DJ EM AL EDDIN MOHAMMED BEN ABDERRAHMAN EL HABECHY 1 EL XAMENY
Hadji Klialfa le cite an n° 261 comme auteur d’un livre intitulé: Eloge delà course et du mouvement, et il donne l’année 1380 comme celle 'de sa mort.
Nous avons cru devoir le rapprocher de Khider ben Aly qui parle de sou maître Djemal eddin ebn Eclicboubeky et qui, d’autre part, mais sous la qualification Oustady, mon maître, cite Aboulcassem Abderrahman el Yemeny.
Traité anonyme des Rhumatismes.
Tel est le titre que doit porter un ouvrage acéphale qui figure au n» 1209 de l’ancien fonds arabe. Les annotateurs se sont trompés à son endroit, soit en le regardant comme le Ma la iesa, qui est tout autre chose, soit en l’attribuant à Ebn Djouiny, l’auteur du Ma la iesa. Dietz a suivi ces errements dans ses Analecta medica, page 23. Pour comprendre la fausseté de cette attribution, il suffit de se rappeler que le Malaiesa fut écrit en 1311, et que nous trouvons dans le traité des rhumatismes une observation de l’auteur rapportée à Tannée 1388. Comme nous l’avons dit, l’ouvrage est acéphale; il ne commence qu’à la cinquième feuille. Ce qui est positif, c’est que l’auteur habitait la Syrie. Ainsi nous trouvons des faits de sa pratique qui se sont passés à Sidon, à Jérusalem et à Tripoli. Nous n’avons pu jusqu’à présent le rapporter à un nom connu du XIV» siècle. Nous ne désespérons pas cependant d’y arriver, l’ouvrage ayant du mérite.
Bien que nous n’ayons pas rencontré le titre, on voit cependant par un passage du dernier livre et par l'ensemble,, que l’ouvrage avait porté le titre de : Traité des Rhumatismes : seulement, l’auteur comprenait sous ce titre les affections articulaires en général, la goutte, la sciatique, la coxalgie et les hémorrhoïdes.
Nous trouvons au début quelques pages de déontologie d’un ordre élevé. C’était là. probablement le premier chapitre. L’ouvrage en contient XXV.
Le deuxième chapitre traite des devoirs du médecin quand il arrive en présence d’un malade. Il ne contient pas moins de dix pages.
Le troisième traite des . causes des affections rhumatismales.
Le quatrième chapitre est consacré à l’anatomie.
Le cinquième/traite de la classification des maladies en question.
Les chapitres sixième, septième et huitième, s’occupent de leur traitement .
Les chapitres suivants ont trait aux médicaments.
Le chapitre.cüx-huitième traite des tumeurs indurées.
Le dix-huitième, des caustiques, et le dix-neuvième, des ventouses.
Le vingtième traite de la cautérisation dans la coxalgie.
Le vingt-et-unième et le vingt-deuxième, traitent des moyens prophylactiqu.es,.
Dans le vingt-troisième, il est question des médicaments sédatifs. .
Le vingt-quatrième revient aux .moyens curatifs des affections articulaires,
Le vingt-cinquième contient des conseils sur diverses questions ..Arrivant aux substances nuisibles, l’auteur parle du vin et le proscrit. Il rapporte cependant le fait de l’Imam Erridha qui en administra à Mamoun. Il parle ensuite des habitudes.
Parmi les auteurs cités les plus récents, nous avons remarqué les noms d’Ebn el Beithâr et d’Ebn en Nefis. On rencontre aussi le nom de son maître, Noman, qui lui donne le traitement des affections articulaires comme une des choses les plus graves de la médecine.
En somme, cet ouvrage annonce un praticien zélé et sérieux, ayant une haute opinion de son art.
Le Sahib Elloboudy composa aussi un traité sur les rhumatismes, mais il y a un siècle de distance. Notre auteur nous donne un fait passé en l’année "iS 0 de l’hégire.
SERIDJA.
Zein eddin Seridja ben Mohammed el Malatliy, originaire de Malathia, vécut jusqu’en l’année 1386. Hadji Khalfa mentionne plusieurs de ses écrits. L’un d’eux est intitulé Tahrir el Afkar ettheiba fitaqrir el Akhbar etthobbya, \ Exposition de pensées rationnelles et relations de nouvelles ' médicales. D’Herbelot a vu là une histoire de la médecine. Cependant il cite autre part un livre qui a pour titre Akhbar el Aïan, ou Vies des hommes illustres.
Hadji Khalfa cite au n° 1034 un livre où l’auteur traite de la vanité de l’astrologie, ou autrement de la futilité de la croyance aux influences sidérales.
CHEMS EDDIN EDDIMACIIKY.
Cliems eddin Mohammed ben Ali eddimachky el Hosseiny vécut suivant Hadji Khalfa, n° 259, jusqu’en l’année 1363. Son surnom le fait originaire de Damas.
Hadji Khalfa cite de lui un livre intitulé Adcib el Hammam, ouïes Règles des bains, ce que d’Herbelot a cru devoir rendre par : De l’honnêteté qu’il faut garder dans les bains.
EDDAOUALY.
Abou Abdallah Mohammed ben Moussa Eddaoualy vécut jusqu’en l’année 1388, au dire de Hadji Khalfa, qui cite de lui un livre sur la nature de la fièvre. Il ne nous êst pas autrement connù.
Il est auteur d’un ouvrage de médecine intitulé Charnel Fitthobbi, ou Traité général de médecine* divisé eh deux parties. La lre traite de l'hygiène et la 2° des maladies générales et spéciales. Il fut écrit en l’année 1335i
AZZ EDDIN BEN DJEMA.
Abou Abdallah Mohammed ben Abi Becr ben Abd el Aziz Azz eddin ben Djema el Kinâny, né en 1358, vivait au Caire où il mourut en 1416.
C’était un polygraplie dont nous ne mentionnerons que les ouvrages relatifs à la médecine;
Sous le n° 1429 Hadji Khalfa lui attribue un ouvrage intitulé Anouar fitthobb , Eclaircissements sur la médecine ; au n° 3985 un corps de médecine, Djami fitthobb , et au n° 1273 un Traité d’hippologie.
EL KHATIB EL COSTANTHINY.
Ahmed ben Hassen el Khathibel Costanthiny, de Constantinople, écrivait en Tannée 712 de l’hégire, 1312 de notre ère, au dire de Hadji Khalfa, n° 464, et il écrivit sur la médecine un poème contenant 320 distiques. Cet ouvrage existe à l’ancien fonds arabe de Paris, n° 1093.
SAFADY.
Chihab eddin Ahmed ben Yousef Essafedy, sans doute originaire de Safed, vivait au XIVe siècle de notre ère.
Nous ne le connaissons que par un ouvrage de lui qui existe au n° 1055 de l’ancien fonds, et qui le proclame, sans doute avec l’exagération habituelle en pareil cas, le médecin de son temps et le prince de son époque. Cet ouvrage qui se compose de 62 feuilles est intitulé Ouadjiz ou Résumé. C’est une conversation sur la médecine tenue par dix savants en présence d’un prince qui les renvoie comblés de présents et satisfait de leurs discours. Cet écrit fut composé en Tannée 1341 et le Manuscrit de Paris nous est donné comme un double de l’autographe; Nous n’y avons rien remarqué de saillant.
IMAD EDDID ABDERRAHIM.
Il existe à Leyde des géloses d’Imad eddin sur le commen- I taire des Aphorismes par Izz eddin Ibrahim el Kichy,:qui I les achevait en 1383, d’après H. Ivhalfa, IV, 438.