‹ Histoire de la marine françaiseChapitre 79 sur 137 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

La Rôf^ouco. — GuPiTO avoc l'Espairne. — Mort du cai-diiial Dubois i-t, (lu duc d'Oili'ans. — Le cardinal Fleuiy. — Expi'dition dans llndc

— Envoi d'une escadre à Tripoli. — Une division navale se rend dans la Baltique. — Gueri-e entre l'Angleterre et l'Espagne. — Aliandon systématique de la marine. — Guerre de la succession d'Autriche. — (Jomljat de la (>iotat. — La France déclare la guerre à l'Angleterre. — Tentative faite par le prince Charles-Edouard pour la restauration des Stuarts. — Prise de Louisljourg. — Expédition du duc d'Enville.

— Tentative des Anglais sur Lorient. — Combats des chefs d'escadre LaJou(|uière el de rEtenduère. — La Hollande se jfiint à l'Angleterre.

Le parlement, après avoir cassé le testament de Louis XIY, décida que le gouvernement serait confié au duc d'Orléans pendant la minorité du jeune roi. Les prétentions du roi d'Espagne, Philippe V. à la couronne de France, menaçaient le nouvel ordre de choses. Le duc d'Orléans, cherchant un appui contre l'Espagne, résolut de nouer des relations étroites avec l'Angleterre. Georges I" redoutait les entreprises de la famille royale dépossédée; une tentative de restauration, faite par Jacques II, venait d'être réprimée avec une extrême sévérité, mais le gouvernement savait que les Jacobites n'attendaient qu'une occasion favorable pour reprendre les armes. Dans ces conditions, un

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rapproclioiiKMit entre la Franco et rAngleterre devenait facile. Des négociations, entamées à la Haye, aboutirent à une alliance entre la France, l'Angleterre et la Hollande contre l'Espagne. Ce traité garantissait l'ordre de succession aux couronnes de France et d'Anglelerre, tel qu'il avait été l'-laldi par les signataires du traité d'Utrecht. Le régent confirmait ainsi, aux yeux de l'Europe, la renoncifdiou de Philippe Y au troue de France. Dubois, le négociateur français, n'obtint pas, pour son pays, d'autre avantage. La France intei'disait son sol aux Jacobites et elle devait, en outre, obliger le prétendant, qui avait établi sa résidence à Avignon, à passer les Alpes. Enfin, ce qui était plus grave, le régent prenait l'engagement d'abandonner les travaux du canal de Mardick. destiné, dans la pens('^(> de Louis XIY, à remplacer la ville de Jean Bar t. Une armée française franchit la frontière espagnole, au mois de mars 1719. Nos troupes brûlèrent les navires qui étaient sur les chantiers au port du Passage; d'autre part, la destruction, par les Anglais, des arsenaux de Gintera, de Santona et de Vigo entraîna, pour l'Espagne, la perle de nombreux bàlimenls. Enfin, les Anglais battirent, en lui iid'ligeant de grandes pertes, une escadre qui appuyait les opérations des troupes espagnoles en Sicile. Le 17 février 1720, des préliminaires de paix furent signés entre l'Espagne et les puissances liguées contre elle; la conclusion définitive du traité eid lieu l'année suivante. 11 est difficile d'admelire un pareil oubli desi'ègles])()liti(|ii(^s(pii auraient dû diriger la conduile des gouvernements français et espagnols, (ielle guerre semblait avoir été faite pour le seul profit de l'Angleterre. L'Espagne, notre alliée naturelle, sortait affaiblie de cette lutte. De])uis longtemps déjà, les Hollandais ne songeaient plus h résister à l'Angleterre : (piant à la

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