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(rcxériiliôn. i]c Conseil recul, en onlic. In niisision de si^iiiiler îiii ministre h^s juntHioiiitions el les perl'eelionnenienls iniroduils. en France el à* lélrangcr. dans rarcliilecinre na\.ile. I /organisation des arsenaux, ijui joue, dans l'ensenihle du service de la marine, un rôle consid(''ral)le. lui rol)jel de dis[)ositions soigneusemeni éludiées. L'ordonnance de l(i89, de\dns-nous jtjouler. (|ui |»aru( sous le minisière du manjuis de Seij^nelay, ne lit (jue re[)i'oduire, avec de li'ès légères modifications indiquées par Texpériencc, les règlements édictés par (]oll)ert. Lors(|iie celui-ci prit, en 1663, la direction de la marine militaire, celle-ci n'existait plus que de nom. En 1672. alliés aux Anglais, nous prenions part à la guerre contre les Hollandais. Quelques années après, nos escadres, sous Du(|uesne, battaient, dans la Méditerranée, les forces réunies de la Hollande el de TEspagne. On voit le chemin parcouru de 1663 à 1678, c'està-dire en quinze ans. Colbert, marquis de Seignelay, qui avait la survivance de la charge de son père, lui succéda le 7 septembre 1683.
Depuis quelque temps déjà, la république de Gènes nous donnait des sujets de plainte ; pendant la durée de la guerre qui avait pris fm en 1678, elle avait entretenu avec nos ennemis, et en particulier avec l'Espagne, des relations secrètes. La république continuait, depuis la conclusion de la paix, à montrer, à notre égard, des dispositions hostiles. La voie diplomatique eut peutêtre suffi pour aplanir les difficultés pendantes, mais
148 HISTOIRE DE LA MAniNK FliANCAISK
Louis XIV, poussé pnr Seignclny, résolu l (riMa[)loyer la force. Une escadre comprenant seize vaisseaux, vingt galères et deux galiotes, fut placée sous les ordres du lieutenant-général l)u(|uesne. Partie de Toulon, le 6 mai 1684, elle parut, le 17, devant Gènes. Le ministre de la marine s'était embarqué sur cette escadre. Revêtu des pouvoirs nécessaires pour négocier avec les Génois, il lui appartenait, dans le cas où la répultlicpie n'accorderait pas les satisfactions que l'on exigeait à Paris, de donner à la flotte l'ordre d'agir. Le ÏS, Seignelay fit connaître au gouvernemeid de la république les réparations que Louis XIY demandait. Le lendemain 19, alors que nous attendions une réponse, les Génois ouvrirent le feu sur la flotte française. Le bombardement commença; une descente opérée, le 24, dans un des faubourgs de la ville, amena les Génois à composition. 11 lut décidé, après une courte négociation, ([uc le doge, accompagné de quatre sénateurs, viendrait en France pour pi'ésenter au roi les excuses de la république. Un traité, signé le 3 février 4685, mit fin aux dill'icultés existant entre la France et la républicpie de Gènes. Le 28 mai, l'armée navale prit la mer, toucha aux lies d'Hyères pour se ravitailler, puis, après une croisière de (juclcpies mois sur les côtes de Catalogne, elle tcn inl à Toulon.
Les Barbaresques contlnuaienl à désoler noire commerce maritime ; s'inclinant devant la force, ils signaient des traités dont ils oubliaient les clauses dès que nos flottes avaient disparu. En 1685, le maréchal dr^strées reçut l'ordre de se porter devîuil Tri])oli et Tunis et d'exiger des réparations pour le mal fait à notre marine marchande par les corsaires des deux régences. A la fin du mois de juin, la A'ille de Tripoli, après avoir (''It' liondiardée, se soumit aux condilions (|ue le maiM'clial lui inq)osa. Les escla\'es chr(''licns nous fureni n-ndiis.