‹ Histoire de la marine françaiseChapitre 12 sur 87 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Mort de M. le ilnc de Vivonne et de M. le duc ilt* Mortcmart , sua lils. — Mot de madame de Se\ igné ;iu sujet de la mort du premier. — Résumé rapide des servii es militaires de Vivonne. — Louis XIV envoie une Hotte en Irlande pour opérer un débarquement en faveur de Jacques II. — M. le comte Rousselet de Chateaurenault , lieutenant-général, a le commandement de ces forc es navales. — Antéc édents de cet amiral. — Sa naissance.

— Son extérieur., — Son esprit. — Ses services. — Sou style comparé, à celui de Du (juesne. — Combat du 10 mai dans la baie de Bantry. — Relation de M. de Chateaurenault. — Intrépidité du chevalier de Coetlogon. — Les résultats de ce combat ne sont pas tels qu'ils auraient dû être. — Avis contradictoires de MM. Cabaret et Forau . ehefs d'escadre.

— Ils accusent la conduite de M. de Chateaurenault. — Texte de cette enquête. — M. de Chateaurenault revient à Brest. — Combat de M. d Amblimont. — Relation de ce combat par M. de Solinjies. — Son esprit cynique et moqueur. — Bravoure de M. d' Amblimont. — Détails curieux sur ce fait d'armes, l(>90. — Nouvelle tentative de Jacques II en Irlande. — L'armée est commandée par le comte dp Lauzun et le marquis d Amfreville. — Elle débarque à Cork. — Défaite de l'armée à Lymerik.

— Relation du comte de Lauzun.

Pour ne pas interrompre le récit des événements qui amenèrent la révolution de 4688, en Angleterre, on a omis de parler, en leur temps, de deux morts qui tirent assez de bruit, et dont l'une fut aussi sainte , aussi religieusement exemplaire (bien que troublée par une étrange sortie), que l'autre fut peu chrétienne. Il s'agit de la mort de M. le duc de Morteniart, général des galères , et de celle de M. le duc de Vivonne , son l>ère, qui ne survécut à son fils que trois mois.

1 Embarquement pour l'Irlande. — 1600. — Mémoire extrait des papiers du dépôt de la guerre, en I7.'>.r'> (Bibliothèque de l'Arsenal — Manuscr.)

Ou a vu en .son lieu que M. le duc de Mortcmart , ayant eu de M. son père la charge de général des galères de France, servit bravement devant Gènes, et plus tard a Cadix, ainsi que dans sa croisière de la .Méditerranée. Rempli de savoir, appliqué , profondément instruit des choses de la navigation , plein de sagesse, de modestie, d'une piété solide et éclairée, vivant au mieux et le plus heureusement du monde avec madame sa femme , au fort de la faveur, beau-frère de Seignelay, et des ducs de Chevreuse et de Beauvilliers, qui, on l'a dit, avaient épousé les deux autres filles de Colbert, M. de Mortcmart mourut à Paris, le 15 avril 1688, à l'âge de vingt cinq ans. Une note extraite des Mémoires de Saint-Simon, et insérée dans le deuxième volume de l'histoire de ce siècle, a montré avec quel cynisme révoltant M. de Vivonne, amené à grand'peine au chevet de son fils mourant, s'écria, en le voyant à l'agonie : « Ce pauvre homme-là n'en reviendra pas; j'ai vu mourir tout comme cela son pauvre père, » faisant allusion à une prétendue faiblesse de madame la duchesse de Vivonne pour un de ses écuyers, qu'il supposait ainsi être le véritable père de M. de Mortcmart. D'après ce Irait, on laisse à penser si M. de Mortemart fut fort regretté par M. de Vivonne.

