LE-} LIVRES ET RECUEILS
et le livre sur l'œil par domandes et par réponses, ün trouve pîireillement cités dans le Breviarium de Jean fils de Sérapion les Oculistes de Bagdad.
Expériences des hôpitaux.
Ce livre est souvent cité surtout pour les faits de cliirurgie ; on trouve aussi bien souvent ; les chirurgiens, nos collègues (les hôpitaux. Enfin Raüès cite beaucoup d’observations qui lui sont propres.
El Khouzy et cl Fa'ik.
Voilà deux noms par lesquels nous terminerons, et nous avouerons humblement n’être pas fixé à leur égard. Faudraitil voir dans le premier Mésué le père ? Nous inclinerions a voir dans le second îlippocrate, par la raison seule que Galien, dans son commentaire sur les Septénaires, lui donne souvent cette qualification.
Nous avons relevé une cimpuantaine de citations relatives à El Khouz dans la traduction latine du Continent, mais on en rencontre aussi ailleurs. Sérapion l’ancien nous en a • donné 3, Sérapion le Jeune 26, Mesué 8, Ebn el Beithàr 44, Avicenne 13 et le Tedkira de Soueïdy un assez grand nombre.
Le fait de la citation d’El Khouzpar Sérapion l’ancien nous reporte aux premiers temps de la médecine arabe, c’e.st-àdire au commencement du IX® siècle de notre ère. C’est la ce qu’il y a de plus important et de plus positif. Les citations sont absolument sèches, et en dehors d’elles, nous ne trouvons aucun autre renseignement.
Le nom lui-même a des variantes. Le texte d’Ebn el Beithar et ce que nous avons parcouru de celui du Continent donnent presque toujours El Khouz, mais parfois El Khouzy. Cette dernière forme compte pour un tiers dans la traduction latine de Razès. Chez Avicenne on UtElKhouzyetElKanzy, mais ici on ne sait pas si l’on a affaire à un qualificatif ou à un substantif. Chez Soueïdy on trouve toujours El Khouz. La traduction hébraïque des Simples de Sérapion donne toujours El Khouzy. (RLes traductions latines des deux Sérapion et
(l) N* Ï187 du fonds hébreu, méconnu pnr le catalogne.
deMesué donnent constamment lÆ’ZZ-anîi, d’où l’on poumü | conclure qu’elles ont été faites sur l’hébreu.
Autre clio.se. La traduction latine de Razès présente quelquefois di^erimt au lieu de dixit El Khuz, et le texte arabe légitime cette traduction. On lit pareillement chez Ebn el Beithar, et cela assez souvent, qualet, au lieu de quai, ce qui concorde avec la traduction de Razès. Ce fait, la forme dominante ElKhouz, l’absence d’indications caractéristiques ! d’un personnage sembleraient autoriser à voir dans ElKhouz les doctrines de l’école de Djondisabour, située dansleKhou- 1 zistan.
Les citations portent partout sur la matière médicale. Ou voit apparaître quelques substances nouvelles, ainsi le Boull, Œgle marmelos; le ïhabachir, concrétion du bambou, le Dioudar, le Guilandina bonduc, etc.
Traductions du Persan, du Chaldéen et de l’Indien.
Les Arabes ne s’adressèrent pas seulement à la littérature grecque, mais encore aux littératures de l’Orient. Si la moisson fut moins riche sur ce nouveau terrain, elle eut cependant son importance et mérite d’être signalée. Toutes les sciences profitèrent de ces emprunts, et particulièrement la médecine, les mathématiques et l’astronomie. Les relations rares jusqu’alors et peu connues de l’Orient avec l’Occident, prirent enfin de la consistance et, grâce aux Arabes, enrichirent le domaine de la science. L’Inde et la Perse fournirent un contingent considérable à la médecine, aux mathématiques et à l’astronomie, et la Chaldée livra de curieux documents sur l’histoire naturelle et l’agriculture des époques les plus reculées. Tous ces documents devaient bientôt passer des mains des Arabes aux nations de l’Occident qui, jusqu’alors, n’avaient guère connu de l’Orient que ses produits naturels.
Nous ignorons si les traductions du chaldéen furent provoquées ou spontanées.
Quant à celles du persan et de l’indien on ne saurait dou-