LIVRE XV
suffisant. En réalité, Godeheu partait comme commissaire du roi et commandant général des élal)lissemcnts français aux Indes-Orien laies. Il était porteur d'un ordre, signé j)ar Louis XV et contresigné par Rouillé, lui prescriA-ant « de faire arrêter le sieur Dupleix et de le faire conduire, sous bonne et sûre garde, dans tel lieu qu'il jugera convenable, et de le faire embarquer sur le piemier vaisseau qui partira pour la France ». Toutefois, le commissaire du roi recevait, avant son départ, une lettre dans laquelle il était dit qu'il ne devait arrêter Dupleix que dans le cas où celui-ci refuserait de reconnaître son autorité. Le 2 août 1754, Godeheu débarqua à Pondichéry, entouré de troupes venues sur le bâtiment qui l'avait amené, et n'ayant, par conséquent, aucune attache avec l'Inde ; après avoir annoncé à Dupleix, sans aucun ménagement, la disgrâce qui le frappait, il prit en mains, le jour même, le gouvernement général. Le 14 octobre, Dupleix, conduit jusqu'au rivage par tout ce que Pondichéry comptait d'hommes honorables, s'embarqua pour rentrer en France ; il était accompagné par sa famille, que les autorités de Madras, et, par suite, le gouvernement français, semblaient craindre autant que l'ancien gouverneur général lui-même. Peu après le départ de Godeheu, le ministre, saisi de remords ou comprenant l'étendue de la faute commise, expédia à Dupleix l'ordre de rester à Pondichéry, pour y régler, de concert avec Godeheu, certaines questions qu'il indiquait. La lettre ministérielle, portée par un navire mauvais marcheur, arriva malheureusement trop tard. Ainsi, en pleine paix, sans aucun effort de leur part, sans dépense d'hommes ni d'argent, les Anglais, avec la seule complicité du gouvernement français, étaient parvenus à détruire l'œuvre de Dupleix. Nos alliés, . que nous abandonnions, recherchaient à l'envi
l'amitié de la Compagnie rivale ; nous n'avions plus, dans l'Inde, ni influence, ni crédit.
« On pul bientôt apprécier, dit un écrivain anglais, quelle profonde impression avaient causée aux nobles mahomctans du Deccan, le rappel de Dupleix et son remplacement par un homme aussi nul, aussi incapable que l'était Godelieu.^ Jusqu'à ce moment, le nom seul de Dupleix produisait un effet magique. A leurs yeux, il réunissait toute l'énergie et l'audace de la race du Nord, et le tact, la souplesse et l'habileté des Orientaux. Ils sentaient qu'il était leur maître, et ne se roidissaient pas contre son joug. Leur affection était mêlée de respect, et leur crainte était tempérée par la vénération. Le souliab lui-même l'appelait son oncle en lui écrivant ou en lui parlant, et tous le regardaient comme un chef qui ne pouvait faillir. Et voilà (|u'il était destitué avec toutes les marques possibles d'ignominie, destitué pour être remplacé par un gouverneur qui déclamait ouvertement contre ses entreprises guerrières et déclarait que la mission de la nation française dans l'Indoustan était purement commerciale ! Cette déclaration résonnait étrangement, en vérité, aux oreilles des fiers nobles du Deccan, les descendants de ceux qui avaient suivi Abkar, et qui considéraient le commerce comme le partage d'une race inférieure. Il était peu probable qu'ils consentissent à demeurer longtemps soumis aux représentants d'une semblable politique. » Godeheu, remplacé par Leyrit, gouverneur de Chandernagor, quitta Pondichéry, se rendant en France oiiil avait hâte d'arriver pour défendre le traité conditionnel conclu avec le gouverneui- de Madras. Dans ce traité, dicté par le chef de la (À)nq)agnie rivale, nos intérêts étaient complètement sacrifiés. Godeheu partait au commencement de l'année 1755 et, l'année suivante, nous étions en guerre avec l'Angleterre.