Il faut dire aussi que ce dernier ne le fut guère plus, lorsque le 1 5 septembre de la même année il mourut, à l'âge de cinquante- deux ans, des suites de ses blessures, de ses excès, et aussi d'une maladie fâcheuse contractée à Naples. Une de ses meilleures amies , qui l'avait surnommé le nros crevé, et que, plus délicat, il appelait assez étrangement maman mignonne, madame de Sévigné, en un mot, fit de lui cette courte oraison funèbre, en apprenant sa mort a madame de Grignan : « Il est mort en un moment, dans un profond sommeil, et, entre nous, aussi pourri de l'âme que du corps... »

On s'est assez étendu ,' dans les temps , sur les beaux faits d'armes de M. de Vivonne, auquel on ne peut contester une valeur naturelle et brillante, un rare sang-froid, cl une incroyable liberté d'esprit dans le danger. On a vu, lors du siège de Candie, avec quel calme intrépide il se conduisit ; on ne

peut nier non plus qu'il n'eût plusieurs des rares et grandes qualités d'un bon général d'année de terre : son coup-d'œil était rapide, précis. Quant à son savoir nautique, la conduite et la navigation des galères étant toute spéciale et entièrement abandonnée aux comités, par suite des rapports ignobles qu'il était indispensable d'avoir avec les forçais, pour que la manœuvre se pût bien exécuter, M. de Vivonne n'avait en marine que des connaissances superficielles. On a d'ailleurs souvent expliqué pourquoi , dans ce temps-là, ces connaissances étaient regardées comme fort loin d'être le complément rigoureux d'une charge de vice-amiral ou de général des galères.

Mais, il faut le dire aussi, à mesure que l'âge et la faveur de M. de Vivonne augmentèrent , son incurable paresse et sa dédaigneuse insouciance des plus graves intérêts augmentèrent aussi, et arrivèrent enfin à un degré qui passait toute créance, ainsi qu'on l'a vu lors de sa vice-royauté de Sicile. On a donné assez de preuves extraordinaires de l'imperturbable mépris avec lequel il traitait les gens les plus qualifiés de Messine, et de sa négligence d'écrire au roi; ce qui le faisait rester cinq ou six mois sans instruire ce prince de quoi que ce fût, le laissant dans la plus entière et la plus profonde ignorance de tout ce qui se passait dans cette possession , et ce , malgré Ils ordres les plus pressants, les plus réitérés, les plus impératifs de la part de Louis XIV, auquel il ne donnait, pour se disculper, que les excuses les plus vaines et les plus impertinentes.

On a dit aussi avec quel cynisme effronté M. de Vivonne remercia le roi ( et ce encore deux ou trois mois après sa nomination) du bâton que madame de Montespan lui avait fait donner, à la grande confusion deLouvois, qui, pour se venger, entrava de plus en plus le peu d'opérations que voulaient tenter les officiers-généraux qui servaient sous M. de Vivonne, n'envoya a Messine que le rebut des troupes, retint les fonds de la solde , fit tant et si bien que la plupart des régiments désertèrent , et que , malgré les bons succès maritimes de Païenne, d'Agosta, de Taormina, aucune expédition importante et profitable ne put être tentée dans l'intérieur du pays, et qu'enfin, après quatre ans d'occupation, de dépenses énormes, de pertes considérables en hommes et en chevaux, Messine IV. 4

bO HISTOIRE DE LA MARINE. —1688—

se voulut donner aux Turcs et retomba sous le joug de l'Espagne.

Sans nul doute, il serait d'une injuste partialité de ne pas reconnaître, dans cette fatale issue des affaires de Messine, la funeste influence de Louvois; et on peut croire, pour la réhabilitation de M. de Vivonne, que, mieux secondée, mieux appuyée par ce ministre, l'entreprise; de Sicile aurait eu de moins fâcheux résultats, et (pie l'indicible apathie de M. de Vivonne vint peut-être aussi des dégoûts que lui causa l'intraitable mauvais vouloir de Louvois.

Après cette campagne de Sicile, M. de Vivonne, ayant obtenu pour son fils le généralat des galères, quitta le service; et M. le duc de Mortemart, sou père, étant mort en 1675, il exerça sa charge de premier gentilhomme de la chambre.

