‹ Histoire de la médecine arabe (volume 3)Chapitre 135 sur 165 · V AURELIUS · texte numérisé non relu

V AURELIUS

Nous ne le connaissons, non plus que Jourdain, que par un passapre qui se lit k la fin de la traduction des Météores :

Gompletus est liber Metheoraurum, cujus très libres transtulit Magister Girardus de arabico in latinum : quartum transtulit Henricus de grœco in latinum : tria vero ultima Avicennœ capitula transtulit Aurelius de arabico in latinum (Ms. 6325). Cette traduction est également signalée à l'expli* cit du n« 6319.

EUGENIUS SICCLUS.

Eugenius, dit Ammiratus ou Ammiracus Siculus, naquit sans doute en Sicile. Nous ne le connaissons que par la tra* duction de l'Optique de Ptolémée.

Jourdain croit qu'il appartient au XIII' siëclet contrairement à l'opinion de Caussin, qui le place au Xll\ Il soup-

MARCUS X>£ TOLEDE. 135

çonne même qu'il a écrit à Tinstlg'ation de Frédéric II ou de Mainfroy.

Cette traduction existe h Paris aux n*' 7310 et 10,200, sous ce titre : Liber Ptolomei de opticis, sive de aspectibud, traualatus ab Ammiraco Eugenio siculo de arabico in latinum.

Elle débute par un prologue, où le traducteur exposant que la différence du génie des langues étant une cause de difficulté, il a cru devoir commencer par une introduction pour faciliter au lecteur la connaissance du sujet traité. Dans cette introduction se trouvent quelques mots qui sembleraient appuyer l'opinion de Jourdain : lUa (optica) in prcsenti libro interpreturi non recusavi.

MAKCUS DE TOLÛUË.

Nous ignorons l'époque précise où il vécut. Jourdaiu pense, d'après les manuscrits, qu'il est postérieur au XIII* siècle. Tout ce que nous savons de lui, c'est qu'il était chanoine de Tolède. Il nous a laissé deux traductions, celle du Coran et celle du Traité des mouvements apparents de Galicn.

Lu traduction du Coran existe au u* 330 1, corrigée par dos interlignes ou des notes marginales. Nous eu donnerons un échantillon, que l'on pourra comparer avec celle de Robert de Rétine.

Telle est la première sourate.

Materia libri. Septemperiodi.

In uomine Dei misericordis miseratoris. Gloria Dco creatori gentium (Domino creaturarum), misericordi, miseratori qui régnât in die legis (regisdiei judicii). Te quidem adoramus, per te vivimus (et te invocamus). Dirige nos in viam rectam quam eîs croji'asti non eorum contra quos îratus es damuatorum (viam corum quibus gratiosus es erga cos sine ira contra eos et non errantium).

Telle est la sourate de l'Eléphant.

Prophetia Elephantum. Sura C V.

In nomine Dci misericordis miseratoris, amen. Nonne Vidisti qualiter ogit creator (Dominus) tuus cum equitibus

•130 HISTOiKE DE LA MKDUCINE ARABE. — LITHS UUlTli^:UC.

(comitibus) elephantuin. Nonne quod cogitaverunt faci^rc damnavit (posait conatus eorum in perdition em).

Et misit super eos babilouise aves (omnigenas) quœ lapi* des super eos projecerunt torrentes (nigpras) et in granum de pastum eos redegerunt.

On voit que la traduction de Marcus ne vaut pas mieux que celle commandée par Pierre le Vénérable.

Quant au Traité de Galien, des Mouvements sensibles, de nxotihus liquidis, comme dit la traduction de l'arabe, il a été inséré par les Juntes dans leur édition de 1586, parmi les Spuriij bien que Tauthenticité de ce livre soit incontestable, attendu quUl est cité par Galien lui-*mème. La traduction latine mentionne comme traducteur du gfrec Johaunitins, c'est-à-dire Honein.

GUILLAUME DE MORBEKE.

