‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 112 sur 199 · CHAR.^K · texte numérisé non relu

CHAR.^K

C’est l’auteur indien le plus fréquemment cité par Razès. Nous reproduirons quelques citations.

Si les aliments se digèrent mal, si l’estomac esît lourd, sachez qu’il y a là un afflux de pituite : faites vomir avec une décoction de noix vomique, de moutaixlo et de poivre long.

Contre le tic facial, employer les sternutatoires.

Contre le hoquet, faire des affusions froides sur l’estomac.

Contre les calculs, administrer une préparation composée de graines de melon, de carthame, de safran et de lithospermon.

Cliarak donne le mode de préparation du suc de Lycium.

Il dit la noix métel tonique à la dose d’un mitsqual ; et la traduction latine s’est trompée en rendant par hermodactyle.

Le nom de Gharak est parfois écrit de manière à pouvoir se lire Susrud, mais dans la majorité des cas son nom est parfaitement lisible.

Dietz a mentionné dans ses Analecta plusieurs ouvrages de Charaka. Il cite entre autres un livre intitulé: Charaka

sanhita, qui n’a pas moins de 480 feuilles, et qui contiendraiti l’œuvre entière de Cliaraka. (1) ^

Nous pensons qu’il faut distinguer Charak de Cliauak, dont nous parlerons tout à l’heure.

QÜOLHOMAN.

C est après Charak, l’indien le plus fréquemment cité panioa

auteurs arabes. Nous avons en vain cherché le nom de Quolhoman dans les Analecta de Dietz.

Il conseille l’ammi comme digestif, ét le doronic comme carminatif.

Dans l’hydropisie il donne l’urine de chameau et l’emblic. Pour accélérer l’accouchement il prescrit des fumigations] avec le Costus. '

Ebn Beithar le cite à propos du Guilandina bonducella.j du Basilic, du Costus, du Musc, de la Banane. '' '

ATHRA.

C'est l’auteur le plus rarement cité,

Il conseille l’usage du lait dans la dysurie.

Il décrit la manière dont il faut s’y prendre pour administrer les lavements.

Nous pensons que cet auteur, qui est généralement cité avec l’épithète d’Indien, n’est pas différent de l’Athreyas, dont nous lisons la merveilleuse histoire dans les Analecta de Dietz. Athreyas aurait reçu d’Indra lui-même YAyuneda, ou la science de l-a vie, puis il aurait institué des écoles et formé des élèves qui recueillirent ses leçons. Elles furent rédigées, par Charaka, lequel vivait à l’époque où Vichnou existait sous la forme de poisson.

Ces récits fabuleux attestent au moins la haute antiquité

(1) Ebn Beithar ne donne que trois citations de Charak. A de 1 emblic, Charak l’appelle le roi des médicaments,

propos

DE LA MÉDECINE ET DES MÉDECINS DE l’iNDE. 287

de la médecine chez les Indiens, et rappellent l’Apollon et l’Esculape des Grecs.

Nous mentionnerons aussi quelques emprunts faits à des ■ ouvrages anonymes.

A propos du Cadi (Pandanus odoratissimus) nous trouvons cité un livre des noms indiens, sans douté des noms tecliniques particuliers à la médecine. On sait, d’après Razès, que le Cadi était, chez les Indiens, le spécifique réputé infaillible de la variole.

Contre le hoquet nous voyons recommandées les onctions sur l’épigastre avec le Castoreum.

Contre l’hémorrhagie on applique la poudre d’os de sèche.

Contre les calculs administrer la myrrhe.

Contre la diarrhée, chez les enfants, donner de la présure de lièvre : à, ceux qui pissent au lit donner de l’extrait de feuilles de cyprès.

Pour compléter nos renseignements sur la médecine des Indiens nous allons maintenant céder la parole à Ehn Abi Ossaïbiah.

KATKA ou KANKA.

Il compte au premier rang parmi les plus anciens et les plu.s éminents médecins de l’Inde. Il connaissait la médecine et les médicaments tant indigènes qu’exotiques. C’était un des hommes qui connaissaient le mieux l’univers, la disposition des sphères et les mouvements des astres. Ahou Macliar le dit un des plus grands astronomes de l’Inde. 'Tels sont ses écrits : Le Nemouzar, traité sur les âges; le Secret des naissances ; le grand et le petit Livre des conjonctions ; Compendium de médecine ; Livre du jugement ; Livre des origines du monde. — (On trouve aussi dans le Kitah el hokama une notice sur Kanka, reproduite par M. Sédillot.)

SiANDJAItAL.

Ce fut un des médecins de l’Inde les plus savants et les plus habiles, et en même temps un grand astronome. Il a

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écrit un grand livre sur les naissance.s. Quelques-uns prétendent que le nom de Sandjahal est un nom collectif qui représenterait différents auteurs ayant écrit sur la médecine et sur d’autres sujets, tels que Bakliar, Daker, Djabliar, Rahak, Ankar, Audi, Sakali, Djari. C’étaient des savants qui cultivaient en même temps la philosophie, la médecine et l’astronomie. Les Indiens recueillirent leurs écrits et on en a traduit beaucoup en arabe. C’est ainsi que j’ai trouvé dans le Haouy de Razès et dans d’autres ouvrages, des emprunts faits aux auteurs indiens, notamment au livre de Chirak (Charak), qui fut traduit du persan en arabe par Abdallah ben Ali, après avoir été traduit de l’indien. J’en ai trouvé d’autres faits au livre de Susrud, qui traite des maladies et de leurs remèdes, livre qui fut traduit par ordre d’Iahyaben Khaled. (1) Parmi les œuvres de Sandjahal sont; Le livre del’Idairou Nidan, qui expose les caractères de 404 maladies sans indication de traitement; le livre de Seiidbichan et son commentaire ; le livre du pronostic ? ; le livre des divergences entre les médecins de l’Inde et ceux de la Grèce, sur la chaleur et le froid, les propriétés des médicaments et les saisons de l’année; un commentaire sur les médicaments les plus usités ; le livre du traitement des femmes enceintes suivant les Indiens ; le livre de Roussa l’Indienne sur les maladies des femmes; le livre du sucre suivant les Indiens; le livre de Ray l’Indien, sur les serpents et leurs venins; le livre du diagnostic des maladies par Abou Kaliil; le livre de Noufassal, comprenant cent maladies avec leurs remèdes.

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