Et Valbelle v ajoute les autres capitaines de l' avant-garde, Forbin et Saint-Aubin d'InfrevilJe : « chascun a demeuré ferme en sa place, « écrivait-il.
(4) u Le Miroir. »
La Cerda. Placé dans cette position sous le feu de notre corps de bataille, du Saint-Esprit, du Sceptre, du Saint- Michel, il reçut les bordées d'Abraham Du Quesne et de ses matelots qui mirent sa voilure en pièces (1).
Les vaisseaux espagnols de Francisco Pereira, Diego de Ibarra et Pedro Gorbete avançaient si mollement qu'ils ne prirent contact avec du Quesne qu au crépuscule (2). Trois seulement se battirent avec vigueur : le San Bernardo d'Agustin Guzman, assez avarié pour avoir recours à la remorque de la Patronne d'Espagne, reprit son rang après des réparations sommaires : la Patronne que montait le marquis de Bayona, eut la poupe emportée et soixante-dix tués (3). A leur décharge de n'avoir pas été « au plus chaud du combat, 1) les Espagnols n'avaient pas plus de trois qviintaux de poudre.
Leur inaction avait immobilisé l'arrière-garde hollandaise. Le vice-amiral den Haën ne fut à portée de la division Gabaret qu'à la fin de la bataille : contre lui, l'Assuré du marquis de Villette engagea un duel inégal, malgré qu il eût vingt-quatre pièces de moins, il parvint en perdant « bien du monde, » à le faire reculer, à « scier. » Il dépêcha aussitôt à Gabaret le lieutenant de Sainte-Hermine pour lui proposer de couper des Espagnols les sept vaisseaux hollandais de l'arrière-garde et de les envelopper : « Nous en aurions bon marché. — C'est vrai, répondit Gabaret, mais M. Du Quesne ne nous le pardonneroit jamais; » et plutôt que d'enfreindre " la défense de quiter
(1) Elle avait reçu 136 boulets.
(2) Selon le marquis de Bayona, les dix vaisseaux espagnols étaient : La Nuestra Sehora del Pilar, amiral, 64- canons;
La Santa A na, vice-amiral, 54 canons;
Les galions Santiago, 32 pièces, et San Bernardo, 20;
Les frégates San Felipe, San Antonio et Concepcion de Naples;
La capitane des Flandres San Carlos; le San Ignacio; le San Salvador.
(3) Mercure Hollandais.
LA FRANCE CONTRK L'EUROPE CO NTKN EiN T A LE 633
la ligne sans ordre ou signal, " le pusillanime chef d'escadre qui avait montré la même mollesse à la bataille d'Alicuri, donna ordre à Villette de reprendre son poste à la suite du corps de bataille [l] .
Il était huit heures du soir. Au clair de la lune, chaque Hotte tira de son bord, les Hollandais « fort endommagés, tous les cordages brisés (2), « les nôtres à bout de munitions, ayant tiré trente mille coups. Voilà pourquoi « Du Quesne ne suivit point la victoire qu'il eust rendu décisive, s'il avoit tenu le vent pour boucher aux ennemis l'entrée de Syi'acuse (3) . " C'est là en effet qu'ils allaient se « tapir, " n'ayant rien pour se raccommoder (-4); nous, nous tirions vers Augusta en remorquant par grosse mer, avec des amarres qui cassaient sans cesse, deu.\ vaisseaux désemparés, le J.ys et l'Aimable
Les perles étaient lourdes, surtout pour l'ennemi : de notre côte, trois commandants tués, d'Alméras, Tambonneau et de Cou, et quatre blessés, Cogolin, de La Barre, de Béthune et Du Chalard, cinq cents hommes hors de combat (5). Du côté adverse, " quatre capitaines et sept cens hommes (6), " mais un entre tous dont la disparition était pour nous une victoire : Ruyter. " J'espère que Dieu donnera sa bénédiction pour mon entière guérison, » écrivait-il le :26 avril. Son espoir fut déçu : sa blessure empira. Ruyter refusa de recevoir son collègue Freire de La Cerda,
(i) Villette et Valbelle.
(2) RCYTER.
(3) Villette.
(4) Avis de Reggio, 14 mai (Gazette de France, 1676, p. 418).
(5) Du Quesne à Colbert, 6 mai; — et Louis XIV à Arnoul. 10 juin (B. N., Nouv. acq. franc. 21322, fol. 17). — Després.