Guillaume, ainsi nommé de sa patrie^ localité des environs de Bruxelles, naquit vers le commencement du XIIP siècle. Il entra dans les Frères prêcheurs, apprit le grec, et, dit l'historien de cet ordre, Tarabe aussi, ce qui le fit envoyer en Grèce par ses supérieurs. Il devint plus tard archevêque de Gorinthe, attaché & la personne des papes, cardinal, et passa une partie de son existence laborieuse en Italie. En 1274, II accompagnait le pape Grégoire X au concile de Lyon, où, de concert avec des prélats grecs, il chanta du grec à la messe de SWeau. Quétif et Echard ne le suivent plus après 1281.

Guillaume était ami de Yitellio, l'auteur de la Perspective, qui avait passé quelque temps en Italie^ et lui dédia son livre. Nous avons déjà fait observer Terreur de certains biographes, qui ont vu dans Guillaume le frère de Vitellio. Le mot frircy employé dans la dédicace, est tout simplement un titre d'amitié.

Guillaume consacra ses veilles à lu traduction du grec en latin. Ses traductions portèrent particulièrement s^ur Aristote» au point que l'on a dit abusivement qu'il l'avait

AL»R2D DIT L'aNCLA». 4:)/

traduit tout entier. Il traduisit aussi Simplicias et Proolus ; enfin le livre des Aliments de Galien et les Pronostics d'Hippocrate tirés des phases de la lune, qui existent à Paris, n** 0803, 73:J7 (1).

Nous avons vu que Ton donne à Guillaume la connaissance de Tarabe. Quétif et Echard jngfent par induction qu'il a traduit de l'arabe l'Elévation théologique de Proclus, qu'il achevait à Viterbe, en 1208. St^Thomas dit que cette traduction dérive de l'arabe, et il ajoute que l'on n'eu avait pas encore reçu d'après le grec. Elle existe au n* 10,097 (ancien 054), oii Ton pourrait , par une étude attentive, voir si elle procède réellement de l'arabe.

Itoger Bacon traite aussi sévèrement Guillaume que les autres traducteurs, ses contemporains.

Entre autres ouvrages on lui attribue un traité de gréomantie.

ALFRED DIT l/ ANGLAIS, LE PHILOSOPHE, OU DE SARCHBL.

Le personnage d'Alfred .soulève quelques difficultés.

D'une part, ses biographes nous le donnent comme appartenant au XIII* siècle, de l'autre, des faits consignés dans les écrits qui lui sont attribués sembleraient le rattacher au XII'.

Voici, en somme, ce qu'on lit dans Pits. Alfred était un homme versé dans toutes les sciences et la philosophie, et très habile dans les langues. Après de solides études dans son pays, il fréquenta les plus célèbres écoles de France et d'Italie, où il se perfectionna. Bacon le compte parmi les bons interprètes. Il se rendit ensuite à Rome, où le Pape Urbain IV le chargea d'accompagner dans une mission en Angleterre, le cardinal Ottoboni, et cela en raison de sa prudence et de son savoir.

Tels sont ses écrits.

In Boetium de consolatione philosophie.

(1) Vst opuscule est imprimé dsns le recueil dit irfîcel/o, Lngd. 1515, (• 73.

^3S HISTOIRE nE L\ Mi%DEriXR AKABE. — UVRS IiriTïÊME.

In meteora Aristotelis.

In eumdem de Vegretabilibiis.

De naturîs rerum.

De musica.

De motu cordis.

De educatîone accipitrum.

Il florissait en 1270.

La notice de Bâle n'ajoute rien d'important h ce récit.

Notons que le pape Urbain IV siégeait de 1261 h 1204.

Alfred est surtout connu par sa traduction de l'arabe du traité des Plantes, attribué soit & Aristote, soit h Nicolas de Damas. Cet ouvragfe est dédié h Tun de ses amis, que certains Mss. désigrnent simplement par l'initiale R, et que d'autres désig-nent en toute lettre, Rogere, ainsi le Mss. n* 0323 de la B. nationale. Jourdain y a vu Roger de Hereford, et comme Roger de Hereford vivait un siècle auparavant, il n'a pas craint de taxer Pits d'erreur.

