AUTEURS CITÉS DANS LE CONTINENT DE RAZKS
cancer, de la hernie, de l’opération de la taille. La description du catéther et de .son mode d’emploi lui est empruntée in extenso. Nous n’avons pas rencontré le titre d’un livre. Nous croyons aussi devoir rapporter à Antyllus une citation mal écrite sous la forme Anthiloits.
ATIII.-AOUS, .AÉTIÜS ?
On trouve ce nom assez fréquemment cité, parfois avec l’addition d'Ehn fils de, soit Ebn Thalaous, et nous trouvons dans le latin tantôt Thalaus, tantôt Filius ïhalai. Les citations ont trait aux ophthalmies, aux vomissements, aux hernies, aux squirrhes, aux scrophules, aux tumeurs œdémateuses, etc. A propos de l’affection cholérique, liidha, nous lisons; Du livre attribué aussi à Galien, contre cette affection ; si l’on remarque une altération des aliments dans l’estomac, etc. Nous n’avons pu jusqu’à présent vérifier si ces pages peuvent se retrouver dans Aétius, mais nous inclinerions à croire que ce nom a pu, par une série de dégradations dont nous avons plusieurs exemples dans la technologie arabe, arriver à la forme définitive Athlaous.
Nous pouvons citer, par exemple, Apollonius de Tyane qui s’est converti en Balinas, le Pont-Euxin qui, de Ponthos, s’est transformé en Nithech, etc. Toutefois, il y a certaines mentions d’Aétiusoùil est plus facile de le reconnaître, d’autant plus qu’il porte souvent l’épithète El Amdy.
Nous le trouvons aussi mentionné par Ebn Abi Ossaïbiah parmi la foule des médecins de l’école d’Alexandrie. (1)
Dans un traité d’oculistique anonyme, cpui figure actuellement à TEscurial sous le n» 894, nous trouvons une citation d’Ebn Thalaous et une autre d’El Amdy. Quoi qu’il en soit, il est positif qu’ Aétius a été traduit en arabe. Nous en avons trouvé dernièrement, à l’Escurial, l’assertion formelle dans le Traité des Pierres d’El Birouny.
(1) Nous devons dire qu’Ebn Abi Ossaïbiah cite Ebn Thalaous ou Barthalaous, quelques lignes avant Aétius ; mais cette partie de son livre est bien confuse.
2G0 HISTOIRE DE La médecine arabe. ~ LIVRE DEUXIÈME.
A propos du diamant il y est dit : Du traité d’Athious el Amdy, qui a été traduit en arabe par.... Le nom de l’auteur se trouve malheureusement mal écrit et indéchiffrable, mais il n’en reste pas moins acquis qu’il s’agit ici d’Aétius d’Amide. D’autres que nous avaient déjà songé sans doute à retrouver Aétius chez Razès, attendu que nous lisons dans l’informe compilation d’Amoreux, que Razès a emprunté beaucoup à Aétius : mais nous ignorons à quelle source a puisé Amoreux.