(6) Le commissaire des guerres Gaffard à Louvois. Messine, 16 mai (Guerre, Archives historiques 510, fol. 83 bis). Parmi les morts, était le capitaine hollandais Noirot. — ■ Le Mercure Hollandois n'avoue que 50 tués et 70 blessés pour les Hollandais et 70 tués pour la seule Patronne d'Espagne.
disant qu'il avait assez vu de poltrons dans sa vie (1), et il n'admit à son chevet en fait d'Espagnols que le général marquis de Bayona (2). Le 29, à neuf heures du soir, entouré des officiers de son escadre, le grand homme de mer rendit l'esprit : « 0 Dieu, mon âme a soif de toi, " furent ses paroles dernières. Son corps fut embaumé pour être rapporté en Hollande et ses entrailles inhumées dans un ilôt proche de .Syracuse : comme pour un suprême hommage, la flotte française paraissait à l'horizon, n Amèrement pleuré des siens, 11 était fort regretté des nôtres comme un homme qui falsolt honneur à notre métier et en particulier des Provençaux qui luy savaient gré de ce au il les estimoit les premiers matelots de l'univers (3). »
Ainsi était-il fait justice du dicton qui courait dans la marine du Levant et suivant lequel « le corbeau ne crevait point les yeux au corbeau (4). " On l'avait appliqué au seizième siècle à Dorla et Barberousse. Du Quesne et Ruyter n'en furent point exempts. Mais le plus surprenant, c'est de voir cette insinuation rapportée par un des compagnons d'armes d'Abraham Du Quesne, c un vieux matelot natif de la Tremblade, " que l'estime du grand chef il avait poussé jusqucs à la qualité de lieutenant de frégate. " Il est vrai que les propos du lieutenant Hourtin de la Tremblade datent d'une quinzaine d'années plus tard et que ses réminiscences sur le " combat de Famagousle fsicj où Ruyter reçut une blessure au talon dont 11 mourut, " sont sujettes à caution (5). Les voici :
(1) ViLLEïTE.
(2) Le sénat de Syracuse au vice-roi espagnol. Syracuse, 23 avril (Fr. Gcardiouk, la Revoluzione di Messina, p. 293).
(3) Despbés, « La vie de M. le bailly de Valbelle, » ms. d'Aix 1194.
(4) Cf. supra, t. m, p. 385.
(5) Journal de l'écrivain de l'Écueil en 1690, publié par Jules Sottas, Une escadre française aux Indes en 1690. Paris, 1905, in-8°, p. 163,
il Ces deux chefs des armées de France et de Hollande que leur seul niérilc avait élevés, que la fortune n'avait jamais abandonnés et qu'on pouvait à l)on droit nommer les deux premiers hommes de la mer, s'estimaient et se craignaient l'un l'autre, fortement convaincus que celui des deux qui serait vaincu par l'autre, verrait pour la première fois sa réputation ternie. Ainsi ils appréhendaient réciproquement d'être obligés d'en venir aux prises, et pour en éluder l'occasion, ils entretenaient entre eux une correspondance secrète et s'avertissaient des lieux où ils allaient et ceux rpi'ils quittaient afin de ne se point rencontrer, quoiqu'ils fissent semblant de se chercher. Mais enfin le vent, et le malheur de Ruiter, triomphèrent de leur prudence.
(i Le vent de tramontana ne permit pas à M. Du Quesne de sortir de Sicile. Ruiter de sa part eut un vent de mijor qui l'amena à Messine. C'eût été une lâcheté au premier de ne pas aller au-devant de l'autre et une à Ruiter de l'éviter. Tous deux étaient trop gens d'honneur pour faire une bassesse, surtout après avoir paru se chercher. Ils en vinrent donc aux mains et firent l'un sur l'autre un feu terrible pendant plus de deux heures, qui donnèrent le temps de faire admirer leur expérience mutuelle à ne pas perdre un point de vent et à ne faire aucune fausse manœuvre. Enfin, le vaisseau de Ruiter en fit une qui fit connaître à M. Du Quesne que ce général était mort. Courage, enfants, s'écria-t-il, Ruiter est tué, donnons dessus. » Telle était la légende de la bataille navale de Syracuse. J^Ue n'en valait pas l'histoire.
Il Les Hollandais exaltaient extrêmement la valeur française et admiraient surtout le bon ordre dans lequel notre armée avait combattu (Ij. " Mais nous?... Un capitaine
(i) Selon un tainlioiir de l'ioardie, nommé Drillot, relâché par les Espagnol.s (Vivonnk).
parti sans congé pour Toulon, Saint-Aubin d'Infreville, colportait le bruit que « Tarrière-garde n'avait pas du tout combattu et le corps de bataille fort peu (1). " Un courrier expédié par Valbelle et Cabaret, à l'insu de leur chef, contenait également de fâcheuses critiques (2). Si bien que Du Quesne se voyait contraint de réclamer contre ces " esprits brouillons " une peine sévère :
« Le sieur de Valbelle ne c'est peu empescher d'exerser son esprit brouillon non pas directement contre moy, ny contre les gens d'honneur de l'armée, au préjudice desquels il exalte de petit mérite. Il sait, par ces menées ordinaires, enpoisonner les esprits faibles et les engager dans la caballe, entr autre le sieur Gabaret, quy ne sait à quv s'en prendre... Vous conoisez l'esprit très pernicieux du sieur de Valbelle... De grâce, Monseigneur, faite que nous ayons la paix dans ce corps, affin que nous servions tous le Roy avec allégrese : et j'osse vous aseurer que tout yra bien, quand il n'y aura plus de chef de caballe (3). »
Colbert sévit. Saint-Aubin d'Infreville fut incarcéré pour abandon de son poste, et Valbelle réprimandé pour ses « traits de malignité contre tout ce qu'avait fait de beau et de grand Du Quesne (A). » Ah! qu'il avait raison, le lieutenant général Vallavoire, de dire de notre victoire : « La plume espagnole l'aurait mieux tracée que la française, si elle avait tourné de leur côté. "
Le 10 mai, nouveau succès : le Téméraire de Lhéry attaque un vaisseau d'Ostende, à l'équipage renforcé, qui sort de Reggio. Après deux heures de canonnade, il le
(1) Arnoul à Louis XIV. Toulon, 16 mai (B. N., Nouv. acq, franc. 21321, fol. 475).
