‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 187 sur 241 · MICHEL 3C0T · texte numérisé non relu

MICHEL 3C0T

Traité de l'âme, n° 4 de Pits. Nous en connaissons déjà l'incipit. L'explicit donne également Michel Scot comme traducteur. La ligne donnée par Pits est le commencement du commentaire. Au n° 10,151, ancien 932, on trouve, avant le même commentaire, une traduction double.

Jourdain et M. Renan pensent que les ouvrages inscrits aux nos suivants peuvent être considérés comme traduits par Michel Scot, par la raison qu'on les rencontre généralement, après les derniers cités, dans les manuscrits. M. Hauréau reste dans le doute.

On s'accorde encore à attribuer à Michel Scot la traduction du traité d'Averroès connu sous le nom de Substantiel orbis, de Orbe, de Compositionc corporis celeslis. On le trouve au n° 16,151, sous ces deux derniers titres.

M. Renan incline aussi à croire que l'on peut accorder à Michel Scot la traduction des commentaires sur la Physique et la Métaphysique.

A propos du livre des Météores, Jourdain pense que Michel Scot n'en aurait traduit que le IVe livre, M. Renan croit, au contraire, qu'il a traduit les quatre, qui se trouvent dans un Ms. de Venise. N'aurions-nous pas cette traduction dans le n° 16,197, ancien 954, qui la dit faite à Tolède en 1260 ?

Jourdain n'a pas de renseignements sur les nos de 12 à 16.

Nous en avons trouvés quelques-uns et M. Hauréau nous en fournira d'autres.

Le Ms. 14,070 contient deux de ces écrits.

Tractatus Michaelis Scoti de notitia conjunctionis mundi terrestris cum cœlesti. Il peut répondre au n° 13.

Tractatus Michaelis Scoti de presagiis stellarum. On peut y voir le n° 15.

Quant au traité DeChiromantia, M. Hauréau nous apprend qu'il a été imprimé plusieurs fois.

Daunou aurait compté 18 éditions du Traité de la physionomie, dit aussi De Secretis naturœ.

Pour clore cette catégorie, nous citerons trois ouvrages mentionnés dans Lenglet-Dufresnoy, comme de Michel Scot.

Mensa philosophica.

De sole et lima.

On y trouve aussi mention du De secretis nàturse.

Nous arrivons maintenant au Livre des animaux, l'une des traductions dont on s'est le plus occupé.

Et d'abord cette traduction est double. Michel Scot n'a pas seulement traduit l'ouvrage d'Aristote, mais aussi l'abrégé qu'en a fait Avicenne.

On sait que les Arabes n'ont formé qu'un seul groupe des écrits d'Aristote sur les animaux, qu'ils font suivre l'Histoire des Parties et de la Génération, ce qui leur constitue un ensemble de XIX livres. C'est cet ensemble qu'a traduit Michel Scot.

Camus a fait de cette traduction l'objet d'un mémoire inséré dans le tome VI des Notices et extraits. Ce travail, bien que l'auteur ignorât les langues orientales, n'en est pas moins remarquable et accuse de la sagacité : on peut s'étonner qu'il n'ait pas été cité à l'article Michel Scot de la Biographie Didot.

Rappelons d'abord quelques réflexions de Camus tant sur les traductions du grec en arabe que sur celles de l'arabe en latin.

« Il s'est conservé peu de manuscrits syriaques relativement aux manuscrits arabes, ce qui fait clouter que ces traductions aient été aussi fréquentes que d'autres l'assurent, et que beaucoup de traductions arabes aient été faites d'après le syriaque. »

Arrivant à notre époque il dit : « Si l'on n'y manquait pas absolument de manuscrits grecs, au moins fallait-il qu'ils y aient été moins connus, ou enfin que l'on trouvât plus facilement des hommes versés dans l'hébreu que dans le grec. Il paraît môme que l'on donnait quelque préférence aux traductions faites d'après les traductions orientales. »

Camus incline à croire que la traduction des Animaux d'Aristote a été faite d'après l'hébreu. Il y a bien, dit-il, des vestiges arabe,;, mais ils n'excluent pas le passage par l'hébreu.

Camus cite à l'appui de son opinion un passage du 1" livre oîi il es1 question de l'anatomie du membre inférieur. Ou

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