‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 198 sur 239 · HERMANN [/ALLEMAND · texte numérisé non relu

HERMANN [/ALLEMAND

Jourdain a reproduit les prologues intéressants de la Rliétliorique et de la Poétique.

Qu’on ne s’étonne pas, dit Hermann dans le premier, de la rudesse de ma traduction. Alfaraby, Avicenne et Averroès ont été rebutés par les obscurités du texte et n’ont pas poussé leurs commentaires jusqu’à la fin. Mieux vaut prendre ma traduction telle quelle que de s’en passer. Les Arabes ont négligé ces écrits, et c’est à peine si j’ai pu trouver parmi eux un collaborateur.

Après avoir laborieusement achevé la Rhétorique, dit Hermann dans le prologue de la Poésie, j’essayai la Poésie. Mais j’éprouvai tant de difficultés par la différence qui existe dans la métrique grecque et arabe, par l’obscurité des mots et par d’autres causes, que je ne crus pas pouvoir publier ma traduction. Je m’adressai donc à Averroès, etj’en tirai ce que j’y trouvai d’intelligible. C’est ainsi que je fis comme je pus ma traduction latine.

Cette traduction est datée de Tolède, ville noble, l’année 1256. Elle se trouve à Paris, dans les nos 16,673 (1779) et 16,709 (1782).

On trouve dans le n” 16,097 (954) le travail de Hermann signalé par Jourdain sous le nom de Didascalion, introduction à la Rhétorique d’Aristote. Jourdain en a publié quelques lignes indiquant le but de l’auteur. Nous en publierons quelques autres qui nous paraissent avoir aussi quelque intérêt.

« Quoniam omnis novitas et inusitata editio suspicate difficultatis honorem indigent lectoribus ac pavorem, visum est mihi, Hermanno Alamanno, transferre inde glosæ Alpliarabii in quantum introducitur in librum Rhetorice Aristotelis, quem nuper transtuli ex arabico eloquio in latinum et ea quæ doctrinalia sunt prelibare. »

Nous avons vu Hermann avouer qu’il cherchait des aides. Roger Bacon enchérit là-dessus : » Hermannus confessus est de magis adjutorem fuisse translationum quam translatorem, quia sarracenicos tenuit secum in hisp.ania qui fuerunt in suis translationibus principales. »

Jourdain et M. Renan ont signalé comme une preuve de la collaboration de musulmans lettrés les exemples

nombreux de nunnation que l’on rencontre dans les traductions de Hermann l’Allemand. C’est ainsi que l’on trouve Abou Bekr Ebn Essaïgli, l’Avenpace des scolastiques, sous cette forme dans les Ethiques : Dixit Abugekrin filius Aurificis.

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