MANSOÜR BEN MOHAMMED BEN AHMED
MansourbenMobammedben Ahmed est l’auteur d’untraité d’anatomie avec figurés dédié à MirzaPir Mohammed, fils do Gihang-hir fils aîné de Tamerlan, qui mourut en 809 de l’hégire, 1406 de notre ère.
Ce traité a du moins le mérite de la rareté.
Il se divise en prologue, cinq chapitres et épilogue, -fl
Le 1er chapitre traite des os. Un squelette est figuré au folio 11.
Le 2° traite des nerfs, décrits suivant l’ordre des paire» cervicales et spinales. Au f“ 16, est la figure du système nerveux.
Le 3e traite des muscles et donne leur énumération par régions. Au f° 17, se trouve une figure d’ensemble.
Le 4e traite des veines, et le système veineux est représenté au f» 21.
Le58 traite des artères, qui sont également figurées. J
L’épilogue commence au f° 23, et traite des organes composés et des appareils, suivant l’ordre des fonctions.
Au f° 31, recto, est une figure du corps où sont marqués les lieux des veines et des artères à saigner, avec l’indication des maladies où il convient de le faire. Au verso une figure donne les endroits à ventouser dans chaque maladie.
Enfin le f° 328 et dernier donne la figure d’une femme enceinte, dont l’utérus contient un produit adulte.
Toutes ces figures sont naturellement très mauvaises, r-r
C’est là le seul ouvrage illustré d’anatomie que nous ayons rencontré, mais des figures, dans le genre des dernières, sé trouvent dans le Thobb Dara Chekouh.
Comme un trait de caractère des Persans, qui ne repoussent pas la figure humaine comme les rigides sounnites, nous rapprocherons de cet écrit une curiosité de même étendue,
qui se conserve au n° 938 de la Réserve. On pourrait lui donner le titre : De modis coeundi, cum figuris. Cet opuscule, parfaitement écrit, contient 30 figures, dont l’exécution léchée rappelle nos belles miniatures du moyen âge. Cependant, si les têtes sont correctes, les corps ont des articulations et même des. os d’une singulière souplesse. Les figures sont accompagnées de légendes. Les 7 premières n’ont rien d’obscène.
BEHA EDDODLA FILS DE KOUAM EDDIN.
Beha Eddoulat Errazy mourut à Rey en 1507, au dire de Hadji Kbalfa.
• Il est auteur d’un livre intitulé Khoulassat ettedjarib , la Quintessence des expériences, qui existe à Paris, au supplément persan, n° 341, et qui ne contient pas moins de 420 feuilles in-f°.
C’est une sorte d’encyclopédie médicale, traitant des généralités de la science, de l’anatomie, de l’hygiène, de la pathologie, des poisons et de la composition des médicaments.
BEHO0ADEH KHOÜAS KHAN.
Il nous est connu par le n” 21 de Copenhague comme auteur d’un Traité de médecine portant le titre de Maden echchefa, Mine de traitement, adressé au sultan Aboul Modhaffer Iscander ben Bahloul, en l’année 1517 de notre ère.
Cet ouvrage se compose d’une introduction et de trois livres. Le premier contient des préliminaires, le deuxième l’anatomie et le troisième la pathologie.
L’auteur dit avoir consulté les médecins persans.