CHEMS EDDIN BEN ELLOBOÜDY
Chems eddin Abou Abd Allah Mohammed ben Abdan ben Èlloboudy fut un des médecins distingués de son temps. 11 voyagea en Syrie et en Perse où il étudia la philosophie, sous Nedjid eddin Asad el Hamdany et la médecine sous un bon médecin persan. Il était aussi entendu en optique, Il professait la médecine et les autres sciences, Malek ed Daller le prit à' son service à Alep et le conserva jusqu’à sa
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mort. Chems eildin vint ensuite à Damas on il continua l’enseignement de la médecine. Il mourut en 1224, à l’âge de 51 ans, laissant un fils dont le nom suit :
NEDJEM EDDIN EBN ELL0B0UDY.
Nedjem eddin Abou Zacharya Ialiya ben Mohammed ebn Elloboudy naquit à Dam as et fut comme sou père un homme recommandable par ses vertus.
Il excella non-seulement dans la médecine, mais aussi dans les autres sciences, telles que la philosophie et les mathématiques. A l’époque où écrivait Ebn Abi Ossaïbiah, c’est-à-dire vers le milieu du XIIIe siècle, Nedjem eddin était au service d’El Mansour prince Aïoubite de Homs ou Emèse. Il semblerait qu’il revint à Damas, d’après ce que nous lisons dans Aboulfarage, qui en parle comme d’un contemporain de Djemal eddin le biographe, qui mourut en
A cette époque, dit-il, vivait Nedjem eddin de Damas, dit Ebn Elloboudy, homme rempli de qualités et versé dans la connaissance* des sciences antiques, président du Divan et élevé à la dignité de vizir, qui se distingua par sa supériorité en arithmétique et en géométrie.
C’est au titre de vizir que Nedjem eddin doit la qualification de Sxhéb, que l’on trouve parfois attachée à son nom . D’après la liste supplémentaire du Musée britannique, il était encore . en vie en l’année 1267.
Nedjem eddin écrivit plusieurs ouvrages, dont deux nous ont été conservés.
Le premier est un Recueil de discussions sur des questions de médecine controversées. Get ouvrage existe à l’Escurial, et Casiri s’est mépris tant sur le nom de l’auteur que sur son époque et sa nationalité.
Voici ce qu’il en dit, à propos de son livre: Autore Abu Zacharia Iahia ben Mohammed el Mudeo pkilosopho cordubensi, IV sœculi nobili. On pourrait pardonner à Casiri d’avoir lu El Moudy au lieu de Elloboudy, tant le texte est mal
SYRIE
écrit, mais il suffisait de lire l’introduction et la dédicace pour voir qu’il ne s'agissait pas d’un médecin espagnol du IVe siècle de l’hégire, ha dédicace est à l’adresse d’El Mansour.
Les questions traitées dans cet ouvrage sont au nombre de cinquante. Nous en citerons quelques-unes.
X. Que le tempérament pondéré ne se rencontre pas, contrairement à l’opinion d’Avicenne.
XIX. Que l’existence du corps et sa conservation dépendent du sang exclusivement, et non pas des quatre humeurs, contrairement à l’opinion de la généralité des médecins et philosophes.
XXY. Que la femme n’a pas de sperme, contrairement à l’opinion de Galien.
XXVII. Que le mouvement des artères leur est propre, et n’est pas sous la dépendance du mouvement du cœur.
XXIX. Que le premier organe formé est le cœur, contrairement à l’opinion d’Hippocrate, qui prétend que c’est le cerveau.