III. — Les Alchimistes
Gébereut des disciples qui continuèrent à cultiver l’alchimie et firent eux-mêmés des élèves.
Nous avons précédemment éclairci les origines de l’alchimie chez les Arabes. Nous dirons aussi quelques mots de son état pendant le neuvième siècle. Cette période n’a pas mieux été connue que la précédente par ses historiens.
Il y a dans le Fihrist un curieux chapitre sur cette matière. Mohammed ben Ishaq y donne la liste des adeptes depuis les temps les plus reculés, à partir d’Hermès, la nomenclature des principaux écrits qui en traitent, enfin de courtes notices sur les Arabes qui s’y sont distingués.
Dans la liste des adeptes, il y a malheusement beaucoup de noms altérés que nous ne pouvons restituer d’après un seul manuscrit. On peut cependant y reconnaître la plupart des noms qui figurent dans le manuscrit grec de Paris, n“ 2250, dont Lenglet-Dufresnoy, puis M. Hœfer ont reproduit le passage. Quelques noms qui manquent se retrouvent plus loin à propos des écrits. La liste du Fihrist est aussi plus longue, presque du double, attendu qu’elle donne les premiers adeptes arabes.
La nomenclature des écrits est prlus explicite, et donne parfois quelques renseignements sur les auteurs. Ils sont au nombre d’une quarantaine. Nous en citerons quelques-uns ;
Deux livres de Dioscorus.
Deux livres de Marie la Copte, un grand livre, et un autre où il est question de sa réunion avec les philosophes.
‘ Le livre du soufre rouge.
Le livre d’Étienne.
Le livre d’Eugenius.
Le livre de la reine Cléopâtre.
Le livre de la relue Balkis.
• Le livre de Serdjius de Ras el Aïii adressé à Kouïri, évêqUB d’Ede.sse.
Le livre de ? adressé à l’empereur Adrien.
Le graud et le petit livre d’Orus.
Le livre du philosophe Théodore.
Le livre d’Audria, d’Ephèse, à Nicéphore.
Le livre de Démocrite.
Le livre de Zosime.
Le livre de Germanus, patriarche de Rome.
Le livre de Sergius le moine.
Le livre de Magnus le philosophe.
Le livre de Bathernus.
Le livre de Djamash. (1)
Trois élèves de Géber sont cités par le Fihrist. Ce sont ; El Kharquy, Ebn Aiadh et Ikhmimy, ces deux derniers égyptiens.
Parmi les auteurs cités, il en est d’une époque postérieure, tels que Razès lui-même, dont nous ne parlerons pas ici.
On rapporte à Ebn Aïadh un livre intitulé Kitah el Afsâh, que d’autres attribuent à Ahoul Abbas Ahmed ben Soleimanc
Otsman hen Souïd fut surnommé El Ikhmimy, du nom de sa patrie Ikhmim, ville d’Egypte. C’était un alchimiste éminent, qui entretenait une correspondance avec Ebn Oualichiah. Il composa plusieurs ouvrages:
Le livre du soufre rouge.
Le livre de l’exposition.
Le livre des rectifications. Un autre des annotations.
Un livre contre D’houlnoun.
Un livre des instruments des anciens.
Un livre de la dissolution et de la concrétion.
Un livre de la .sublimation et de la distillation, etc.
D’houlnoun, dont il vient d’être que.stion, était aussi d’Ikhmim. Il fut disciple de l’Imam Malek, et fut appelé il
(1) A propos de ce.s livres, l’auteur a soin de nous dire qu’il ne parle que de ceux qu’il a vus, ou sur lesquels il a reçu des renseignements sûrs.