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Le gouvernemenl désigna, pour commander dans l'Inde, le lieutenant-général cpmte Arthur de Lally- Tollendal. Son choix se portait sur un homme jouissant dans l'armée d'une très grande considération; on le regardait comme un vaillant soldat, ayant, en outre, le savoir (|ni fait les bons généi-aux. Le père de Lally-Tollendal, jacoljite venu, dans notre pays, avec le roi Jacques, avait transmise son fils les sentiments de haine qu'il avait voués à l'Angleterre. Lally-Tollendal était plein d'ardeur: il partait, nourrissant l'espoir de chasser nos ennemis de l'Inde. On lui donnait trois mille hommes avec l'assurance que de prochains renforts lui seraient envoyés. Une escadre, commandée par le chef d'escadre d'Aché, devait le conduire, lui et ses troupes, à sa destination. Cette escadre, comprenant des nawes de la Compagnie et trois bâtiments de l'Etat, restait dans l'Inde, avec l'ordre de concourir aux opérations mihtaires pouvant recevoir de la marine un utile appui.
L'escadre prit la mer, mais, ayant trouA'é du mauvais temps à la sortie du port, elle rentra pour réparer ses avaries. Le gouvernement, qui modifiait, chaque jour, ses projets parce qu'il n'avait pas de plan bien arrêté, donna l'ordre de débarquer mille hommes et de supprimer deux bâtiments de guerre. Ainsi, l'escadre, qui devait lutter, dans l'Inde, contre les forces navales de l'Angleterre, ne comptait plus qu'un seul bâtiment de l'État. Le 30 décembre 1756, le chevalier de Soupire, qui avait déjà servi dans l'Inde, partait de Lorient avec onze cents hommes. Le 2 mai 1757, l'escadre, sur laquelle s'étaient embarqués le commandant en chef et le reste du corps expéditionnaire, mit à la voile. D'Aché toucha à Rio-de- Janeiro, où il laissa les équipages se reposer jjlus de temps que ne le comportait la mission dont il était chargé, puis à l'île de France, et il arriva, le
26 avril, à Karikal, petit port situé à soixante milles dans le sud de Pondichéry. L'escadre appareilla, le 28, pour aUaquer Gondelour. Deux corvettes anglaises, qui étaient au mouillage. Aboyant qu'elles ne pouvaient s'échapper, se jetèrent à la côte. D'Aché, soit qu'il n'eîit pris aucune information sur la position de la flotte anglaise, ou qu'il eût été mal renseigné, détacha deux bâtiments de la Compagnie, le vaisseau le Comte de Provence et la frégate la i>///^e«/e pour conduire Lally à Pondichéry. Le lendemain, 29 avril, l'escadre anglaise fut signalée. L'escadre française n'était pas dans de bonnes conditions pour recevoir l'ennemi ; la plupart des bâtiments avaient fait des avaries importantes dans la traversée de l'Ile de France à la côte de Goromandel, les troupes et le matériel n'étaient pas débarqués, et, ce qui avait le plus de gravité, on comptait, parmi les équipages, un grand nombre de malades.
L'escadre française était rangée dans l'ordre indiqué ci-après : le Bien-Aimé, de cinquante-huit, le Vengeur, de cinquante-quatre, le Condè, de quarante-quatre, le Duc d'Orléans, de cinquante-quatre, le Zodiaque, de soixante-quatorze, le Sai)it-Louis, de cinquante, le Moras, de quarante-quatre, le Duc de Bourgotpie, de cinquante, et la Sijljdiide de trente. Les capitaines Bouvet, Ghristy-Pallière, Kerlero de Rosbo, de Surville, Gotho, de Monteil, de Joannis, Becdelièvre et d'Après de Mannevillette commandaient ces Itàtiments. Le chef d'escadre d'Aché avait son pavidon sur le Zodiaque. L'escadre anglaise était disposée dans l'ordre suivant : le Tifjer, de soixante, le Salisbur//, de cinquanU". l'AY/zabelli, de soixante-quatre, le Cumherland, decinquanlesix, le Netvcastle, de cinquante, et le Wegmou/ft, de soixante. Le vice-amiral Pocock avait son [)avillon sur le Yarniouf/f et le commodore Charles Stevens son gui-
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don sMvVÉlizabeth. Les deax escadres, rangées en ligne de bataille, couraient les amures à tribord, les Anglais au vent des Français. L'action s'engagea vers deux heures de l'après-midi; à six heures, les deux armées, qui étalent en désordre, commencèrent à s'éloigner l'une de l'autre et peu après le feu cessa.
