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renthèses que le père Ange parle de cette traduction. C'est encore incidemment et aussi brièvement que possible qu'il parle de l'auteur. Le cloute reste donc permis.
Quoi qu'il en soit, nous avons collationné la pharmacopée persane avec le Carabadin Chefaï, et nous n'avons rencontré que de légères différences, quelques interversions, des préparations qui manquaient dans l'original ou dans la traduction.
Les préparations sont classées par ordre alphabétique.
Nous signalerons quelques préparations contre la syphilis, dont deux manquent dans le Ms. de Paris. Elles contiennent, entre autres substances, du mercure et du gaïac, et l'on y remarque avec étonnement l'absence de la squine. Elle se présente au n° 999 dans une formule aphrodisiaque, virilem potentiam fovet. Une autre formule du même genre se retrouve au n° 954. On voit que le traducteur a cru devoir sacrifier aux exigences locales.
A propos du Mal de Naples, on lit dans le Gazophylacium :
« Les auteurs arabes modernes l'appellent mal français, Abla franqui. Quant à moi je l'appelle le mal persan ou le mal turc, car à peine trouverait-on là une personne entre mille qui n'en ait quelque symptôme. »
La formule de la squine est donnée comme provenant du maître de l'auteur, Imad eddin.
En somme, la traduction est bonne, malgré quelques défectuosités. Ainsi au n° 270, ad tumorem uteri devrait être rendu par descente de l'utérus, et ailleurs gonorrhea, seraat anzal, par éjaculation prématurée, etc.
Nous dirons un mot du Gazophylacium. A partir de la lettre G, des notes sont insérées ça et là* Au mot Médecine, l'auteur dit que la médecine persane est purement galénique, et il cite parmi les livres en circulation le Khouaresm Chahi, l'Abrégé de Jousefi, les Propriétés de Mansour. A l'article Mathématiques, il dit qu'elles sont beaucoup cultivées, et il cite entre « un nombre infini de livres, » ceux d'Euclide, d'Apollonius de Perge* de Héron, d'Aboul Ouéfa, d'El Kouhy, d'El Faraby* de Ptolémée* d'El Hassen, d'Ebn el
Chathir, de Nassir eddin Ettoussy, d'Oloug* beg, de Cothob eddiu Chirazy. Il cite une pluie d'aérolithes, abondantes et volumineuses, à Chiras en 1667. Il parle du cale comme réfrigérant, et cependant il le conseille aux phlegmatiques. Il dit aussi qu'il convient aux personnes qui professent la chasteté.
Les Traductions de l'Arabe en Grec.
Il est encore une classe de traductions de l'arabe, qui pour être les moins nombreuses, n'en sont pas les moins intéressantes. Nous voulons parler de celles en grec.
Bien qu'elles ne rentrent pas dans notre cadre, nous devons cependant en parler sommairement, comme d'un témoignage de l'extension que prit le mouvement scientifique émané de Bagdad, d'autant que la plus grande partie ont trait à la médecine. C'est assurément un des faits les plus curieux des annales scientifiques de voir le grec reprendre a son tour ce que l'arabe lui avait emprunté.
La plupart de nos grandes bibliothèques contiennent de ces traductions.
La plus répandue est celle du Viatique d'Ebn Eddjezzar, connue en grec sous le nom d'Ephodcs. C'est une histoire très compliquée que celle de cette traduction.
Elle est donnée comme l'œuvre de Constantin dit Asyncreton, de Reggïo ou de Memphis.
On a considéré ce mot Asyncrcton comme une altération d'à sccretis, le secrétaire.
Bans ce Constantin on voit généralement Constantin l'Africain, ce que n'admet pas Daremberg, qui ne lui accorde pas la connaissance du grec.
Il est une autre difficulté. Cette traduction a-t-elle été faite d'après l'arabe ou d'après le latin? Ce qui semblerait militer en faveur de cette dernière hypothèse, c'est que l'auteur des Ëphodes n'est pus identiquement donné dans les divers manuscrits, ainsi qu'il en est pour le Viatique.
La plupart des manuscrits donnent comme auteur Ebn