FERNAND DB TOLÈDE
Il traduisit les Tables d'Âzarchel avec le concours de Reualdo et de R. Abraham. (Bernard de Burgos).
Citons encore Garcias, interprète du roi, qui traduisit un livre des Pierres ; JeandeTolède, dont la Bodléienne possède un livre des Nativités, Jean de Messine, Jean de Crémone. Encore un mot sur Egidius. M. Boncompagni dans son mémoire sur Gérard de Crémone, p. 20, dit qu'on traduisit en espagnol l'Almageste et que Frédéric II en fit faire sur cette version une traduction latine. Nous lisons dans le n"* 7266 do Paris, en caractères assez peu lisibles, qu'une traduction de l'Almageste fut faite par un juif de Tolède, Robertus ?
Parmi les ouvrages traduits, dont nous ignorons les tra^ ducteurs, Antonio cite Albateni et Avicennc, et peut-être Eben Aflah et Moslema. Antonio cite encore Raymond Mar-
ÉllBNKB d'antiocub. 443
tin» l'auteur du Pugio fidei, comme savant en arabe, en hébreu et en syriaque, Nipba de Séville, comme ayant traduit Alfargan, et Jean-André de Séville, musulman converti comme ayant écrit contre le Coran.
En sommet les matériaux font défaut pour faire un inventaire sérieux et complet des traductions commandées par Alfonse.
ETIENNE D ANflOCHE.
Les quelques renseigrnements que nous avons sur lui sont tirés de la traduction qu'il nous a laissée et qui date du commencement du XII* siècle. Il nous apprend qu'il habitait Antioche, et qu'il cultivait la philosophie.
Tel est le prologrue de cette traduction : Prologus Stephani philosophiœ discipull in libro qui dicitur Refifalis dispositio. Nous lisons à la fin : Finit sermo quintus secundœ partis Libri completi artia medicinie qui dicitur Regalis disposition quem sapientiasimus Haly tiliusAbbas discipulus Abi Meher Moysi filii seiar composuit. Ipsum autem ex ara* bico in latinum transtulit sermonem Stephanus philosophise discipulus in Antiochia, Anno domini passionis II27.
On voit que le titre du Maleky, le royal, d'Aly ben el Abbas, n'est pas strictement rendu.
Nous savons déjà que le Maleky avait été traduit par Constantin, qui publia sa traduction sous le titre de Pante-gni, sans en déclarer la provenance.
Mous avons comparé les deux traductions et nous y avons trouvé des diflférences, des suppressions, des transpositions, des additions, etc.
Dès le début se présente une dissemblance très notable.
Constantin a mutilé le remarquable morceau d'introduction, où l'auteur, passant en revue les plus illustres de ses devanciers, signale les défauts ou les lacunes de leurs ouvrages, ce qui l'a engagé â composer un traité complet et méthodique de la science médicale.
Pour mieux faire ressortir cette mutilation et le plagiat do Constantin, sous le nom duquel se produisit le Pantegui,
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Darembergf a mis en regard les deux traductions. (Archives des Missions scientifiques), sans donner toutefois ce morceau intégralement.
La revue historique d'Aly ben el Âbbas fait défaut dans le Pantegni. Par contre Constantin ajouté de son crû la liste des XYI livres de Galien, arrangés pour l'enseigruement par les Alexandrins.
Si l'on compare les deux traductions au point de vue de leur valeur, on est conduit à donner la préférence à celle de Constantin.
Dans les passages reproduits par Daremberg* on peut déjà signaler des fautes dans la traduction d'Etienne. AIj ben Abbas ditHippocrate le prince, imam, de la science. Etienne s'est mépris sur ce mot, et rend ainsi la phrase où il se trouvé : Hippocras qui ante hanc artem fuisse perhibetur. Cons* tan tin dit simplement mais plus justement : Hippocratem in hac arte maximum.
Un peu plus loin on s'étonne de voir l'Irak et la Perse rendus dans Etienne par Harac et Fercsie,
Les termes techniques sont mieux rendus par Constantin. On remarque particulièrement de meilleurs équivalents à propos des médicaments simples, on ne doit pas s'en étonner. Constantin devait mieux posséder l'arabe qu*Etienne« Il était au Mont-Cassin dans de meilleures conditions qu'à Antioche. Enfin la médecine avait été l'occupation de sa vie.
La Regalis dispositio fut imprimée à Venise en I402| et à Lyon en 1523.