Les Anglais avaient sept navires et les Français neuf, mais il faut remarquer que les nôtres, à l'exception du Zodiaque^ monté par le chef de notre escadre, appartenaient à la Compagnie; ces navires, faits pour porter des marchandises, étaient hors d'état de recevoir l'artillerie que comportait le nombre de leurs sabords. Il est inutile d'ajouter que chacun d'eux était inférieur h un navire de même rang, spécialement construit et armé pour la guerre. Trois navires, le Condè et le Moras^ de quarante-quatre, et la Sylphide, de trente-six, très faibles d'échantillon, pouvaient difficilement lutter contre les plus petits vaisseaux ennemis qui portaient cinquante canons et, à plus forte raison, contre les autres (|ui en avaient soixante et au-dessus. L'instruction des équipages, au point de vue militaire, était insuffisante; notre tir était lent et mal dirigé. Le Zodiaque ^q distingua par l'habileté de sa manœuvre; celle des autres bâtiments, à l'exception dun seul, fut satisfaisante. Le capitaine du Duc de Bourgogne, qui s'était tenu hors du feu, fut remplacé, dans son commandement, par le capitaine Bouvet. Le vice-amiral Pocock, mécontent des résultats de la journée, traduisit trois capitaines de son escadre devant un Conseil de guerre ; le premier perdit son commandement, le second une année d'ancienneté dans son grade, et le troisième fut cassé. Le combat du 29 avril avait été indécis et aucune des deux escadres n'était en droit de se dire victorieuse, mais, au point de vue des résultats, l'avantage était de notre côté puisque
les Anglais, obligés de se réparer, renoncèrent h secourir Gondclour. Les Français mouillèrent à Alcmparvé, à quarante milles au sud de Pondichéry, et les Anglais retournèrent à Madras. Pendant les quelques jours passés sur la rade d'Alemparvé, Fescadre perdit le Bien-Aimé qui se jeta à la côte et ne put être relevé. D'Aclié, arrivé dans les premiers jours de mai à Pondichéry, débarqua les troupes passagères, le matériel et quatorze cents malades et blessés. Les équipages se trouvaient très affaiblis, et le manque de vivres et d'appro- Aisionnements allait rendre difficile la position de nos bâtiments.
La lenteur avec laquelle s'était effectuée la traversée de l'escadre pesait déjà d'un poids très lourd sur les résultats de la campagne. DAché avait quitté l'Europe trois mois avant le commodore Stevens, et cependant celui-ci était arrivé, sur la côte de Coromandel, cinq semaines avant notre escadre. Le commodore s'était joint à l'amiral Pocock, qui avait mouillé, sur la rade dn Madras, le 24 février, venant du Bengale, et lescadre anglaise, forte alors de sept vaisseaux, avait pris la mer le 17 avril, pour se porter à notre rencontre. Ainsi, jusqu'au 24 février, il n'existait aucune force ennemie sur les côtes de Coromandel ; à cette date, était arrivé l'amiral Pocock, rallié le 24 mars par le commodore Stevens. Si notre escadre, au lieu de perdre du temps à Rio-dc-Janeiro etàl'ile de France, avait paru, devant Pondicliéry, dans les premiers jours de févric^r, après une traversée de neuf mois, considérée comme très lente, même à cette épo([ue, nous aurions été maîtres de la mer juscju'au retour de l'amiral Pocock, sur lequel d'Aché aurait eu une supériorité manjuée. Dans ces conditions, nous étions en mesure de combattre, séparément et avec avantage, le vice-amiral Pocock et le coni-
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modore Stevens. La lenteur de la traversée^ faite par notre escadre, avait eu, pour les opérations des troupes de terre, des conséffuencos encore plus graves. Le chevalier de Soupire, parti de Loricnl, le 30 décembre 1756, ainsi qu'on l'a vu plus haut, débarcjuait à Pondichéry, avec ses troupes, le 8 septembre 1757, après une traversée d'un peu plus de huit mois. Il arrivait à un moment décisif pour le sort de la campagne.
