CHAPITRE III
ll*Ba«mlNle» «Iné de du Parquet* Ciouver* near el I«ieiitoiiMit*géMéral • pour le Bol* de 1» ■arilnliiuc» «Mi r»atMplié de «on oncle* Adrteo i,Dyei de Vjiadroiiae.
Nous avons dit que le père Feuillet, domini- 1658.
cain, chargé d'aller en France demander an Koi le Gouvernement do la Martuiique pour le liis aîné de du Parquet, était parti pour Saint-Christophe, au commencement de janvier 4658, afin d'y prendre un passage. 11 resta, trois bcuiaiaes, an château du bailly de Poincy, attendant que l'occasion qui se présentait fut prête. C'était un navire de Flessingue , qui quitta Saint-Christophe à la fin de janvier et arriva le 21 mars. De I lessinguc , le Père Feuillet se rendit à Paris. 11 s aboucha avec de Bliromesnil et des Hameaux, conseillers au
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Conseil du Roi, parents de du Parquet, et ils uni- 1658. rent leurs efforts pour remplir la mission dont le
Dominicain était charge. Ils lurent traversés tlans leurs projets par les chevaliers de Malte, à qui le bailly de Poincy en avait écrit, car il désirait join* dre à la lieuteiiance de Saint-Christophe, celle de la Martinique et de Sainte-Aiousie. Il y eut aussi dans cette affaire, à ce qu'il semble, d'autres intrigues qui sont restées cachées et qu'il serait inutile, pour cette histoire, de chercher à dévoiler. Mais les deux conseillers et le Dominicain représentèrent avec tant de force, au Roi et au cardinal Mazarin, les services que du Parquet avait rendus, non-souiement à la Martinique, mais aux colonies françaises, en généval, la iidélilc qu'il avait toujours si- courageusement gardée â Sa Majesté, qu'ils l'emportèrent sur leurs concurrens , et pal lettres pat(Mites datées de Fontainebleau , 15 septembre 1G58, il est dit « et d'autant que » par le décèz du sieur du Parquet , arrivé depuis » peu , nous sommes privez de pouvoir récompen- » penser ses services en sa personne . voulans » néanmoins qu'ils ne demeurent pas iuiructueux; • nous avons crû , qu'estant important de pour- » voir an Gouvernement desdites tsles , nous ne » pouvons limoigner plus avaiilageusement pour « sa famille , l'enlière satisfaction qui nous reste > de ses services, qu'en conservant ledit Gouver-
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' » nement à ses enfans , lesquels comme ses héri- 1658.
» tiers , et par ce moyen . Seigneurs Propriétaires » deâdites isles, seront oi)ligcs à les conserver sous » Qostre obéissance, d'autant plus que sous la * bonne conduite de la Dame TeufVe du sieur » du Parquet, leur mère et tutrice, et ayant » la garde noble d'iceux , ils seront élevés dans les » mêmes sentimens d-afiection que ledit sieur du » Parquet , leur père , a toujours eue pour notre
» service »
D'Enambuc, le fds aîné, fut nommé Gouverneur et Lieutenant-général desiles de la lAartinique et Sainte-Âlousie , et , en cas de décès de Fainé , le frère cadet devait le remplacer. Comme l un et Tautrc n'étaient pas <incore capables d'exercer cette charge par eux-mêmes, de Yaudroque, leur on- ' çle paternel , fut chargé de veiller à la conserva* sioii des îles, sous 1 obéissance du Uoi, jusqua ce que les deux enfans eussent atteint l'âge de vingt ans. Ce fut le duc de Vendôme , qui remplissait alors les fonctions de Grand*Maitre, Chef et Intendant-général de la Navigation et Commerce de France, qui donna son attache à cette nomination.
De Vaudroque était encore en France , lorsqu'il apprit le départ de la Martinique de Madame du Parquet et sa mort pendant la traversée. 11 avança Tépoque de son départ, et, ayant mis à la voile de
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Dieppe , en octobre 1659 , il arriva à la Martini* 165!).
cfue six semaines aj)rL's. Comme frère de du Parquet , il avait uu titre naturel à Taniour des habitans. Il fut reconnu par eux comme Gouverneur, pendant la minorité du jeune Seigneur et Propriétaire de l'île, et les officiers des compagnies lui prêtèrent serment en cette qualité.
Le premier acte de l'administration de de Vau-* droque, que Ton peut considérer comme un régent , fut de faire enregistrer une lettre de cachet du Roi , en date du 20 juillet 1659 , où Sa Majesté lui écrivait qu'elle était satisfaite de la conduite de Madame du Parquet ])endant la sédition qu*avaient excitée quelques personnes, mu(\s pai leurs passions particulières; qu'elle w)uiail bien leur pardonner, à la prière de Madame du Parquet ellemême el des sieurs de Miromesnil et des Hayieaux . conseillers en ses conseils ; qu'elle expédiait, pour cela, des lettres de pardon et d'aboli-^ tion pour tous ceux qui auraient trempé dans ces crimes, excepté Plainville, Sigalis, Antoine et Louis Vigeon, les plus coupables; qu'elle voulait qu'il lut procédé extraordinairement contre eux , selon la rigueur des ordonnances, et le priait de tenir la main â la punition de ces coupables , afni que l'exemple du châtiment retînt les autres dans le devoir, remettant, du reste, à ses soins et à sa prudence de rétablir les choses dans le même état où elles étaient avant la sédition.