PREFACE
des Césars. N'ost-cr pas (à une part assez Joëlle apportée par clic «laiis la destiner et i iiisloire de la Métropole î
Si rhistoire de la Martinicpie est douée d<$ son importance , nous croyons qu'elle possède aussi son utilité. Le passé est la leçon de l avenir. L'expérience est précieuse , surtout dans Un pays où pr<^scpio toutes les choses ont un côté- spécial. Nous nous boi iàerons à un seul exemple : la défense de i'ile, en cas d'attaque extérieure. Nul ne peut assurer que la paix durera toujours , et il est d*une administration sage de se préoccuj)er, un peu, de ce qu'elle aurait à faire si la guerre survenait. Colbert et Louis XIV , mus par une grande et sincère philanthropie, essayèrent d'établir, pour les coloiiii's de toutes les nations, ce système, qu'elles devaient rester en paix , alors même que les Métropoles seraient en hostilité ; mais Tambitiouy la haine, Tamour des conquêtes, ont empêché cette noble idée de triompher; elle ii a pas , non plus, prévalu encore dans les traités modernes. Nous sommes donc exposés à -nous défendre, tôt ou tard, contre d(^s af^essions étrangères , contre une descente de i ennemi sur notre sol insulaire, si la guerre venait à s'allumer entre la France et quelque puissance maritime. Or , ne serait-il pas d'une souveraine utilité que k' chef, militaire ou marin, qui serait ak>rs appelé à
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protéger le pays con6é à 3on épée , sût , dans les moindres détails , ce qui a été fait jusqu'ici dans semblable circonslance ? La Martinique, sans remonter à une époque trop éloignée , a été attaquée quatre fois par des forces formidables. La première , elle a chassé l'ennemi de ses rivages ; les trois dernières, elle a succombé après d lièroiques efforts. Mais dans ces trois dernières circonstances et dans la dernière surtout, des fautes graves sont signalées; il apparaît du lécîl de ces sièges, que les officiers , de la marine ou de larmée , qui les ont soutenus, ignoraient, à peu près, ce que leurs prédécesseurs avaient fait en pareille situation, et n'ont pu, ainsi, profiter de leur faute ou imiter leur exemple. Il est remarquable que le marquis de Bauharnais, qui battit J*Ânglais et l'obligea de fuir en desordre, employa une tactique de déieuse , un mode de combat approprié au sol, que négligèrent Levassor-Latouche, Rochambeau et Villaret-Joyeuse surtout, lesquels succombèrent malgré toute leur bravoure et celle de leurs soldats. Ajoutons que cette connaissance du passé, cette expérience théorique, seraient d'autant plus fructueuses au chef militaire de la colonie, que, depuis phis de 30 ans que le temple de Janus est fermée il ne serait pas étonnant qu'il n'eût pu encore apprendre dans la pratique et sur le champ de bataille, ce grand art de la guerre-