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on liori'(3Lir loiil ce (jui ne iiuiirho pus droit, .^o di'pilo contre tout ce qui ne va pas vite, ne tait rien de ce qu'il sait, et l'exprime en des termes qui ne s'oublient pas. Tout cela est excellent parmi nous ; mais dans vos comptoirs d'Asie, que vous en semble il' A la première négligence qui compromettra le service du roi. à la première apparence d'insubordination ou de friponnerie, M. de Lally tonnera, s'il ne sévit pas. On fera manquer ses opérations pour se venger de lui... Allez délibérer sur tout cela, et revenez me voir. » Les mêmes délégués s'étant présentés de nouveau pour déclarer rjue la Compagnie maintenait sa demande, le marquis d'Argenson leur dit : c Vous le voulez, je m'en lave les mains. Tenez-vous pour avertis, et mandez à a'os agents de marcher droit. Quant à nous sadressant au duc de Fitz-.lames et au comte de Thomond), prêchons à notre ami la modération, même en faisant le bien, et la patience, même en voyant faire le mal. » Ces paroles, si elles ont été réellement prononcées, étaient prophétiques ; les choses suivirent très exactement le cours indiqué par le marquis d'Argenson. Mais que penser de la conduite du ministre. Celui-ci est i)leinement convaincu que les (|ualités mêmes du général sont un obstacle au succès de la mission que la Compagnie veut lui confier, et néanmoins il s'incline devant la demande des Directeurs. La place de Lally, dans son opinion, est en Europe et il le laisse aller dans l'Inde. Quels résultats peut obtenir un pays dont les affaires sont ainsi conduites ?
La malheureuse issue de la campagne de l'Inde doit, tout d'abord, être attribuée au gouvernement qui attend la fin de l'année 1756 pour expédier des secours à Pondichéry. Lorsque d'xVché rentre pour réparer les avaries de ses bâtiments, on enlève mille hommes sur les trois mille promis à la Compagnie, deux bâtiments de l'État,
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sur trois, et une partie de Targeiil. Il n'existe ni vivres. ni matériel, pour l'escadre, à l'ile de France ou sur la côte de Coromandel. Gela seul siill'it pour expli([uer la perte de l'Inde, et la responsabilité de cet événement retombe tout entière sur le gouvernement. Ce premier point étaldi, il reste à examiner ce que firent, avec les faibles ressources mises à leur disposition, ceux qui étjùent chargés de défendre nos établissements dans l'Inde. On doit dire ([ue Leyrit et Soupire perdirent un temps précieux; pomant attaquer Madras, aloj-s ([ue l'escadre anglaise et la plus grande partie des troupes étaient au Bengale, ils restèrent dans l'inaction.
Le rôle de Lally ne connnença que le 29 avril 1758, Le point de départ des malheurs de la campagne faite par ce général, c'est la lenteur de la traversée de l'escadre . Nous avons vu que , partie de Lorient le 2 mars 1 757 , elle ne parait, sur la côte de Coromandel. que le 28 avril 1758. Les opérations devant lesquelles Leyrit et Soupire ont reculé, Lally les eut entreprises, mais, quand il arrive, les Anglais, après avoir pris Ghandernagor et concpis le Bengale, ont ramené leurs forces de terre et de mer sur la côte de Goromandel. Lally a, sauf la connaissance de la politiipic indienne, ce qu'il est difficile de lui rei)rocher. toutes les (pialités nécessaires pour remplir sa nùssion; mais, dans ce pays, où l'ont envoyé le désir irréfléchi des Directeurs et la faiblesse du ministre de la guerre, il a besoin du concoiu's de tous ceux qui, à un litre quelcon(|ue, sont au service de la Gompagnie. Or, ce ccnicours, il ne le trouve pas.
Dès le jour où il débarque à IN»ndichéry, la situation se dessine, le général ne peut conq)ter sur les ageids de la Gompagnie, dont il essaie en vain de secouer la torpeur et d'éveiller le patriotisme. La Gompagnie veut être défendue, mais elle entend ne pas payer. La France