‹ Histoire de la médecine arabe (volume 3)Chapitre 88 sur 165 · HUSSEIN BEN MOHAMMED · texte numérisé non relu

HUSSEIN BEN MOHAMMED

On a de lui, uu n* 151 de l'ancien fonds, un traite des poisons composé en l'année {MVi (1553.

328 insTOiRU de j.x médecine auaub. — livra septième.

ALY SULTAN THABIB EL KHORASSANY.

Nous avons de lui, à Paris, n** 153 de l'ancien fonds, et à Leyde, n* 1392, un Traité sommaire de médecine intitulé Destour el Ilâdj, Règle du Traitement. C'est un compendium qui occupe les 228 premiers folios du Ms. de Paris.

Nous avons, jusqu'à présent, une difficulté sur l'époque où vécut l'auteur et le prince auquel son livre fut dédié. En tête du Ms. de Paris se lit une note, qui donne Touvragre di-visé en deux parties, et composé par ordre d'Obéid ben Mahmoud, le 4° des Uzbeks, (qui mourut en 1539). On ajoute que l'auteur vivait à Samarcande, au service de Khodja Khan, le deuxième des Uzbecks.

D'autre part, le catalog-ue de Leyde nous donne le Destour el Iladj comme dédié au Sultan Abou Saïd Bahador Khan, (de la race de Geng'iskhan) qui rég-na de Tannée 716 à l'annco 7;J0 (ce qui répond à nos années 1316 et 1335).

Nous croyons avoir peut-être saisi la cause de cette diverg-ence.

Nous admettons, jusqu'à présent, que le Ms. de Leyde est dans la vérité. ^

En tout cas, il y^a une erreur dans la note du Ms. de Paris. On nous donne Touvrage comme divisé en doux parties, ce qui est une erreur. Ce n'est pas le Destour qui est divisé en deu.x parties, mais bien le Ms. 153. Ce Ms. se compose de 357 feuilles, et le Destour ne va que jusqu'au f* 228. Nous trouvons ensuite un autre opuscule dont l'auteur est Youscf ben Mohammed ben Yousef Etthabib, que nous connaissons d'autre part. Ce serait peut-être à lui qu'il faudrait appliquer ce que la note dit d'Aly Sultan. Nous nous occuperons de cette difficulté et nous en ferons l'objet d'une note supplémentaire.

LRS 9I)%CLBS DR DfiOADBNOB — LA PBRSB. .^29

IMAD BDDIN MAHMOUD CHIRAZY.

MOHAMMED HAMAOUY IKZDY.

MODHAFER BEN MOHAMMED HOSSEINY CHAFAY.

La Bibliothèque de Leyde, sons le n« 1401, et celle de Leipsick sous le n* 367, contienneut un manuscrit persan de Mohammed el Hamaouy dans lequel il est question du café, du thé, du bézoard et de la squine, djoubchini.

L'auteur nous apprend que la squine bien que répandue en Perse au commencement du IK* siècle de Thégire, 1494 de notre ère, n'avait pas encore fait le sujet d'un livre> sinon de la part de son maître Imad eddin, et on nous dit qu'elle était employée contre la syphilis, Atecheq.

D'autre part, dans VAcrabadin Chefaî de Modhafer, qui n'est autre que l'original de la pharmacopée persane du frère Ange, nous trouvons, au n* 909, une formule où se trouve la squine, donnée comme de son maître Imad eddin. Le n* 305 est également consacré à une formule contre la syphilis, de la même provenance.

N'ayant pas de données historiques précUes sur Imad ed* din, nous devons chercher à lui assigner une date en rappelant ce qu'en dit son disciple Mohammed Hamaouy.

Nous lisons donc chez Mohammed Hamaouy que la squine était connue en Perse au commencement du IX* siècle do riiégire, et qu'Imad eddin est le premier qui en ait parlé. Le n* 32 de Copenhague contient un traité de la squine par Mahmoud ben Masoud, qui nous paraît identique avec Imad eddin. Ce même volume contient sur la squine un extrait du Tohfat el Moumenin de Mohammed Moumen, qui nous est donné comme appartenant au XVP siècle de notre ère. Imad eddin l'ayant devancé dans la mention de la squine, on doit le placer au commencement du XVI* siècle.

Quant b Mohammed Hamaouy, nous ne le connaissons que par l'opuscule sur le thé« le bézoard, le café et la squine. Cet écrite où sont mentionnéos en partie pour la première

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fois trois substances aussi importantes que le thé, le café et lasquine, nous paraît recommander suffisamment le nom de Mohammed Hamaouy, pour qu'il soit tiré de l'oubli.

Quant & Modhafer ben Mohammed Hosseiny Ghafaï, nous avons de lui, dans les Bibliothèques de Paris et de Copenhague, un traité intitulé Acrabadin Chefaï qui est un formulaire, où les médicaments composés sont traités par ordre alphabétique. Ce formulaire n'est autre chose que l'original persan dont la traduction latine a été publiée sous le titre de Pharmacopea persica par le père Ange de St-Joseph. Comme nous devons parler plus tard de cette traduction, nous n'en dirons pas davantage ici sur l'Âcrabadin Chefaï.

L*Âcrabadin Chefaï existe aussi à Munich, n^ 343.

MOHAMMED MOUMEN IIOSSEINY, DIT THABIB MOUMENA.

Il nous est connu par un traité qui porte le titre de Tohfat el Moumenin^ et qui existe à Paris, à Leyde, à Copenhague et à Munich, n''*34l et 342. Ce dernier Ms.nous donne les renseignements suivants : Mohammed acheva ce livre, que son père Mir Muhr ezzeman Tin Kobeti Deilemi avait commencé dans le XY P siècle de notre ère, d'après les écrits des Arabes et des Indiens, mais surtout d'après l'Iktiarat Bediaï (de Zein el Attar). L'ouvrage était dédié à un prince de Delhi auquel l'auteur devait de la reconnaissance*

Le Tohfat el Moumenin, Présent aux musulmans^ est un traité des médicaments simples et composés. On y voit avec un certain étonnement un grand nombre de termes berbères empruntés nécessairement à Ebn el Beilhâr et de termes grecs. Parmi les premiers, nous citerons VAthrilal, Ptycotis verticillata, VAmliles, Rhammus alaterna, le Tasemmoumt^ Oxalis acetosella. Parmi les seconds, le nymphéa, Tammi, la vigne ounouforoa ; les sauterelles, acrides ; le colchique, efemeron. Nous pensons que cet ouvrage est le môme que M. Schlimmer cite sous le nom deTohfa comme actuellement consulté en Perse. Nous avons vu qu'il parle aussi de la squine. Le Tohfat el Moumenin a été imprimé à Delhy en

LES 8IÈCLBS DE DftOADBNCB. — LA PBRSB. <tôl

FERICHTAII.

Mohammed Gassem Férichtah, l'historien de Tlnde, qui vivait au XVII* siècle de notreère, cultivait aussi la médecine. La Bibliothèque de Copenhague possède de lui, sous le n^ 22, un traité de médecine intitulé Destour el athibba, Règle des médecins, ouvrage pour lequel Tauteurdit avoir surtout consulté les Indiens. Il est divisé en introduction, trois cha* pitres et un épilogue.

Dans rintroduction, il est question des éléments, des humeurs, etc.

Le premier livre traite des médicaments simples et des aliments. Le deuxième de médicaments composés.

Le troisième du traitement.

L'épilogue traite des condiments.

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