‹ Histoire de la médecine arabe (volume 3)Chapitre 162 sur 165 · TOME u · texte numérisé non relu

TOME u

necessarium est, nous semble représenter le commentaire d*Ali ben Ahmed sur l'Algèbre d'Abou Kamel, dont d*Hcrbelot a pris le nom pour le titre de Touvragre. (1)

Au P* 71 du Ms. 7377 A commence le passage susdit. An f* Ô3, nous trouvons une coupure avec ces mots : Gloria sit soli creatori. Nous ne pouvons voir là un explicita par Is raison qu'on lit immédiatement après :

Dixit Abu Gamel Ssagia filius Ibrahim aggregator istius libri, exposuimus quse indigent expositione in eo qaod est occultum ex computatione restaurationis oppositionisCeldjehr ou el mouqabela).

Au f* 97 se trou\'^ une lacune. Au f 101 nous lisons : Monstrabitur ex eo quod dixit Abuqamel in tertia parte libri geberi et almugabala, etc., ce qui nous semble accuser un commentaire. On lit ensuite, f 148, Hic repetimns de numeris proportionalibus, puis: Capitnlum de emendo et yendendo, etc.

Nous pensons que le traducteur latin n'est autre que Savasorda, et telles sont les raisons de notre manière de voir.

Nous trouvons au n° 7306 de la B. nationale un traité d'astrologie traduit par ce même Savasorda, et nous lisons à Texplicit, assez mal écrit, du reste : Liber electîonum ho* rarum laudabilium editione haly filii Ahmed Hambrany translatus de arabico in latinum in civitate ? Barchinona ab Abrahamo Judeo qui dicitur Savasorda. Le traité des Elec* tions se retrouve aux n" 7346, 7440 et 16,204.

L'identité de provenance des deux ouvrages traduits, dont l'auteur est Aly ben Ahmed, porte naturellement à admettre l'unité du traducteur.

Libei' atigmenti et diminutionis*

Tel est le titre complet de cet ouvrage, que l'on trouve aussi dans les n""' 7266, 7377 et 9335 : Liber augmenti et di-

(1) Il dit autre part que le premier livre d'Âlgibre ftit écrit |»r Kamel Shagia ben AalttD»

TRAITÉ li*ALUKUn£. — TRAITÉ D*ARlTHIIÉTigUC. 515

mimitionis vocatus numeratio divinatioiiis ex eo quod >sh pientes indi posucriint, quem Abraham compilavit etsecuudum librum qui indorum dictus est composuit.

Cet écrit, dont se sont occupés Libri et M. Ghasles, contient des problèmes qui peuvent se résoudre par l'arithmétique aussi bien par Valgfèbre. M. Chasies fait observer que Libri lui a accordé le titre d'algèbre, alors qu'il le refuse Ix Touvraffe de Diophaute.

Quelques citations donneront une idée des problèmes traités.

Tels sont les principaux chapitres : de censibus, de negotiatione, de donationibus, de pomis, de cambitione^ etc.

Tel est un problème : Est census de quo ejus tertia dempta et quarta fuit octo quod remansit. Quid est ejus census.

Que cet ouvrage soit une compilation» il n'en procède pas moins de Tarabe. Le traducteur Abraham est évidemment Savasorda.

Traité anonijine dC Algèbre.

C'est ici le lieu de parler d'un Traité d'algèbre anonyme» découvert dans le n"* 400G du Vatican, publié par M. Boncompagui dans son mémoire sur Gérard de Crémone.

Tel est rincipit de cet opuscule :

Incipit Liber qui secundum arabes vocatur algebra et al« mucabala et apud nos Liber restaorationis nominatur, et fuit trauslatus a magistro Gerardo Cremonensi de arabico in latinum.

Tel est le début: Unitas est principium numerl, etc.

Cette traduction, dit M. Boncompagni, vient encore à l'appui de la thèse rioutenue par M. Chasies contre M. Libri, sur l'époque où l'algèbre s'est introduite en Europe.

Traité d^ Arithmétique.

Nous placerons ici la traduction, par O'Creath, d'an Traité d'arithmétique anonyme.

516 HISTOIRE DE LA MÂOECINE ABABE. — LIVRB UUITl&MB.

ALHACEN (eBN EL HEITSAM).

Nous nous sommes précédemment assez étendu sur la personne et sur les écrits d*Ebn el Heitsam pour que nous ayons à y revenir ici.

Nous rappellerons seulement l'obscurité dans laquelle il est resté jusqu'à ces derniers temps, et l'ig^norance où l'on était de son identité avec l'auteur de la Perspective et des Crépuscules, Alhacen.

Cette identité a été méconnue même par Wilstenfeld, quK dans son article d'Ebn el Heitsam, n'a soug-é nullement s l'Alhacen du moyen âge.

On sait que son ouvrage le plus important, celui qui a popularisé son nom dans l'Occident, le traité de la Perspective, H été publié par Risner, et que l'on a fait honneur de la traduction latine tantôt à Risner, tantôt à Yitellion. Nous avons déjà démontré Terreur de cette attribution, erreur partagée par maint savant et maint orientaliste. Il y a plus. Dans sa notice de la biographie Michaud, Jourdain donne comme traducteur Risner, et dans ses Recherches Gérard de Crémone.

Jusqu'à présent, le fait que Gérard avait traduit les Cré-puscules faisait présumer qu'il avait aussi traduit la Perspective. Nous avons découvert un fait qui nous paraît appuyer cette manière de voir. Alpetragius, qui mourut au commencement du XIIP siècle, a composé un traité de Pers* pective, où il dit que celui d'Al Hacen était déjà connu des Latins : < Nam licet perspectiva Alhacen sit in usa aliquorum sapientum latinorum. » Qui pouvait avoir fait cette traduction, sinon Gérard de Crémone ?

Le nom de Gérard est formellement attaché à la traduction des Crépuscules. On trouve quelquefois le titre de cet écrit donné sous cette forme, altération sans doute d'Abou AU Mohammed : Liber Abhomadi melfegeir (lisez in elfcdjer, l'aurore) de crepusculis.

ABOUL CA66BM. — AR2ACHF.L. 517

ABOUL CASSEM EBN ESSOFFAR.

Dans son travail sur Platon de Tibur, M. Boncompagni en cite une traduction qui existerait au n^ 300 du Vatican, sous le titre Liber Abu Alcaaim in operibus astrolabii. Elle est précédée d'une dédicace de Platon à sou ami Joannem Da^ vid^ peut-être Aven Daoud ou Jean de Séville, où il vante le traité de Tastrolabe Abu alcasin filis asafar.

Nous connaissons déjà un astronome espagnol de ce nom» Aboul Gassem cbn Essoffar, un des disciples de Moslema, qui composa précisément un traité de l'astrolabe et dont le frère était réputé comme Touvrier le plus habile dans la fabrication do cet instrument.

Le texte d*Ebn Abi Ossaïbiah, qui fait Téloge du traité, Kitab p, al amel bel asterlab, répond bien à la traduction lutine du titre.

Moslema étant mort en 1007, Ebn Essoffar vivait dans la première moitié du XI' siècle.

Page 1