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r('siill;il (le r('.\|»('(lili((n. Il fil iiloi's appel au coiiimodorc Moorc. i'(''claniaiil sou coiicoui's pour l'allaquc de Fort- Uoyal, mais le commodorc déclara que 'son escadre ne [)ouvail venir assez près de la côte pour agir de concert avec les troupes. Dans ces conditions, désespérant de remplir la mission qui lui (Hait confiée, le général Hopson se rembarqua. La résolution l'ut alors prise d'atta([uer la Guadeloupe. Le 23 janvier, le eounnodore Moore prit position devant la Basse-Terre avec son escadre, à laquelle étaient venues se joindre plusieurs galiotes à bombes. Quatre vaisseaux ouvrirent le feu sur la forteresse, et les autres prirent pour objectif la ville et les batteries qui étaient en position de s'opposer à un débarquement; enfin des bombes furent jetées sans interruption sur la Basse-Terre. Lorsque le feu cessa, à la fin du jour, la forteresse était détruite et la ville réduite en cendres. Le 24, le général Hopson, descendu à terre avec ses troupes, occupa la ville et la citadelle. Les habitants, joints à la faible garnison de la Guadeloupe, opposèrent une résistance énergique à la marche des Anglais dans l'intérieur, mais l'ennemi étant parvenu à déloger successivement les forces françaises des positions qu'elles occupaient, le gouverneur se vit contraint d'accepter une capitulation qui fut signée le 1"" mai, c'est-à-dire un peu plus de trois mois après le bombardement de la Basse-Terre. Une femme, Mme Ducharmey, prit une part glorieuse à la lutte soutenue contre les Anglais. Cette dame qui commandait, en personne, une compagnie de Noirs, armée par ses soins et à ses frais, a laissé un nom dans les annales de la Guadeloupe. La capitulation venait d'être signée lorsque le chef d'escadre, Bompart, venant de Brest avec des troupes, parut devant File ; mis au courant de la situation, il se hâta de reprendre
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kl mer. Si les secours, attendus depuis longtemps, étaient arrives vingt-(]uatre lieures i)his loi, les événements eussent élé profondément modifiés. Les Anglais, qui avaient déjà fait de grandes pertes, se seraient rembarques, si même ils n'avaient été contraints de se rendre. Telle était l'opinion des Anglais. Les Saintes et la Désirade capitulèrent le 9 mai, et ]Marie-Galante le 26. Le chef d'escadre Bompart eut l'heureuse fortune de rentrer à Brest pendant l'absence de l'amiral Hawke qui croisait devant ce port avec vingt vaisseaux . L^n coup de vent avait momentanément éloigné l'ennemi.
Au commencement de l'année 1739. plusieurs corps de troupes, venant de la Nouvelle-Angleterre, enlevèrent les postes fortifiés qui assuraient nos communications avec la Louisiane. Ces succès, qui ouvraient aux armées britanniques la route du Canada, tout en causant, à Londres et dans les colonies du nord de l'Amérique, une joie très vive, ne satisfaisaient pas complètement l'opinion. Anglais et colons américains réclamaient la conquête de la cai)itale de nos établissements dans l'Amérique septentrionale.
Au mois de juin, une flotte de vingt et un vaisseaux de ligne, escortantde nondjreux transports, débar(|iiail, sur l'Ile d'Orléans, à petite distance de Québec, dix mille hommes, placés sous le commandement du général VVolf. Le chevalier de Ramsay, jacobile écossais au service de la France, occupait la ville avec une faible garnison. Le marquis de Montcalm, réunissant les troupes dont il pouviiit dis])oser, prenait, en dehors de la place, une position dans laquelle il se croyait en mesure de résister à des forces supérieures à celles (pi'il commandait. Le marquis de Montcalm se proposait de rester sur la défensive, et dalletidrc ainsi le