LIVRE VII
nous Cdiiiballi'O pour laisser le passapre libre h ce ronvoi, ou (les hàlimciils. envoyés à sa renronirc. lui iii(li(|ueraiciil une roule douiiaul loule s(''curili'' h la lloltc marflKuule. Ainsi, ne pas s'c-loigner des rôles de France, éviter le combat contre l'armée navale des alliés et prendre le convoi de Smyrne, constituaient des ordres qui ne pouvaient se concilier.
Le 4 juillet, Tourville était en croisière dans les parages indiqués par ses instructions. Apprenant peu après, par ses découvertes, que lennemi était proche du point où se tenait la flotte française, il s'éloigna dans la direction de louest. Le 14 juillet, un convoi de quatorze bâtiments, escorté par deux navires de guerre, fut aperçu; \{\ Marie-Rose^ de cinquante canons, la frégate Constant W'arvick et quelques navires marchands tombèrent entre nos mains. Le 16 juillet, le capitaine d'une barque de soixante tonneaux, venant de la Martinique, nous apprit que, huit jours auparavant, étant par 47° 47' de latitude et à quatre-vingt-dix lieues de la terre la plus ouest de Tlrlande, il avait aperçu un convoi de quatre-vingts voiles se dirigeant vers le nord. C'était, à n'en pas douter, le convoi de Smyrne auquel on ne cessait de songer à Paris, quoique le point de croisière, imposé à Tourville, malgré ses observations, enlevât toute chance de le capturer. Du 8 au 13, les vents ayant soufflé du sud-ouest, il était évident que cette flotte marchande était arrivée à sa destination au moment où nous en avions des nouvelles pour la première fois. Néanmoins, l'armée fit route vers le nord pour se mettre en position de couper cette flotte si, jjar aventure, elle tentait de passer de rirlande dans la Manche. Tourvdle ne le croyait pas; il était, d'ailleurs, convaincu que les chefs du convoi, s'ils prenaient cette décision, ne l'exécuteraient