XXXIV. Que les os et le cerveau peuvent se tuméfier
XL VIII. Qu’il ne faut pas évacuer dans les fièvres aiguës.
Alléché par ces titres et par d’autres encore, nous en avons lu le développement, mais nous avons constaté avec peine qu’il n’y avait rien d’original dans cet écrit, et que les raisonnements de l’auteur reposaient sur des théories au lieu de s’appuyer sur l’observation.
Nedjem eddina écrit un livre sur les généralités du Canon, qui se trouve à Paris n" 1056 de l’ancien fonds. Il est aussi dédié à Mansour. Enfin il a écrit sur le rhumatisme articulaire, les Aphorismes d’Hippocrate et les Questions de Honein. Il écrivit aussi sur la philosophie (H. Khalfa, 1000) et un abrégé d’Eucl-ide (1070). Enfin, àl’àge de 13 ans, il écrivit une lettre hardie à l’adresse d’Abdellatif. (H. Khalfa, 1542).
ABOÜL FADL BEN ABD EL KERIM EL MOÜIIANDES.
Mouayed eddin Aboul Fadl Mohammed ben Abd el Kerim . reçut le surnom de Mouhandes en raison de ses connaissan- : sances en mathématiques. Il naquit à Damas et y résida. D’abord il travaillait avec succès le bois et la pierre et la plupart des portes de l’hôpital Ennoury furent de lui. Pour se perfectionner dans son art, il étudik Euclide et suivit les leçons de Cherf Ettousy, le premier mathématicien de son temps, qui se trouvait alors à Damas. Il étudia ensuite l’Almageste et s’occupa d’astronomie. Enfin il étudia la médecine sous Aboul Medjed ben Abd el Hakem, qui lui expliquait les seizes livres de Galien. Il était pensionné pour l’entretien des horloges de Damas en même temps que comme médecin de l’hôpital Ennoury, auquel il fut attaché jusqu’à sa mort. Il passait pour un excellent praticien. Dans un voyage qu’il fit en Égypte il étudia les traditions. C’était aussi un littérateur et un poète. Il mourut à Damas, à l’âge de 70 ans, en l’année 1202, suivant le Ms. de Paris, et en l’année 1224 d’après Wüstenfeld. Il écrivit entre autres ouvrages un abrégé du Kitab el Ar’any, en dix volumes.
On cite comme auteur d’un Traité des simples Aboul Fadl ben el Mohandes, notre Aboul Fadl. Serait-ce l’Aboul Fadl d’Olaüs Celsius ?