Nous n'avons pas rencontré dans les Mss. ce nom de Roger de Hereford, et nous ignorons si c'est par induction que Jourdain l'a adopté. Mais nous avons un renseignement qui paraît avoir échappé à Jourdain. Il est consigné dans le Ms. n*" 10,007, ancien 054, qui contient un commentaire de Pierre d'Auvergne sur ce même livre des Végétaux traduit par Alfred. C'est l'habitude, dit Pierre d'Auvergne, chez les anciens traducteurs, de commencer par un prologue. C'est ainsi qu'Alfred, Alvaredus^ s*est comporté à propos de ce livre, qu'il a traduit de l'arabe en latin, et auquel il a fait quelques additions motivées par le génie différent des deux langues* Il le dédie h l'un do ses plus chers amis, Roger, onfant de l'Irlande, puerdehebardial Quelle que soit la valeur de ce mot cjne nous avons rendu par Irlande, qu'il soit altéré, nous avons de la peine à croire que l'on puisse y voir Roger de Hereford, à moins qu'on ne veuille admettre une altération.

Pour notre part, nous croyons qu'il est difficile, d'après ce seul document, d'admettre que l'ami d'Alfred soit bien réellement Roger de Hereford.

Il est encore une autre petite difficulté. Parmi le«5 écrivains

ALFRED Dir i/aKOLATS. 4aU

dn XIII* siècle qui out mis à profit le Livre des v<^gétaux, il faut citer Vincent de Beau vais, dont le Spéculum^ où le livre des vég^étaux est larj^fement mis à contribution, fut achevé en l'année 1250. Il faudrait donc admettre que la traduction du livre des vég^étaux fut achevée quelque temps avant cette époque. Et l'on nous dit qu'Alfred florissait en l'année 1270.

Ne pouvant concilier tous ces faits, Meyer, dans l'édition qu'il adonnée du Traité des vég:étaux, ne voit pas d'autre issue que d'admettre deux Alfred (et naturellement deux Itoffer) qui auront été confondus par les historiens.

Spreng^I, dans son Histoire de la botanique, I. 281, n*a connu Alfred que d'après Fabricius, et ne sait s'il est iden* tique avec un autre Alfred qui vivait au X* siècle.

Quoi qu'il en ^«oit, et nous avouons ne pouvoir trancher la difficulté d'après les documents actuellement à notre disposition, il est incontestable que la traduction d'Alfred se fit d'après l'arabe. A défaut de témoignaffe formel, les noms grecs défigrurés, les épaves de locutions arabes suffiraient pour établir son origrine.

Il est un fait que Jourdain a relevé, c'est que le texte grec publié par Duval n'est pas le texte primitif, mais une traduction faite d'après la version arabe latine.

Jourdain pense que « la critique k laquelle Roger Bacon se livre à propos du Belinum prouve que l'auteur exécuta sa traduction en Espagne. » Le mot belinum (1), que l'on rencontre avec étounement dans la traduction d'Alfred, correspond au Lehakh des Arabes, le Persea des Grecs, que Ton dit perdre ses propriétés toxiques par la transplantartion. Jourdain avoue qu'il ne saurait se rendre compte de cette altération, c'est-à-dire du lehakh transformé au point que Roger Bacon a pu le rendre par jusquiame. Cela nous paraît cependant facile à expliquer. Il suffit d'écrire en arabe le mot lehakh avec l'article, et pour peu que l'on abaisse la saillie du second lam et que Ton déplace les points diacritiques, on pourra lire bcndj la jusquiame, au lieu de

(I) L'arabe ellrhakh so dégrade facilement de manière h être lu belenum.

440 msTomR de lk mê3)Ecike arabe. — livre huitième.

lebakh. (1) Nous avons tenu à relever ce fait qui semble indiquer dans Rog:er Bacon une certaine connaissance au moins de l'écriture arabe.

Jourdain parle aussi de la connaissance qu'Albert a eue de cette traduction. Il en a signalé les défectuosités^ qu'il attri* bue à rimpéritie des traducteurs^ ce qui a fait croire qu'Albert était l'auteur de cette traduction.

Le livre des Plantes a été édité & Leipsick en 1841, par Meyer^ l'auteur de THistoire de la botanique, qui Ta enrichi d'une traduction et de notes savantes. Il eut toutefois gagné à connaître davantage l'arabe, et à prendre connaissance des manuscrits.

