ESCADRE FRANÇAISE
Avanl-garde.
Le SouYeraio.
Ui
can. DeGlandevès.
L'Hercule.
— De La Clochelerie.
Le Languedoc.
— Le baron d'Arros.
- -. . „ ^^ rLe comte de Barras, command.
Le Duc de Bourgogne, 80 — < ^ ^. . . .„
° ^ (De Ghampmartio, cap. de pavill
250 HI&TOIRË D£ LA UAiai<l£ FRANÇAISE. 1782.
Ce plan conveDait très bien aux circonstances et à la configuration de la côte ; mais puisque Hood se décidait à attmidre l'armée française au mouillage, le comte de
Le Marseillais.
De Gastellane-Majastre.
Le JasoD.
Le chevalier de Villages.
Le Palmier.
De Martelly de GhauUrd.
Le Magnanime.
Le Bègue.
Corp« de bataille.
Le Zélé.
Le chevalier de Gras-Préville.
L'Eveillé.
LeGardeurdeTilly.
Le Saint-Esprit.
Le marquis de Ghaberl.
Le Sceptre.
Le comte de Yaudreoil.
i Le comte de Grasse, général.
La Ville de Paris.
\ De Saint-Céiaire, cap. de pav.
l De Vaugirai^d, major.
Le César.
Le chevalier d'Espiiiouse.
Le Norihumberland.
De BriqueviUe.
Le Diadème.
De Monteclerc.
Le Glorieux.
Le vicomte d'Escars.
Le Réfléchi.
De Marigny.
Le Citoyen.
De Thy.
Le Scipion.
Dassas.
Le chev. de Montetl, command.
Le chev. de Marigny, cap. de p.
L'Ardent.
Le Neptune.
Renaud d'Aleins.
L'Auguste.
^De Bougainville, chef d'escadre.
( De Gastellan, capit. de pavillpu.
La Bourgogne.
Le chevalier de Gharitte.
Le Plulon.
D'Albert de Rions.
Escadre légère.
L'Hector.
Destouches.
Le Caton.
De Frammont.
Le Sagittaire.
De Montluc.
L'Expérimeut.
De Médine.
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mBMlRE D£ LA UÀXJm fRàNÇilSE. 17S12. 251
Grasse ne pouvait-il pas, avec sa supériorité numérique, ordonner à huit ou dix vaisseaux de doubler la tôte de la ligne anglaise, pendant que le reste de la flotte se fût placé par son travers? Il y avait assez de fond pour qu'il pût tenter cette audacieuse manœuvre ; mais en général, chez les uns et les autres, le temps des manœuvres énergiques était passé, Texagération de la science de la tactique semblait avoir émoussé laudace,
 huit heures du matin, 26 janvier 1782, le comte de Grasse fit une attaque générale en prolongeant de tête en queue toute la ligne anglaise (Position 1), gouvernant selon le tracé MMGR. L'avant-garde française fit mine de vouloir doubler Tarrière-garde ennemie, mais les trois vaisseaux sous voiles l'obligèrent à prendre le large. La seconde attaque, aussi vaine que la première, fut dirigée sur le centre et Tarrière-garde de l'armée britannique.
L'amiral français, convaincu de Tinulililé d'une troisième attaque, se tint sous voiles en vue de l'ennemi jusqu'à la fin du siège de Brimslone-Hill.
Hood, de son côté, délivré de la crainte d'une nouvelle tentative, fit ses dispositions pour secourir la garnison. Treize cents hommes qu'il mit à terre sous les ordres du général Prescott, débusquèrent près de Basse-Terre un corps de trois cents Français commandés par le
comte de Fléchin qui fît la plus vigoureuse résistance. Bientôt rapproche du marquis de Bouille, qui accourait avec deux mille hommes, détermina le général anglais à se réembarquer après un séjour à terre de vingtquatre heures.
Cependant Hood, dans sa position à la baie des Salines, attendait tout du temps. Il savait que Rodney était en route pour les Antilles avec dix-sept vaisseaux et un grand convoi. Persuadé qu'aussitôt informé des événemens de Saint-Christophe, Rodney se porterait en toute hâte à son aide, il comptait surprendre la flotte française et porter un coup funeste à la puissance maritime de la France ; mais Taclivité , le zèle et la bravoure du marquis de Bouille ruinèrent les espérances de l'ennemi. Ennuyé de la longueur du siège de Brimstone-Hill et décidé à faire taire le feu de cette forteresse, M. de Bouille demanda et obtint la batterie basse du vaisseau le Caton, avec laquelle il fit battre en brèche les murailles. En peu de temps le revêtement du front d'attaque s'écroula. Cet événement décida la garnison à capituler.
Le comte de Grasse, après la redditibn de Brimstone- Hill, comprenait l'avantage qu'il y avait à tenir bloquée Tarmée anglaise dans la baie des Salines. L'ennemi, dépourvu do munitions de bouche, devait être forcé, avant
quelques jours, de quitter son mouillage au risque d'engager un combat contre une flotte supérieure; forcer Hood à rester enfermé, c'était établir la supériorité morale de la France dans ces mers, où le souvenir de nos revers était toujoujs vivant ; et dans le cas où Rodney se présenterait, l'armée française avait Sandy-Point pour abri si cela devenait nécessaire. Ce fut dansées conjonctures que le convoi de la Martinique, chargé de vivres, vint jeter l'ancre à l'île de Nevis. Le comte de Grasse s'empressa d'aller mouiller près de lui afin de transborder plus facilement les approvisionnemens dont il était chargé. Le mouillage était distant de celui des Anglais d'environ deux lieues. Quelques croiseurs furent laissés en surveillance devant la baie. Hood, sur ses gardes, laissa venir la nuit sans faire aucune manœuvre qui pût trahir ses desseins ; mais, vers les onze heures du soir, le 4 février, il ordonna à ses vaisseaux de couper leurs c&bles et de se conserver le plus près possible les uns des autres. Cet ordre exécuté, ils mirent à chaque bouée de câble un feu et s'enfuirent vent arrière , trompant jusqu'à la vigilance des vaisseaux croiseurs. Ce ne fut que le lendemain que le comte de Qrasse eut connaissance de la fuite de l'armée anglaise ; mais ayant une marche inférieure à celle de l'ennemi, et, d'ailleurs.
254 msToiRC de la martt^ française. 1782.
craignant de tomber sons le vent de la Martinique, où il était attendu^ il alla prendre le mouillage de Tamiral Hood(l).
Les généraux français, après avoir approvisioimé Brimstone-Hill et Tavoir muni d'une forte garnison, envoyèrent le comte d^ Barras s'emparer de l'île de Mont- Serrat; pour eux, ils firent route vers la Martinique. En chemin, ils rallièrent les vaisseaux le Triomphant et le BrwCj qui leur annoncèrent l'attaque et la dispersion du convoi du comte de Guichen et l'arrivée prochaîne de Rodney avec une flotte considérable.
Ces événemens, qui en présageaient de bien plus tristes encore, suspendirent le cours des succès de l'armée navale de France aux Antilles.
(1) Certes il y a lieu de s'étonner que le comte de Grasse ait été si bien joué par Tamiral Hood : on se demande pourquoi, avec une flotte beaucoup plus nombreuse que celle de son ennemi, qui était dans une rade sans défense, Tamiral français n'a pas songé à occuper tout son front de ba^ taille par une attaque générale, ou à combattre successivement chaque vaisseau avec des forces supérieures, à prolonger ou à renouveler ses attaques jusqu'à la prise on la destruction de la flotte ennemie?
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