Le nabab Nazim s'était emparé du comptoir de Calcutta et il avait traité, avecune cruauté inouïe, les Anglais tombés entre ses mains. A la nouvelle de cet événement, toutes les forces de terre et de mer, dont les autorités anglaises, sur la côte de Goromandel, purent disposer, furent dirigées sur le Bengale. Il restait à peine quelques centaines d'hommes à Madras dont les fortifications n'étaient pas achevées; les forts David et Saint-Georges, si nous les avions attaqués, se seraient rendus, disent les historiens anglais, au premier coup de canon. iN'ous nous trouvions donc en présence d'une situation exceptionnellement favorable que nous avions l'impérieux devoir de mettre à profit. Celte occasion, qui ne devait plus se représenter, jamais Lally ne l'aurait laissée échapper. Le gouverneur de Pondichéry, Leyrit, indolent, indécis, fuyant les responsabilités, recula devant les chances inespérées que lui offrait la fortune. Le chevalier de Soupire, très brave soldat, n'avait aucune initiative ; il attendait des ordres, mais il n'en sollicitait pas.
Lorsque le gouverneur de Chandernagor, Renault de Saint-Germain, vit arriver les forces anglaises destinées à reprendre Calcutta, il comprit que sa sécurité était menacée. Ne disposant que dune cinquantaine d'hommes, malades pour la plupart, il demanda des secours à Pondichéry. Leyrit, alléguant qu'il craignait le retour, sur la côte de Goromandel, des troupes employées au
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Bengale, ne lui envoya f[ue cent hommes. Clive reprit Calcutta, mais, craignant un retour offensif du nabal), il entama, avec Renault, une négociation tendant à la conclusion d'un traite de neutralité. L'accord s'étant établi entre les députés de Ghandernagor et les Anglais, le traité fut rédigé; la nouvelle en fut transmise à Renault qui considéra cette affaire comme terminée. Le fondateur de l'empire britannique dans l'Inde, Clive, était dépourvu de tout scrupule; dans ses relations avec les Européens et les indigènes, il marchait à son but sans jamais se préoccuper de la moralité des moyens. Clive différa, sous divers prétextes, la signature du traité de iieulralité. puis, lorsqu'il fut certain de n'avoir rien à craindre du nabab, il informa nos envoyés stupéfaits qu'il allait se mettre en marche, avec ses troupes, pour assiéger Chandcrnagor. Renault, se défendant avec beaucoup de vigueur, prolongea la résistance aussi longtemps qu'il était possible de le faire avec les faibles ressources dont il disposait, mais, attaqué du côté de la terre par des forces supérieures, et, ayant, d'autre part, à répondre au feu de l'escadre anglaise, il succomba. Ainsi, à l'arrivée de Lally, nous avions perdu Chandcrnagor et laissé les Anglais faire, en toute liberté, la conquête du Bengale. Les forces de terre et de mer, employées par l'ennemi pour obtenir ces résultats, étaient revenues sur la côte de Coromandel; les fortifications de Madras, poussées avecla plus grande activité, étaient terminées.