Les historiens, ainsi que nous l'avons vu, attribuent à Alfred un livre sur les Plantes d'Aristote. Il semblerait que ce soit ici un ouvrage différent du précédent. Nous le trouvons, en effet, dans le u? 14,700, ancien 32 St-Victor, sous ce titre: Commentum Alvredi super librum Aristotelis de Ve« getabilibus.

Il va du f* 391 au f° 394. Ce qui nous le fait considérer comme un ouvrage à part, c'est que la fin diffère du précédent.

Le livre des Météores^ on ne nous dit pas si c'est un commentaire ou une traduction, se trouve au n"" 0514 de la B. nationale sous ce titre : Liber Metheoraurum Alfredi philo* «oplii ? (2)

(1) Il est une autre altération de nom propre, au sujet de laquelle Jourdain n'a pas été plus heureux. Il 8*ag^it d'Empédocle, qui figure dans la traduction d*Alfrcd sous la forme (VAbrtAcalU ou Abrucatus. Eh bien, qu'on écrive la mot Empédocle en arabe, et on verra qu'il est facile de le dégrader promptement au point qu'on soit obligé de le lire Abrucalia. Il suffit dô supprimer le nown^ n, et de donner au (foi, d, une forme qui se confonde avec celle du Ra, r, et l'on est obli(cé de lire Abrucalis. Jourdain, pour n'avoir pas songé à cela, s'est rabattu sur Proclus, qui n'a rien à voir ici.

(2) Il j a cependant une réserve à faire à propos de cet ouvrage. Jourdain admet comme nous qu'il s'agit ici d'Alfred, mais Jourdain n'a pas lu ce qui suit cet énoncé. D'abord, on pourrait, comme le remarque Jourdain, lire : AlphiJii et ensuite prendre ce personnage comme auteur d'un traité d'alchimie qui suit, et qui a échappé à

AKLP0N8B X ET LES TBADUCTI0K8 DB l'aRABE. 4M

Le livre De ynotu cordis se trouve au n* 16,613^ ancien 1703. Il est compris entre les folios 68 et 00, et se termine ainsi: Ëxplicit liber ma^istri AIvredi de motu cordis. Cet ouvrage, divisé en 16 chapitres, n'est que le reflet des doctrines anciennes.

ALFONSE X ET LES TRADUCTIONS DE l' ARABE.

Alphonse de Gastille» dit le sage ou le savant, fut le plus passionné des princes qui encouragèrent Tétude des monuments arabes.

Frédéric II cherchait bien aussi dans les traductions des matériaux pour ses études propres, mais ses préoccupations n'étaient point exclusives, il tentait d'élargir le champ de la philosophie et de la science. Alphonse, au contraire, ne fit traduire que des ouvrages d'astronomie, pour laquelle il s'était amouraché, et beaucoup de ses traductions, restées dansla langue castillane, ne purent, au moyen du passage dans la langue latine, entrer dansla grande circulation.

Toutes les traductions commandées à grands frais par Alphonse, convergeaient à l'exécution de l'ouvrage qui nous est resté de lui sous le titre de Tables alphonsines.

Le mouvement un peu fébrile provoqué par Alphonse, n'en a pas moins de l'intérêt, ne fut-ce que par son originalité.

Nous ne pouvons nous arrêter longtemps sur ces traductions, et cela, pour un double motif. D'une part, en raison de leur spécialité, de leur destination et de leur immobilisation partielle dans le castillan, elles ne grossirent pas beaucoup la somme des documents arabes dont l'archevêque de Tolède avait provoqué la mise à jour ; de l'autre, nous n'avons pour les étudier que des renseignements sujets à contrôle, fournis par Antonio, dans sa Bibliothèque espagnole.

Jourdain. On peut aussi admettre qu'il y a du troable dans ce Mss., qo'il y a là un énoncé sans ouvrage, paie un oavmge sans titre. Cet Alphidius ne nous est pas aatremeat connu, si tant est qa*il existe.

413 HISTOIRR DE LA. MÉDECINE ÀHABB. — UVltfi RUITIÈMB.

On (lit qu'Alfonso fit venir de Tolède Âben Ragfel et Alchibicius, qu'il appelait ses maîtres ; deSéville^ Aben Moassa (YehoadaJ et Mohammed ; de Cordoue^ Joseph ben Ali, et Jacob Abencena; plus de Gascogne et de Paris, une cinquantaine d'autres savants.

