‹ Histoire de la marine françaiseChapitre 18 sur 137 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

il se dirigea, le 25 avril, sur noire mouillage. Les capitaines anglais avaient Tonlre de se placer j)or(l à bord des bàtinieids français. L'amiral Howard, donnant Tcxemple, aborda la galère qu(; montait Prégent; ij sauta, un des premiers, sur le gaillard d'avant de cette galère, mais, à ce momenl, le câble qui unissait les deux navires se rompit, et l'amiral anglais se Irouva sui- la galère française, avec une vingtaine des siens, alors (|ue son bâtiment s'éloignait. Perdant tout espoir d'être secouru, il se jeta à la mer, s'efforçant d'atteindre une de ses chaloupes, mais il ne put y parv^enir et il se noya. La division anglaise, après avoir fait des pertes sérieuses, regagna le large. — En 1513, Prégent fit, en compagnie de l'amiral Lartigues, plusieurs expéditions sur les côtes d'Angleterre. On voit que la marine joua, sous le règne de Louis XII. un rôle très honorable. Parmi ceux qui ajoutèrent une page glorieuse à son histoire, nous devons citer Portzmoguer et Prégent de Bidoux, dont les noms ne doivent pas tomber dans l'oubli.

François d'Angoulème, cousin de Louis XII, monta sur le trône, en 1515, sous le nomade François P^ Le nouveau roi gagna, la même année, la bataille de Marignan qui le rendit maître du Milanais. La paix suivit cette victoire. Des traités furent conclus avec le pape, les Suisses et Charles d'Autriche qui venait de succéder, en Espagne, à son aïeul, Ferdinand le Catholique. François I"' céda ses droits sur le royaume de Xaples à l'Espagne, en échange de la promesse que le royaume de Navarre serait restitué à la maison d'Albret. François F"" s'occupa de la marine dès le début de son règne. C'était à Harfleur, dans la Manche, que se faisaient les principaux armements, lorsqu'il y avait heu de réunir une flotte de guerre. Or, l'accès de ce port était rendu, chaque jour, plus difficde, d'abord par le retrait de la

mer, puis par les dimensions toujours croissmites' des nouA'caux ])àlimcnts. Le Havre fut désigné pour remplacer Harl'leur ; les travaux nécessaires pour établir un arsenal dans ce nouveau port furent immédiatement entrepris.

La paix dura peu. La rivalité de François I" et de Charles d'Autriche, roi d"Esi)agne, auquel la diète de Francfort avait donné la couronne impériale, sous le nom de Charles V ou Charles-Quint, ralluma la guerre. Les hostilités commencèrent en 1521. Les Français, battus à la Bicoque, évacuèrent le Milanais. Le connétable de Bourbon, irrité contre la reine-mère qui le poursuivait d'une haine injuste, tndiit son pays. Après avoir signé avec Henri VIII et (.harles-Quiid un traité qui stipulait le démembrement de la monarchie française, il rejoignit l'armée espagnole en Italie. Les forces navales dc5 l'Angleterre et de l'Espagne, réunies dans la JManche, effectuèrent plusieurs débarquements sur nos côtes. Morlaix, ville riche et commerçante, surprise, alors (|u'elle était dépourA'ue de troupes, fut livrée au pillage. La marine française, par suite de son infériorité, n'apportait aucun obstacle aux opérations de l'ennemi; dans la Méditerranée, nos forces navales se composaient de quelques galères. Béduits à nos propres ressources, nous étions hors d'état de rien entreprendre. Fort heureusement, le célèbre André Doria, espérant que notre alliance assurerait l'indépendance de la républi([ue de Cènes, passa, avec ses galeries, à notre service; il fut nommé ])ar Fi'ançois L'"" général des galères de France.

Les revers éprouvés pnr l'îUMnée d'Ilnlie, batliie. en 1524, à Bebecco et à Bonujgiiano, découvrirent notre frontière. Le connétable de Bourbon et le marquis de Pescaïre mirent le siège devant Marseille. Cette ville était l)loquée, du côté de la mer. ])ar l'amiral esj^agnol

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