‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 196 sur 239 · HERMANN L’ ALLEMAND · texte numérisé non relu

HERMANN L’ ALLEMAND

M. Hauréau l’a découvert récemment et en a publié un fragment. ,

Albert n’en est pas moins très redevable à la traduction de Michel Scot. Jourdain a prouvé qu’il se l’était assimilée tout entière, avec ses additions au texte et ses défectuosités.

Jourdain ne croit pas au contact de l’hébreu. Nous avons déjà dit qu’il en était autrement de Camus. Il faudrait pour trancher la question prendre les noms défigurés, les transcrire en arabe et en hébreu, et voir laquelle des deux écritures incline le plus vers les altérations de Michel Scot. Nous l’avons essayé pour quelques mots. Nous en citerons un : Aristote dit que le crocodile s’apprivisoise avec le prêtre qui le nourrit. On lit dans Michel Scot : Habet pacem lelihium et domesticatur cum illo. Nous pensons que lehhium peut dériver de l’hébreu likohen, et nous ne voyons pas comment il dériverait de l’arabe. Michel Scot, en somme, est un des traducteurs auxquels le moyen âge est le plus redevable. Il fit connaître plus largement Aristote et introduisit Averroès. On lit dans M. Renan : « Le premier introducteur d’Averroès chez les Latins paraît avoir été Michel Scot. »

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