‹ Histoire de la médecine arabe (volume 4)Chapitre 192 sur 241 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

par l'ambition et l'avidité du roi de Naples, qui, d'ailleurs, réclamait un ancien tribut tombé en désuétude.

Cette traduction est représentée à la Bibliothèque nationale, sous le n° 6912, par cinq magmifiques volumes in-folio, magistralement écrits et richement illustrés. On lit à la fin du Ve : Explicit translatio libri el hauy in medicina compilai par Mahumed bizaccaria el Raz}% facta de mandato excellentissimi régis Karoli, gioriœ g'entis christianse, coronœ filiorum baptismatis et luminis peritorum, per manus magistri Ferragii Judei rilii magistri Salem de AgTeg'ento, devoti interpretis ejus... die lune XIIIe februarii VII indictionum, apud Neapolim.

C'est donc en 1279 que Ferragius le juif, fils de maître Salem, d'Ag-rig'ente, acheva la traduction du Continent, dans la ville de Naples. Charles d'Anjou était encore, à cette époque, dans la plénitude de sa fortune.

Telle est cette traduction, la plus importante de toutes pour l'histoire de la médecine, et malheureusement celle où les noms propres sont le plus altérés, à ce point que le même se reproduit souvent sous dix formes différentes. Il faut aller aux Simples de Sérapion pour trouver un pareil désordre. Le Continent a eu quatre éditions.

La seconde traduction est celle du Taqouïm el Abdan, d'Abou Ali lahya ben Djezla, dont le nom se trouve défig-uré sous la forme Buhu Aliha byn Gezla, ou Buhu hylyha.

Bans l'édition imprimée, on trouve une sorte d'entrée en matière donnée comme de l'auteur, bien que la moindre réflexion fasse comprendre son caractère équivoque. Ebn Djezla y est donné comme le médecin du roi Charles, ou plutôt l'ouvrage comme lui étant destiné et une note marginale porte : Caroli mag*ni decretum. Nous voyons aussi dans cet avant-propos que la traduction est faite sur l'invitation du même prince parle juif Fcrrag-us, permagistrum Ferrag-uin Judeum fidelem ejus. L'absence de noms propres rend cette traduction moins rebutante que celle du Continent.

Nous pensons que l'on pourrait attribuer à Forragais la traduction du Tûcouïm essahha d'Eben Botlan, imprimée aussi a Strasbourg", sous Le titre Tacuini Banitatis Elluchasém

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