On a pu aussi, en examinant l'autographe de l'écriture de M. de Vivonne, se convaincre de cette bizarrerie, d'ailleurs assez particulière à beaucoup de grands seigneurs de ce tempslà , à savoir, qu'ils écrivaient en fort bons termes, souvent même en fort beau style, bien qu'ils ignorassent complètement l'orthographe. On ne revient sur cette étrangeté, que parce que Boileau dit quelque part que si M. de Vivonne eût voulu, il aurait pu faire d'excellents vers. Quant à des vers, l'austère satirique s'avance un peu légèrement ; car les règles absolues de la prosodie font en poésie une nécessité première de l'orthographe. Mais si M. de Vivonne ne faisait pas de vers, il est du moins reconnu , par beaucoup de grands écrivains de ce temps-là, que son goût était parfait, son tact exquis, et (pie son habitude pratique dans le jugement de ces matières-là était telle, qu'il passait, à bon droit, pour avoir extrêmement de lettres ; enfin Boileau dit encore, en parlant de ses satires : a Pourvu

Qu'à Chantilly Coude les souffre quelquefois , Qu'Enghien en soit touché, que Colbert et Vivonne. Que La Rochefoucauld, Marcillac et Pomponne,

A leurs traits délicats se laissent pénétrer.

Cette parenthèse épuisée, revenons à l'année 1689.

Par une apparente contradiction, Louis XïV, qui aurait si fa-

eilemcnt pu empêcher la déchéance de Jacques, — 1° en ne lui laissant pas apparemment espérer son concours pour le rétablissement de la religion catholique en Angleterre, tandis qu'il excitait au contraire en secret l'opposition protestante contre ce malheureux prince ; 2° en portant la guerre sur les frontières de la Hollande , au lieu d'aller assiéger Philisbourg, et en bloquant étroitement les ports de cette république ; — par une apparente contradiction, Louis XIV, une fois Jacques II détrôné , lui accorda des secours qui , en 1 688 , eussent suffi peut-être à arrêter pour long-temps les progrès de la révolution ; secours qui eussent été alors aussi efficaces qu'ils devinrent inutiles pour le malheureux Jacques , et épouvantablemcnt onéreux à la France, puisque ce fut dans la funeste journée de la Hogue que la marine royale, cette œuvre magnifique de Colbert, déjà si dangereusement ébranlée par Scignelay, s'engloutit tout à fait.

Louis XIV, voulant donc paraître envoyer une année de débarquement pour appuyer le soulèvement des catholiques d'Irlande, ordonna d'assembler une assez grosse escadre dans le port de Brest, et destina le commandement de cette expédition à M. de Chateaurenault , récemment promu au grade- do lieulenant-général.

François-Louis de Rousselet, comte de Chateaurenault, né en 1637, avait alors cinquante-deux ans environ. Ce nom de Rousselet était demeuré fort obscur en France jusqu'au mariage du bisaïeul du comte de Chateaurenault avec une sœur dii cardinal et du maréchal de Retz , à l'arrivée des Gondi en en France. Comme presque tous les officiers-généraux de la marine de ce temps-là , à de très-grandes et très-rares exceptions près , M. de Chateaurenault commença de servir dans les troupes de terre : il fit ses premières armes au siège de Dunkerque , sous les ordres de M. de Turenne ; ayant passé au service de mer veis 1661, il y entra avec le grade de lieutenant de vaisseau , et fit avec distinction et très-bravement plusieurs campagnes en Afrique et dans la Méditerranée ; en 1673, il fut promu au grade de chef d'escadre; sa première action (l'importance, et où il commanda en chef (action qui lui avait d'ailleurs valu ce grade) , fut un combat qu'il livra confie cinq

corsaires hollandais , avec un vaisseau de soixante -quatre canons qu'il montait.

En 1674 , il attaqua dans la Manche le fils de Ruyter, contreamiral de Hollande , qui convoyait une flotte de cent cinq na- \ires de commerce; après un combat de trois heures, dans lequel cinq vaisseaux hollandais furent coulés à fond , le jeune Ruyter fut obligé d'échouer plusieurs de ses navires sur les bancs de Flandres.

