‹ Histoire de la marine françaiseChapitre 16 sur 137 · I.IVRR II · texte numérisé non relu

I.IVRR II

voisin (le la i)auvi'rl(', Chi'islopho (jolomh iiiovirul, h Yalladolid, le 19 mai 15<i(): il voulu! que les chaînes qu'il avait portées fussent plac(''es dans son cercueil. Lorsque la découverle du nouveau monde fut connue, de hardis marins s'élancèrent sur les traces de Colomb. Le Florentin Améric Vespuce et l'Espa^Miol Ojedo, partis de (]adix en 11-97, parcoururent les côtes de Paria et de la terre ferme jus(ju"au iiol le du Mexique. Ils touchèrent au continent américain avant Christophe Colomb, puisque celui-ci n'aborda ce continent que pendant le cours de son troisième voyage, commencé en 1498. En 1497, deux Vénitiens, au service de l'Angleterre, Jean Cabot et son fils, Sébastien, cherchant la route des Indes par le nord de l'Atlantique, reconnurent la côte du Labrador, la baie d'Hudson. et plus tard, se dirigeant vers le sud, la Floride. Sébastien Cabot, passé au service de l'Espagne, obtint le commandement de quatre bâtiments avec lesquels il remonta le cours de la Plata. En fan 1500, le fleuve des Amazones fut reconnu par l'Espagnol Yanez Pinson. Les Portugais continuaient à penser qu'il fallait chercher la route de Thide en doublant la pointe extrême de l'Afrique, dans le sud. Au mois d'aATil de l'année 1497, Vasco de Gama partit de Lisbonne avec trois bâtiments, et. le 6 décembre, plus heureux que Barthélémy Diaz, il doubla le redoutable promontoire auquel fut donné le nom de cap de Bonne-Espérance. Remontant la côte orientale, In flottille portugaise relâcha à Zanzibar, puis, prenant sa course à travers l'immense golfe qui sépare l'Afrique de l'Inde, elle aborda à Calicut, sur la côte de Malabar, treize mois après son départ de Lisbonne. Ainsi, deux grands faits marquent la fin du xv'' siècle, la découverte du nouveau monde et le passage dans l'Inde, par le sud de l'Afrique.

Le duc (l'Orléans, pctil-l'ils du duc assassine par Jean sans Peur, en 1407, monta sur le Irùne, sous le nom de Louis XII. Le nouveau roi réclama la couronne de Naples. comme successeur de Charlc^s Vllï, et le Milanais, en sa ([ualité d'héritier de son aïeule. Valentine Visconti. Louis XÏI conquit le Milanais, cl il s'empara, avec le concours de Ferdinand le Catholique, du royaume de Naples. Lorsque vinl le moment de pai'tager les dépouilles ac(|uises en commun, les alliés ne purent s'entendre, et ils eurent recours aux armes pour trancher le différend. En 1501, Louis Xli avait envoyé au secours des Vénitiens, dont les possessions dans la Méditerranée étaient attaquées par les Ottomans, une flotte placée sous le commandement de Philippe de Clèves de IVavenslein. A la suite de dissentiments survenus entre ce dernier et le chef des forces navales de Venise, le gros de la flotte française était revenu à Naples : Pré^a-nt de liidoux. f^^énéral des galères de France, était resté devant File de Mételin, avec quatre galères. En 1ù02, la répultli(|u<^ de Venise ayant pris parti pour Ferdinand le Catliolicpie. une flotte espagnole Iciila de ccnicr les galères françaises, mais Pi'(»genl de hidoux. (h'-joiiant, par riiahileté de ses maud'uvres. les projets de Icnncmi, liarvint à gagner le port d"Oh'aidv. Ayant a[)|)ris (pie les V^énitiens se disposaient à lai laquer avec des forces aux(]U(dles ses (pialre galères ne pourraient résister, il les incendia et, si'inellaMl à la tète di- ses é(piipages. il

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