‹ Histoire de la marine française (volume 2)Chapitre 45 sur 72 · A M. DE SEIGNELAY · texte numérisé non relu

A M. DE SEIGNELAY

« Brest , le 7 septembre.

» Nous attendions, monsieur, de moment à autre les nouvelles du pasgiage des escadres sur Ouessant pour retourner dans leurs port3 , lorsque nous sûmes qu'elle» étaient encore à l'ile de Groais, et qu'elles n'avaient pas profité du vent de sud-est pour entrer dans la Manche. Elles ont été trois jours mouillées aux iles de Groais et Glenan. Quelque infanterie étant descendue dans Ja première pour la piller, mais l'ayant trouvée presque déserte, le dépit qu'en eurent les soldats, joint à l'avis qu'on leur donna (peut-être pour les eu faire sortir plus tôt) que les sources étaient empoisonnées, fit qu'ils mirent le feu à plusieurs cabanes. Quatorze navires se sont depuis séparés pour retourner vers Belle-

Isie, ce qui marque que l*ainîral Bankert n'a pas encore dessein de s*en retourner.

» Le duc OE Ghaulnes. »

{Lettre de Colbert., Mss., BibL roy.) Enfin, une lettre du 9 septembre, datée de Port-Louis, an- |

nonce le départ de la flotte hollandaise, qui inquiéta pendant trois mois les côtes de France, et qui retourna en Hollande sans avoir obtenu aucun succès.

Le soulèvement de Messine ayant amené une des expéditions maritimes les plus importantes de ces temps-là, on doit d'abord donner quelques détaiJs sur les causes singulières qui, dès 1664, préparèrent la rébellion ou plutôt la révolution de 1674, dont la France aurait pu tirer de si grands avantages. , .

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