M- le comte de Chateaurenault était un petit homme blond, à l'air doux, timide et embarrassé, à l'extérieur, simple el presque négligé. Sa conversation, pesante et confuse à l'excès, avait, a Versailles, une telle renommée d'insipidité, qu'à part le récit de ses combats, qu'on écoutait avec une certaine curiosité , tout le monde le fuyait comme une peste. Somme toute , les dehors de M. de Chateaurenault étaient loin d'annoncer, ce qu'il était pourtant en réalité, un homme de guerre d'un mérite distingué et d'un esprit qui ne manquait ni de culture ni de clarté. Les dépêches suivantes le prouvent et dénotent surtout, ce qui, d'ailleurs, était un des traits caractéristiques de M. de Chateaurenault , un esprit d'ordre et de détails poussé jusqu'à la minutie ; ainsi on trouvera dans les lettres adressées au roi ou à ses ministres, par cet amiral, jusqu'aux moindres particularités de chaque combat. C'est quelquefois la prolixité du style de Du Quesne ; mais le moi n'y paraît jamais, parce que M. de Chateaurenault n'avait ni ne pouvait avoir, comme le vieux Ou Quesne, cette juste et rude conscience de sa propre valeur, qui , se trahissant ainsi à chaque ligne de ses dépêches , donnait un poids immense à tout ce qu'il affirmait ou proposait. Le style de M. de Chateaurenault est pur, correct , inéUiodique , sa narration simple et nette ; ainsi il divise "sou récit en deux parties bieu distinctes, la navigation et le combat : dans l'une, il donne presque jour par jour le journal de sa marche jusqu'au moment du combat ; dans l'autre , c'est l'historique complet de tous les faits d'armes généraux ou particuliers. Il cite entre autres , dans la relation du combat qu'on va lire , l'admirable sang-froid que montra le chevalier de Coëtlogon lorsqu'un boulet mit le feu à des gargousses destinées au service des pièces de la chambre du conseil; il se lit, comme

on pense , une horrible explosion qui enleva presque toute la dunette et tua ou mutila d'une affreuse manière les officiers et les gardes- marine qui étaient sur cette partie du vaisseau ; et pourtant, bien que blessé lui-même, malgré cette terrible avarie qu'il répara du mieux qu'il put , le brave chevalier de Coëtlogon revint au feu et combattit jusqu'à la fin de l'action avec autant d'intrépidité que pas un de la flotte.

Malheureusement , et ainsi qu'on va le voir, les suites de ce combat ne furent pas aussi décisives et aussi funestes à l'Angleterre qu'elles auraient drt 1 être. M. de Chateaurenault se trouvait pour la première fois à la tête d'une flotte de guerre ; jusque-là son commandement le plus important s'était borné à une division de six frégates; il n'avait jamais navigué en escadre; il lui manquait donc, comme général en chef, cette longue et rare habitude pratique qui peut seulement mettre à même de faire largement évoluer une grande flotte de guerre ; • car si , en temps de paix , alors qu'on ne doit seulement songer qu'à la précision des manœuvres , cette navigation offre déjà d'insurmontables difficultés pour tous ceux qui ne l'ont pas dès long-temps expérimentée, qu'on pense à ce qu'elle exige de sang-froid, de savoir, de promptitude de ressources, lorsqu'il faut l'ordonner au milieu d'un combat, au milieu de ces nombreuses et terribles' préoccupations qui assiègent un officiergénéral chargé de celte immense responsabilité.

