‹ Histoire de la marine françaiseChapitre 19 sur 137 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

(le Moncade. Le Aicc-amiral marquis de la Fayette et AïKJn' Doria bnlIinMit la l'iolto cspap:nol('; trois «rnlèi'os eniK'inics loinljrrciil onirc nos mains, cl le prince d'Orange, (|ui nionlail lune d'elles, lui l'ail |)risonnier. L'amiral de Moncade se j"(''l'n^Ma à Micc: pcn après, redoutant les n'^sultals d'une nouvelle allai^ue, il incendia ses bâtiments. Marseille put recevoir, par mer, des secours qui lui permirent de prolonger sa résistance. L'approclie d'une armée, que conduisait François I' '. lit lever le siège: l'ennend se retira a^ec une telle précipitation ([u'il al)andonna ses bagages et ses canons. François P'" reconquit rapidement le Milanais, mais il fui baltu et l'ait prisonnier à la bataille de Pavie, livrée contrairement à l'avis des chefs les plus expérimentés de son armée. Ceux-ci avaient inutilement demandé que le roi attendit, avant d'attacjuer les troupes espagnoles, l'arrivée de renforts qui étaient sur le point de le joindre. Le traité de Madrid, conclu en 1526, tej'uiina la guerre à des conditions humiliantes pour la France. Le pape Clément VU de Médicis, les rois de France et d'Angleterre et les princes italiens se liguèrent contre Charles-Quint dont la puissance, cluKiue jour grandissante, constituait un danger pour l'indépendance de l'Europe. Les bâtiments confédérés battirent, près de Gênes, la flotte de Charles-Quint. L'armée française ayant mis le siège devant Xaples, Doria s'établit en croisière dans la baie avec les galères de Gènes et quelques bâtiments français. Le marnais temps le contraignit à chercher un refuge à Salerne. Les Espagnols, espérant le surprendre, réunirent en hâte une flottille; celle-ci qui était supérieure, au point de vue du nombre, aux forces dont disposait Doria, avait, en outre, l'avantage d'être montée par un personnel de combattants, pris, pour cette circonstance, parmi les soldats d'élite de la garni-

son de Naples. Le vice-roi était, de sa personne, à bord d'un des bâtiments delà flottille; toulc^fois, il avait laissé la direction maritime de l'expédition à nn officier appartenant au corps des galères. Les alliés étant sur leur garde, les Espagnols ne purent avoir le bénéfice de la surprise. Lorsque l'ennemi fut signalé, Doria fit sortir deux galères cjui gagnèrent le large, à force de rames, comme si elles avaient hâte de se soustraire, par une fuite rapide, à un combat inégal. Une partie des galères espagnoles se mit à leur poursuite; c'était le moment attendu par les alliés. L'ennemi ayant imprudemment divisé ses forces, Doria se trouvait avoir Favantage du nombre; se portant rapidement sur let; bâtiments qui étaient devant lui, il les attaqua avec une grande vigueur. Les uaA^res espagnols, envoyés à la poursuite des deux galères génoises, levèrent la chasse et firent route pour rallier le champ de bataille, suivis de près par ces mêmes galères. Le combat devint général; il eut, pour les Espagnols, des conséquences désastreuses. Deux navires seulement regagnèrent Naples ; les autres furent pris ou coulés. Le vice-roi mourut des blessures qu'il avait reçues pendant le combat.

Peu après cet événement, Doria cessa de montrer son activité accoutumée ; entré en pourparlers avec les agents de l'empereur, il préparait sa défection. L'issue de ces négociations fut la conclusion d'un traité dans lequel était stipulée la restauration de la lil)ei'lé de Gènes: d'autre part, la république prenait l'engagement de metti'e sa flotte au service de Charles-Ouinl. Le 12 septembre 152(S, Doria se présenta devant Gènes avec toutes ses forces. Les quelques galères françaises qui se trouvaient dans le port, ne pouvaient, surtout en présence de l'hostilité de la population, opposer de résistance; elles s'éloignèrent sans être iiKiuiélées. En

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