Telle était la situation des Anglais. Chez les Français, les vivres ainsi que les approvisionnemonls diminuaient et l'argent se faisait j-arc ; l'ère des difficultés commençait.
L'escadre française était très affaiblie pai- les portes subies dans le combat du 29 avril et les nombreux malades qu'elle avait d ('barques. D"Aclié se voyait réduit à tenir ses bâtiments cm bosses sur la rade jusqu'au moment où, leurs avaries étant réparées, il serait en mesure d'appareiller pour se rendre à l'Ile de France. Lally, informé de cette situation, quitte son camp devant le fort Saint-David, et accoui-t à Pondichéry. Il prend dans sa bourse l'argent nécessaire pour payer deux mois de solde, promis aux matelots de la Compagnie et qu'on ne leur donne pas : cet acte de justice décide tous ceux qui peuvent le faire à quitter l'hôpital pour rallier leurs navires. Enfin Lally met quatre cents soldats à la disposition de l'escadre. Les équipages, ainsi reconstitués, étaient loin d'être au complet, mais, dans ces conditions, d'Aché pouvait combattre l'escadre anglaise. Le 27 juillet, le vice-amiral Pocork fut aperçu au large. Son escadre se composait des bâtiments désignés ci-après : le Yarmouth et VÉlizabeth, de soixante-quatre, le Tiger et le Weymouth, de soixante, le CiimberlancL de cinquantesix, le Xeircastlc et le Salishurij, de cinquante. Le vice-amiral Pocock avait son pavillon sur le Yarmouth, et le Commodore Charles Stevens son guidon sur Y Klizabeth. D'Aché mit sous voiles pour se porter à la rencontre de l'ennemi avec les bâtiments dont les noms suivent : le Comte de Procence, de cinquante-quatre, le Moras, de quarante-quatre, le Duc d'Orh'-ans, de cin-
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quanle, le Zod'uique, de soixante-quatorze, portant le pavillon du chef d'escadre d'Aché, le Saint-Loitis, de cinquanle, le Duc de lioKrgogne, de cinquante-quatre, le Condr, de {|uaranie-(|uali'e. et le Vengeur, de cin(|uantequatre, capitaines de Lacliaise, Becdelièvre, de Sur ville, Gotho, Forgeret de Langery, Bouvet, Kerlero de Rosbo et Ghristy-Pallière.
Le 3 août, vers une heure de l'après-midi, les deux escadres, courant les amures à bâbord, avec des vents d'est, les Anglais au vent des Français, le combat s'engagea; à trois heures le feu cessa. L'action avait été très chaude. Le chef d'escadre d'Aché, le A'ice-amiral Pocock et plusieurs capitaines français et anglais étaient blessés. Dans cette affaire, nous avions huit vaisseaux elles Anglais sept, mais sept des nôtres appartenaient à la Compagnie, et deux de ces vaisseaux, le Condè et le Moras, de quarante-quatre, avaient joué un rôle très effacé, ainsi, d'ailleurs, que cela avait eu lieu dans le combat du 29 avril. En réalité, nous étions inférieurs à nos adversaires. D'Aché se dirigea sur Pondichéry, et les Anglais, f|ui aA-aicnt été très maltraités, retournèrent à Madras.
L'escadre française parvint, non sans difficulté, à réparer les avaries existant dans les mâtures, mais plusieurs bâtiments faisaient de l'eau et presque tous avaient besoin d'être calfatés dans les fonds. Le nombre des malades allait croissant; le navire-amiral, un vaisseau de soixnntequatorze, avait à ])eine trois cents hommes: on peut juger par là ce que devaient être les effectifs des autres navires. Lally, prêt n (ionncrdes soldats pour renforcer les é(piipages. voulait (|ue d'Acli(' recherchât l'escadre anglaise et lui livrât un nouveau cond)al, afin de mettre le vice-amiral Pocock dans l'impossibilité de secourir Madras (|u'il se proposait d'attaquer. Le chef de lescj!-