Qu'on songe enfin que c'est à peine si des hommes tels que Du Quesne, Ruytcr ou Tourville, aussi braves capitaines que profonds tacticiens, et à qui tant de sang répandu , tant de services passés , tant de valeur et d'expérience prouvée donnaient, à part l'autorité du grade, une autorité morale si grave, si imposante et si universellement reconnue , que c'est à peine , dis-je , si de pareils hommes ont pu faire exécuter aveuglément leurs ordres par les officiers-généraux qui commandaient sous leurs pavillons, tant l'envie et la rivalité des inférieurs contre leurs chefs est souvent et communément intraitable. Et Ton veut qu'un général nouveau, sans antécédents et inexpérimenté, comme l'était M. de Ghaleaurenault, ait pu forcer, par l'ascendant de sa volonté, de vieux tacticiens comme MM. Gabaret et Foran, chefs d'escadre (qui servaient sous ses ordres lors de

cc combat), à tout sacrifier au bou succès de la journée, à s'oublier assez pour assurer le triomphe d'un homme qu'ils croyaient incapable de leur commander, et par lequel ils se croyaient frustrés d'un grade qu'ils .pensaient avoir mérité par de longs et véritables services? Mais, en vérité, ceci était une bien grande et fatale erreur, et ce fut celle de Seignelay, qui , cédant à des influences de cour, confia la flotte d'Irlande à M. de Chateaurenault, brave officier, assez bon praticien, mais peu capable , et par sou savoir et par sa position dans le corps de la marine , de commander eu chef. Aussi qu'arriva-t-il ? Profitant de l'indécision de la manœuvre de M. de Chateaurenault, MM. Foran et Cabaret , deux des meilleurs et des plus braves officiers-généraux de la marine , mirent dans leurs évolutions toute la mollesse possible , a(in de ne pas coucourir à une victoire dont leur chef, ou plutôt leur rival, aurait recueilli tout . l'honneur et le fruit.

JLouis XIV ayant donc donné l'ordre d'équiper promptement vingt-quatre vaisseaux, deux frégates et six brûlots, la flotte partit de Brest le 6 mai , sous les ordres du comte de Chateaurenault. Le 9, elle arriva à la vue des côtes d'Irlande , entre le cap de Clear 1 et Kinsale 2. Ou ne fut i>as long-tomps sans avoir .des nouvelles des ennemis. La frégate la Pressante, que que commandait M. de Septèmes , et un brûlot , sur lequel était M. Serpaut, prirent,, à cinq lieues du port de Uosey \, une petite barque osteudaifie. Le vice-amiral Herbert, qui commandait l'armée anglaise , ignorant que la déclaration de guerre entre la France et l'Iispague eût été publiée , avait obligé celle barque à tenir la mer, et avait fait mettre quelques Anglais à son bord , croyant que le pavillon espagnol leur donnerait la facilité d'observer de plus près l'escadre française ; mais cet

1 Cap Clear ou Clar-Promontoire do la cote S. do l'Irlande . sur lequel on terrtt souvent ; il sert d'ailleurs de point de départ à presque tous les vaisseaux qui partent de Bristol ou de Cork ; il est situe 6iir une petite Ile sur laquelle il y a un château.

2 Kinsale, sur la cote du sud de l'Irlande, environ à o lieues au S.-O. du port de Cork. C'est un excellent port; h baie est très-spacieuse, et la partie du N -O. de cette baie forme le mouillage de Kinsale.

J Ro$ey, mouillage situé à la pointe K.-E. de l'Ile de Jersey, dans la Manche.

-I68D- LIVRE VIH, CHAPITRE 11.

artifice produisit un effet bien différent de celui que s'en était promis le général anglais. Les Français furent instruits par là de l'état de la flotte anglaise ; on sut qu'elle était composée de vingt-huit -à trente voiles, et que le vice-amiral anglais se proposait d'empérher le débarquement de nos troupes. Ou découvrit, sur le soir du même jour, une flûte qui mit pavillon anglais ; le vaisseau te Diamant la poursuivit pendant quelque temps, et rencontra bientôt une frégate française qui lui apprit que les vaisseaux anglais étaient mouillés entre Cork 1 et Kinsale ; la flotte française était alors à dix lieues sous le vent de cette

Voici comment AI. de Château renault rend compte de ce combat. Ce fut son fils , M. le chevalier de Chateaurenault, qui en porta la nouvelle à Versailles.

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