‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 145 sur 239 · TIBUR · texte numérisé non relu

TIBUR

Incipit liber 4 tractataum Ptolemei alfaludhi (ou alkaludhi) in scientia judiciorum astrorum, a Platone Tiburtino de arabico in latinum translatas.

Le nom de Tet.rabiblon n’était pas connu de Platon. C’est ainsi qu’on lit: Tractatus quartus libri alarba Ptolemei.

5° Astrologie d’Alkassem.

Le n° 7439 du fonds latin de Paris renferme cet écrit sous le titre: Alkassemde nativitatum revolutionibus.

Il débute ainsi : Dixit Alkassem fllius alkasit.

Tel est l’explicit : Explieiunt revolutiones nativitatum secundum Alkassem translate a Platone Tiburtino de arabico in latinum.

M. Boncompagni rapproche de cet ouvrage un traité qui se trouve à la Bibliothèque Bodléienne (Uri 1658) sous ce titre: Excerpta ex libro Aboaly translatas per PlatonemTyburtinum.

Pour notre part, nous n’admettons pas l’identité des deux écrits. D’une part, nous n’avons pu, jusqu’à présent, nous procurer de renseignements sur notre Alkassem, et de l’autre le mot Aboaly manque de précision, ayant désigné plus d’un auteur.

6° De l’Astrolabe.

M. Boncompagni cite une traduction qui se trouve au "Vatican sous ce titre: Liber Abualcasin in operibus astrolabii a Platone Tyburtino, ad amicum suum Johannem David.

Dans une introduction à l’adresse de ce même ami Jean David, nous trouvons l’auteur arabe qualifié de fllius asafar. Nous pensons qu’il s’agit du traité de l’astrolabe d’Aboulcassem ebn Essofar, disciple de Moslema.

7° Traité de géométrie de Savasorda.

Cette traduction est faite d’après l’hébreu. Tel est le titre, qui se lit nettement au n° 11,246 (ancien 774 de Paris), et moins distinctement au u° 7224, dont l’encre a rongé le papier:

Incipit liber embadorum a Savasorda in ebraico composites et a Platone Tiburtino in latinum sermonem translatas., anno Arabum D X mense saphar.

Ces deux Mss. ont attiré l’attention de Libri, quia reconnu

394 HISTOIRE DE LA MÉDECINE ARABE. — LIVRE HUITIÈME. | le dernier, donné comme anonyme dans le catalogue imprimé. L’auteur de la notice de Platon dans la biographie Didot, s’en est complaisamment rapporté au catalogne et a fait du n' 7224 un nouvel ouvrage sous le titre de Geometria practica,

Ce mot Embadus est employé dans la traduction des fils de Moussa ben Chaker par Gérard de Crémone, avec la signification de surface ou valeur superficielle d’une figure à mesurer.

Le liber Embadorum est divisé en quatre chapitres. Le premier est de la géométrie théorique. Le deuxième traite de la mesure des surfaces. Le troisième de leur partage, Le quatrième traite de la mesure des objets solides ou creux, tels que puits, tours, etc. Nous donnerons l’explicit à titre de curiosité.

Finit liber embadorum a Savasordajudeo in ebraico compositus et a Platone Tiburtino in latinum sermonem translatus anno arabum DX mense saphar die XV ejusdem mensis ora tertia sole in XX gradu et XV minuto leonis luna in XII gradu et XX minuto piscium Saturno in VIII gradu et LVII minuto tauri jove inarietis XXVI gradu et LII gradu Marte in libra XXVII. XV. Venus in libra IL XXVHH Mercurio in leone XIHL XLV. Capite in cancrp. Ti cauda in capricornii. Voyez ci-dessus SAVASORDA.

8° M. Boncompagni relève d’après Fabricius une traduction d’un traité du pouls par un certain Eneas, traduction faite d’après le grec. (B. grecque XIII.)

ADHÉLARD DE BATH.

Bien qu’il ait peu traduit, Adhélard n’en est pas moins un des personnages les plus intéressants de notre galerie. Pits nous en a laissé une courte notice, et Jourdain en afaitl’ob-" jet d’une étude que nous utiliserons.

11 naquit à. Bath, en Angleterre, sur la fin du XIe siècle. ^

Dès son enfance, il donna des preuves de son génie studieux. Jeune encore, il quitta son pays pour aller chercher

ADHÉLARD BE BATH.

à l’étranger un aliment à sa curiosité de science. Il parcourut la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Egypte et l’Arabie, dit son biographe, ce qui veut dire probablement les contrées où l’on parlait arabe. Observateur intelligent, il retourna dans son pays, sous le règne de Henri, fils de Guillaume (le Conquérant), ainsi qu’il nous l’apprend lui-même, riche de connaissances. (1)

La poésie, l’éloquence, les mathématiques, la philosophie, la médecine et les langues furent l’objet de ses études.

Il traduisit plusieurs ouvrages tant en anglais qu’en latin . Pits le dit de l’ordre de saint Benoit, et ne nous a pas laissé la date de sa mort.

Nous croyons devoir nous arrêter un instant sur le séjour d’Adliélard en France.

Plusieurs de ses écrits, dit Pits, furent dédiés à Richard, évêque de Bayeux. Nous croyons avoir la preuve des relations qui existèrent entre les deux amis dans la dédicace d’un élève d’Adhélard à son maître. Telle est cette dédicace : Prologus h. O’creati in helceph ad Adelardum baiocensem magistrum suum. Elle se trouve dans le Ms. 6626 de Paris. Jourdain, qui l’a reproduite, écrit Baiotensem, mais nous croyons cette lecturé fautive. Jourdain a déjà fait observer que dans un de ses écrits dont nous parlerons tout à l’heure, Adhélard imagine une apparition qui lui serait survenue à Tours, aux bords de la Loire.

Dans un autre ouvrage, les Questions naturelles, composé sous forme de dialogue entre lui et son neveu, on lit ce qui suit :

« Nous étions convenus, lorsque je te laissai il y a sept ans dans les écoles de Laon, que je me livrerais à l’étude des doctrines arabes, et que toi tu t’instruirais des opinions philosophiques reçues en France. Le moment est venu d’examiner jusqu’à quel point nous avons rempli cet engagement mutuel. Je ne veux point toutefois prendre sur mon compte les choses nouvelles que j’émettrai ; je connais trop bien le sort réservé par le peuple aux maîtres de l’enseignement; j’embrasserai la cause des Arabes et non la mienne. »

(1) Henri I"r régna de 1100 à 1185.

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