(2) ViLLETTE.
(3) Du Quesne à Colbert. 6 mai (Archives Nat., Marine B*7, fol. 45 : A. Jal, t. II, p. 222).
(4) Colbert à Valbelle. 1" juin (Lettres de Colbert, t. III, 2' p., p. il).
réduit à merci, et l'enseigne Des Gouttes va revêtir trune (i chemise de soufre » le beau vaisseau que les marins espagnols ont abandonné en se jetant à la nage (l).
Bataille navale de Païenne (2) .
(2 juin 1676.)
Résolu de frapper un grand coup avant le départ des vaisseaux pour la France, Vivonne quitta Messine le
(1) Relation de Vivonne.
(2) Sources de la bataille du 2 juin 1676 :
Sources fram;aisks : Vivonne à Louis XIV. Devant Palerme, '^ juin (Archives Nat.,. iVa//ne B'7, fol. 133 : Correspondance du maréchal de VivoNSE, t. I, p. 305). — Relations de l'intendant Colbert de Terron. Devant Palerme, 3 juin (Archives JNat., Marine B*7, fol. 137\ du commissaire Havet, 3 juin (^Ibidem, fol. 128), du chevalier de Piancourt, 3 juin (^Ibidem, fol. 130). — Autres relations (B. j\., Nouv. acq. franc. 31322, fol. 379, 402. — Guerre, Archives historiques 511, p. 2. — Me'inoires du mar(juis de Villette, p. 41). — " Relation du combat naval et de la victoire remportée le 2' juin par l'armée du roy sous le commandement du maréchal duo de Vivonne » (B. ^., Clairanibault 448, fol. 52 : La Gazette de France, 1676, p. 461). — Després, Vie de M. le bailly de Valbelle, ms. d'Aix 1194. — Coëtlogon à Seignelay 3 juin (B. N., Nouv. acq. franc. 4972, fol. 237). — Vue de la bataille : B. N., Estampes, collection Hennin, -vol. 55.
Sources uoi,la.xdaises : Gérard Callenburgh aux États généraux des Pavsiias (Braxdï, Vie de... Ruyter, p. 700). — Le même au marquis de Los Velès. Baie de Palerme, 5 juin, traduite en espagnol et imprimée (Archives iNat., Marine B*7, fol. 174). — Le Mercure //o/Za/u/ois, 1676-1677, p. 322. — ■ J.-C. De Josgh:, Geschiedenis van liet nedcrlandsche Zeewezen, t. III, 2^ p.. p. 209.
Sources espagnoles : Le marquis de Bavona au roi d'Espagne. Palerme, 5 juin (Archivo gênerai de Simancas, Secietai-ias pi-ovinciales, legajo 1238 : imprimée dans Archives INat., Marine B*7, fol. 162 v"; C. Fernandez Duro, Armada espanola, t. V, p. 145). — Le marquis de Hayona au marquis de Villafranca. De la Capitane au môle de Palerme, 2 juin (Simancas, Ibidem).
— Le marquis de Villafranca au roi il'Espagne. Milazzo, 7 juin (Simancas, Ibidem ; copies authentiques dans B N., Nouv. acq. franc. 4976, fol. ;-44),
— Traduction d une lettre écrite de Palerme, le 5 juin (Archives Nai., Marine B*7, fol. 124 : E. Sue, 2" édition, t. III, p. 159). — Dépêches du préteur de Palerme au vice-roi de Sicile. 30 mai-6 juin (Francesco Gcar- DioaE, la Rivoluzione di Mcssina contra la Spagna, p. 305-318). — « Rela-
23 mai 1676 à la tête de toutes nos forces navales : vingtneuf vaisseaux, neuf brûlots, vingt-cinq galères (1) et
cion de lo sucedido en esta marina de Palermo desde el dia 29 de mayo... hasia el 2 de junio» (Madrid, Acadeuiia de la historia, Coleccion Salaza>; t. LIV, fol. 148).
Castex, la Liaison des armes sur mer an dix-septième siècle, dans la Revue militaire générale, janvier 1914, p. 20.
(1) Voici quel était notre ordre de bataille :