‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 91 sur 239 · IC'IÏIDER BEN ALY · texte numérisé non relu

IC'IÏIDER BEN ALY

Khider ben Aly ben el Khatib, surnommé Hadji Pacha, vivait au XIVe siècle de notre ère. Nous ignorons la date de sa naissance, mais nous savons par Hadji Khalfa, n° 7587, qu’il vécut jusqu’après l’année 800 de l’hégire, 1397deJ.-(j! Il paraît avoir vécu dans l’ancienne Carie, probablement aü J service de petits souverains, à l’un desquels il dédia un ouvrage qui nous est resté. Cet ouvrage existe en diverses collections et notamment à Paris sous les nos 1017 de l’ancien fonds arabe, et 1060 du supplément. Il porte le titre i de Chefa el Asquam, la Guérison des maladies. L’introduction en est remarquable, et nous la donnerons sommaire- ,j ment en accordant la parole à l’auteur. » J’ai préféré la] veille au sommeil, je me suis livré à la vérification des pro-1 blêmes de la médecine, à l’observation des faits ; j’ai fréquenté les hôpitaux, étudié les cas et les traitements, surtout à l’hôpital el Mansoury du Caire; je me suis attaché au service des professeurs et des maîtres habiles, après avoir étudié les écrits des médecins renommés, parmi les chré- 1

LES SIÈCLES DE DÉCADENCE. — XIVe SIÈCLE. 207

tiens et les israélites ayant le bras long- dans l’art de guérir ; que Dieu les place dans son paradis, qu’il les couvre d’un vêtement de grâces et d’honneur! j’ai enrichi mon livre du profit que j’ai tiré des leçons de mon maître Djemal eddinben el Choubeky, le phénix de son siècle. »

Malgré les troubles politiques, les saines traditions se conservaient donc encore à la fin du XIVe siècle.

L’ouvrage de Khider ben Aly est une encyclopédie médicale, dans le genre du Canon, dont il reproduit exactement l’ordonnance, à part le cinquième livre, les médicaments composés étant traités à la suite des simples. C’est une œuvre considérable, et nous en donnerons une idée^pn disant que le n° 1017 est un in-folio qui ne contient pas moins de 466 feuilles à 32 lignes à la page.

La Bibliothèque Bodléienne possède de lui un commentaire des généralités du Canon, souâ le ne 525.

Les aliments, les viandes et les condiments sont particulièrement l’objet de longs développements. Les simples sont traités sous forme alphabétique. L’auteur cite fréquemment Ebn el Beithar, au point de lui emprunter des dénominations berbères. Il cite aussi fréquemment son maître, Oustady.

Nous avons dit que Khider avait dédié son livre à un prince. Ce prince, qu’il qualifie de vicaire du Prophète, est Fakr eddin Issa ben Mohammed ben Aidin. C’était sans doute le fils du fondateur d’une petite souveraineté, Aidin, qui prit quelquefois parti avec les empereurs de Byzance contre la dynastie naissante des Ottomans. Nous relèverons à ce propos, une erreur de d’Herbelot. Hadji Pacha, dit-il, lui dédia son livre Chef a el Asquam, qui est un titre métaphorique, car il signifie la santé des malades et cependant il traite de toute autre chose. D’Herbelot renvoie ensuite à Aidmerin (Eidemir Djeldeky le célèbre alchimiste, auquel M. de Sacy a consacré une notice) qui fut son contemporain, et avec lequel il est confondu par d’Herbelot.

SS1! HFSTOTRE DE LA MÈDECFNE ARABE. —

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