Il leur proposa d'abord la traduction du Tetrabiblon de Ptolémée» et les réunit dans le palais de la Galiana près de Tolède, présidant leurs réunions, ou se faisant remplacer par Aben Rag'el et Alquibicius. De Tannée 1218 à Tannée 1262, ces savants se livrèrent à l'étude et à Tobservation des astres, puis Alfonse les renvoya contents et enrichis, leur accordant, soit des sommes d'argent, soit des exeinptiops d'impôts pour eux et leurs héritiers, dont les titres se conservèrent à Tolède.

Quant aux Tables Alfonsines^ il nous suffira de les avoir indiquées.

On sait que l'astronomie, telle qu'on pouvait la connaître alors, ne satisfit pas Alfonse, et qu'il se prit à dire que si Dieu Tavait consulté pour Tétablissement du système céleste, il y aurait mis plus de simplicité. Noua allons maintenant passer en revue ses collaborateurs sur lesquels qou4 avons obtenu des renseignements.

De ces traducteurs, les uns rendaient en castillan ce que les autres faisaient passer en latin.

JUDAS FILS DE MOlSE.

Judas fils de MoYso, dit El Cohen ou le prêtre, dit aussi le Fakih ou le docteur de Cordoue, fut le plus laborieux des traducteurs de l'arabe en castillan. Jourdain Ta dédoublé et en a fait deux personnages.

Judas traduisit d'abord le Tetrabiblon de Ptolémée de concert avec Samuel, et cette traduction fut mise en latin par Egidius de Tébaldis et Alvarès.

En même temps que le texte, on traduisit le commentaire d'Ali ben Rodhouan. Il en existe au n" 7321 de la Bibliothèque nationale une traduction française, dont bous citerons quelques lignes, tirées du prologue.

JUDAS FILS DE MoYSB. AVA

« Lo aî mis on bon et plain latin par le commandement de haut et puissant prince monseigrneur Alphonse, roy des Romains et de Castille. Et je supplie à Dieu le père qu'il me doint pouvoir à ouvrir la voie de droiture, vu que Messire Alphonse le haut roy des Romains ayma moult et honnoura la science et tous ceux qui en savaient, et enquist par toutes terres et par tous climats du monde toutes les sciences de toutes gens et de tous langaiges, et il les fit devant lui translater de arable en espaignol, et lui ainsi comme maître de toutes sciences et de toutes vertus par sa propre considération a renouvelé moult de choses proufitables et a commencé h ordonner moult de livres et moult de sentences des saiges anciens et leurs paroles qui gisaient ça et la perdues. >

Antonio cite un ouvrage d*Ali ben Ragel traduit aussi par le concours de Juda et d*Egidius. C'est évidemment celui qui existe au n"* 7317 de Paris sous ce titre : Liber magnus et completus quem AlyAben Ragel composuit de judiciis astrologis, quem Ihuda fîlius Musa précepte dni Alionsi romano« rum et castili» régis illustris transtulit de arabico in yspanicum ydioma, et quem Egidius de Teboldis aulœ imperialis notarius una cum Petro de Regio ipsius aulœ pronotarius transtulit in latinum.

Nous trouvons dans Antonio un titre : Du jugement des étoiles traduit par Juda, qui est sans doute le même que le précédent ouvrage.

Antonio lui attribue aussi la traduction des Etoiles fixes d'Abou Hazen (Alhassen ?) et le livre des Armilles, qui fut traduit en latin par Guillaume Arremon et le clerc Daspazo» Tan 14 du règne d'Alfonse.

Nous trouvons encore un livre de la sphère rendu en latin par le même Daspazo.

Enfin le Livre des étoiles fixes d*Abou Hazen (probablement El Hassen ben Heitam) nous est donné comme ayant été traduit par le Rabbin Juda, qui est probablement Juda fils de Moyse.

444 HISTOIRE DE LA MÉDECINE ARABE. *- LIVRE HUITlI-lMB.

ABEN RAGEL EL ALKIBITIUS.

Nous avons vu qu'ils eurent la plus grande part dans les travaux commencés par Alphonse, qu'ils présidaient en son absence l'assemblée, mais nous ne trouvons citée aucune traduction sous leurs noms.

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