‹ Histoire de la médecine arabe (volume 2)Chapitre 99 sur 239 · NIDA BEN AM R AN · texte numérisé non relu

NIDA BEN AM R AN

Nida ben Issa ben Nida ben Amran écrivait en l’année 990 de l’hégire, 1582 de notre ère, un abrégé du IIe livre du Canon qui se trouve au n° 1052 de l’ancien fonds, et contient 110 feuilles.

KALIOUBY.

Chiliab eddin Ahmed el Kaliouby, natif de , Kalioub près du Caire, vivait dans le courant du XVIIe siècle de notre ère. Nous connaissons seulement la date de sa mort, 1659. On peut lire quelques renseignements sur lui soit dans Hadji Khalfa, soit dans une notice de M. Sanguinetti insérée au Journal asiatique, année 1865.

C’était un homme instruit, cultivant la grammaire, la jurisprudence, la médecine et les sciences occultes.

Parmi les divers ouvrages qu’il écrivit, nous ne citerons qu’un opuscule de médecine qui porte le titre de Kitab el Massabïh, ou le Livre des flambeaux. C’est un écrit insignifiant, auquel M. Sanguinetti a fait trop d’honneur en le publiant texte et traduction, alors qu’il avait sous la main tant d’autres ouvrages dignes d’être mis en lumière. C’est un petit résumé de médecine comme peut en faire un polygraphe de second ordre.

Outre les deux manuscrits cités par M. Sanguinetti, n”* 1069 de l’ancien fonds et 1040 du supplément, il en existe un autre au n6 1045.

DAOUD EL ANTAKY.

Daoud ben Omar el Antaky, natif d’Antioche, est surnommé ecldharir, l’aveugle, ou par euphémisme el b a sir, le

voyant, sans doute parce qu’il lui arriva de perdre la vue. Il habitait le Caire, et mourut à la Mekke en 1597 ou 1599 de notre ère.

On peut dire de lui que c’est le dernier représentant de la médecine arabe, et qu'il en ferme dignement les destinées : depuis trois siècles elle n’avait produit aucun médecin qui pût lui être comparé.

Il composa plusieurs ouvrages, dont le plus important et le plus répandu est le TecVdrat aouli el albab, ou Mémorial de l’homme intelligent, qui embrasse la majeure partie de la science. Il se compose d’une introduction, de quatre livres et d’un épilogue.

Le lor livre traite des généralités de la médecine.

Le 2° de la préparation et de la composition.

Le 3° est un dictionnaire des médicaments simples et composés.

Le 4° traite des maladies et des sciences qui ont des relations avec la médecine, sous forme alphabétique.

L’épilogue traite des curiosités médicales.

Nous signalerons en tète du 2" livre une esquisse historique de la matière médicale, où l’auteur expose par trop brièvement la transmission de la science des Grecs aux chrétiens, puis aux Arabes. De ces derniers, il cite une vingtaine d’auteurs, ayant écrit sur la matière, dont le dernier est son compatriote, Ebn Essoury.

Le 3° livre est le plus important. Il ne contient pas moins de 1712 articles. Le Canon d’Avicenne ne contient qu’un peu moinsde 800 médicaments simples. C’est après Ebnel Beithâr. ce qui nous reste des Arabes de plus complet sur la matière médicale. Sans ajouter beaucoup à ses devanciers, l’auteur, en donne un résumé substantiel et bien composé. C’est ici que l’on voit apparaître pour la première le café, Boun, aujourd’hui, dit l’auteur, bien connu sous le nom de Qahoua. Il est déjà question de la maladie franque , à propos du mercure.

Le 4° livre, ainsi que nous l’avons déjà dit, traite des maladies et des sciences qui ont des relations avec la médecine. C’est ainsi que l’on rencontre les articles astrologie, méde-

LES SIÈCLES DE DÉCADENCE. : — XVI0 , XVIIe, XVIIIe SIÈCLES. 805

| cine vétérinaire, géographie, fauconnerie, mathématiques, astronomie, horoscopie. Il est de ces articles que l’on voit avec regret, telsque l’astrologie et l’horoscopie, mais il en est un qu’on lit avec plaisir,' c’est l’article géographie. L’auteur fait comprendre l’importance de. la géographie considérée au point de vue de la médecine. Il parle ensuite des habitalions, de la température, des eaux, des lieux, des montagnes, etc., puis il passe en revue les sep't cliinats. Il en donne sommairement l’étendue et lés limites, la latitude, la température, la population, les maladies et les médicaments habituellement employés.

La partie médicale n’a rien de bien saillant. A propos des organes, dont les noms figurent aussi dans la nomenclature, il renvoie pour leur description à: ce qu’il a écrit sur l’anatomie. Il paraît, d’après ce qu’on lit dans Hadji Klialfa, 2811, que la fin de l’ouvrage n’ayant paru qu’à la mort de l’auteur, l’original fut emporté dans l’Inde avant que l’on en ait pris une copie. Ce que nous avons de ce quatrième livre n’en représente que la moitié. Outré les noms des maladies, nous en trouvons d’autres ; ainsi nous rencontrons les articles ponctions, crise, réduction, grossesse, etc.

Le Tedkira de Daoud se rencontre généralement dans toutes les collections orientales. Le supplément arabe de Paris en a un exemplaire sous le n° 102!) bis. Nous en avons trouvé plusieurs en Algérie.

Il paraît que l’on a composé un supplément pour compléter le Tedkira, attendu que nous lisons dans la liste des Bibliothèques de l’Orient, donnée par Fluegel à la suite de Hadji Klialfa: DU ettedkira, queue, suite ou complément (lu Tedkira de Daoud.

Un' autre ouvrage de Daoud existe aussi à Paris sous le u* 1040 du supplément arabe. C’est un traité des bains, dédié à son maître, Mohammed el Becry, d'où le titre du livre, Tohfat el Becrya, ou Présent à Becry.

Ce livre, qui contient seulement 17 feuilles, se divise en introduction, sept chapitres et des conclusions.

L’introduction est une esquisse historique des Bains.

Le 1er livre traite de la construction des bains. Ils doivent

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