‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 164 sur 239 · CRÉMONE · texte numérisé non relu

CRÉMONE

prend que de Jahen à Jaberi il n’y a pas loin, et que la première forme peut tenir soit à l’inattention du copiste, soit à la vétusté de la copie.

Le Ms. de Paris présente ici une particularité dont nous avons déjà parlé. Trois ou quatre numéros sont à peu près frustes. Mais si l’encre a disparu, l’empreinte est suffisamment restée pour permettre la lecture Jaberi.

La liste d’Oxford est pareillement fruste à cet endroit, où l’on n’a pu lire que : Lib. tabulai*... cum regulis suis.

La liste de Laon ne commence pas encore.

Jaber est évidemment Géber ben Aflah, qui nous est déjà connu comme astronome. Cependant une difficulté se présente.

D’une part, nous ne lui connaissons pas d’écrit sur les Tables astronomiques, et, de l’autre, ces tables nous sont données sous un autre nom, celui bien connu d’Arzachel, et comme ayant été traduites par Gérard de Crémone.

Ainsi nous lisons ce titre au n° 1826 du Yatican : Incipiunt Canones Azarcbelis super tabulas astronomie translati a Gerardo Cremonensi. Nous lisons de même au n° 3453 de la Barberine : Incipiunt canones Azarchelis in tabulas toletanas à Magistro Gerardo Cremonensi ordinati. On en lit autant dans un Ms. d’Oxford, n° 2517. L’incipit est le même aux nos 1826 et 3453.

Les Tables existent aussi à Paris, mais sans titre, et mal annoncées par les catalogues, ainsi aux n“5 7198, 7281 et 7336 de la Bibliothèque nationale.

On les trouve encore au n° 99 de l’Arsenal.

Le nom de Gérard ne figure pas dans les Mss. de Paris.

On lit dans la notice d’Azarchel donnée par le Kitab el hokama que ses tables servirent à d’autres astronomes, notamment à Eben Djemad. On peut admettre aussi qu’elles furent de la part de Djeber ben Aflah l’objet d’un travail, qui serait l’original de la traduction de Gérard.

Il existe encore à la Bibliothèque d’Oxford un ouvrage sous ce titre : Liber omnium sperarum celi et compositions tabülarum translatas à Magistro Gerardo Cremonensi, de arabico in latinum.

M. Boncompagni le considère comme un autre ouvrage.

Page 1