‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 136 sur 199 · Livre sur les mathématiques · texte numérisé non relu

Livre sur les mathématiques

Razès laissa un Compendium sur la musique, qui avait été la passion de sa jeunesse.

Il écrivit enfin son autobiographie.

En résumé Razès fut le premier grand médecin qu'aient produit les Arabes, et l’on peut môme dire qu’il ne fut surpassé ni peut-être égalé par aucun de ceux qui vinrent après lui. On ne saurait lui comparer qu’Avicenue et Aven-

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zoar ou bien encore Ali ben el Abbas. Comme praticien, le premier lui est incontestablement inférieur.

Quant au second, s’il l’ég-ale à ce point de vue, Razès lui est supérieur pour l’étendue de ses connaissances et de ses travaux. Le Continent de Razès n’a pas la savante ordonnance du canon d’Avicenne, mais on doit savoir gré de sa réserve à Razès. 11 comprit que le moment n’était pas encore venu de faire un traité complet et dogmatique de la médecine; mais il ne se borna pas à faire un simple inventaire de la science de ses devanciers, il la soumit au contrôle de sa longue et vaste expérience.

Le temps lui manqua pour donner à ce vaste répertoire j une forme véritablement scientifique, et en élaguer les répétitions et les long-ueurs, qui lui ont été justement reiirocliées par Ali ben el Abbas, dont le Maleki a pour caractéristique l’ordre et la mesure.

AnOÜL KHEIR HASSAN BEN SAOUAS BEN EL KHAJlM.iRi

AboulKlieir el Hassan ben Saouar ben Baba ben r!alinam,-i| dit aussi Ebn el Kliammar, naquit en l’année 331 de l’hé^ gire, 942 de nôtre ère. C’est par erreur que le texte arabe d’Ebn Abi üssaïbiali donne l’année 381, comme le fait remarquer Wüstenfeld, qui en prouve la fausseté par de.s synchronismes. Mais Wüstenfeld aurait pu voir que la date de 331 est donnée par le Kitab el liokama et le Fihrist. Celle de 381 serait probablement celle de sa mort, qui ne nous est pas donnée.

Aboul Klieir était chrétien. C’était aussi un homme Intel-* ligent, versé dans les sciences antiques et médecin coiisom-* ] mé. L’exercice de son art l’éleva au plus haut degré de considération, et son mérite lui fît pardonner sa hauteur. Etait* il appelé par des gens modestes et honnêtes, il s’y rendait à pied en disant: défais cette course en expiation de celles que j’ai faites pour des gens malhonnêtes et puissants. Était-il appelé par un prince, il s’y rendait à cheval, en grand ap- ' pareil, escorté parfois d’une troupe de trois cents cavaliers. 1

C’est ainsi, dit Ebn Rodhouan, qui nous a conservé ces faits, I qu’agissaient Hippocrate et Galien et d’autres savants méde-

Aboul^Klieir avait eu pour maître en philosophie le savant traducteur lahya ben Adi.

I II fut lui-même traducteur et traduisit plusieurs ouvrages du syriaque en arabe.

Tels sont d’autre part les ouvrages de son crû :

De l’examen des médecins.

De la constitution de l’homme et de son organisation.

Du régime des vieillards. Nous pensons que c’est ainsi I qu’il faut traduire ce que Wüstenfeld a rendu par De institutione prœceptorum.

De la maladie sacrée ou épilepsie.

Des femmes enceintes.

Des phénomènes qui sont produits dans l’atmosphère par ■ j les vapeurs, tels que le halo, l’arc-en-ciel, etc.

Des concordances entre les opinions des pliilosophes et celles des chrétiens.

De la vie des philosophes. Le Fihrist donne cet ouvrage comme lui appartenant, et le Kitah el hokama comme une traduction.

De la prospérité.

De.s amis et de l’amitié.

Abrégé de l’Isagoge de Porphyre.

Commentaire de l’Isagoge.

De la discussion survenue entre lahya ben Adi et Ibrahim ben Baks sur la nature du feu.

Telles sont ses traductions, qui sont nettement distinguées parle Fihri.stetle Kitah el hokama :

Des météores, d’Aristote.

De l’éthique, du même.

Questions de Théophraste.

Nous avons déjà parlé de la vie des philosophes.

L’autre traduction est diversement indiquée. On lit dans Ebn Abi Ossaïbiah : Division de TIsagoge et des Catégories d’Elien d’Alexandrie.

33ü lllSi’OIIlli DE LA MÉDliOlNE AUAUE. — HVIiE TliOISlliME.

Le Fihrist et le Kitab el liokama disent : Traduction des quatre livres qui se trouvent sur la logique.

Mais ils ne s’accordent pas sur le nom de l’auteur, du moins leurs manuscrits. Le premier donne Lakis et le deuxième Lebes.

Nous ne savons de quel autenr il peut être question. i

Wenricli n’a parlé ni de ce dernier ouvrage ni de la vie des philosophes.

ABOU SAHL EL MESSIIIY.

Abou SaliTlssa ben lahya el Messihy el Djordjany était i originaire du Djordjan et chrétien de religion, comme l’indiquent ses surnoms. On dit aussi qu’il habita le Khorassan |l et qu’il fut en faveur auprès des souverains.

On nous vante ses connaissances théoriques et pratiques, | son éloquence, son habileté dans la composition et l’esprit excellent de ses écrits. Ce qui le recommande encore c’est d’avoir compté parmi ses disciples Avicenne et d’avoir influé sur sa vocation médicale. Avicenne lui dédia quelques-uns de ses ouvrages. |

Abou Sahl el Messihy mourut en l’année 1000 de notre ère à ràge de 40 ans.

Le plus important de ses écrits nous est parvenu. Il porte le titre de Kitab el Meya, (1) ce qui ne veut pas dire les cent livres, comme on l’a traduit abusivement et en particulier! Pococke dans sa traduction des Dynasties d’Aboulfarage,| p. 233, mais le livre en cent chapitres. Telle est en effet sa distribution. J

Le Meya est un traité sommaire et complet de médecine, | divisé en cent chapitres etcontenantdecinqàsix centspages.^ C’est le premier ouvrage en ce genre que nous ayons rencontré jusqu’à présent, c’est le premier essai d’encyclopédie|

(1) Le Meya se trouve à Oxtord sous le n” 582. La bibliothèque de Paris en possède doux exemplaires, sous les n»* 1009 et 1010 de l’ancien fonds. Le premier ne contient que les trente premiers cha- . pitres.

médicale tenté par l’école arabe, et en quelques sorte le programme du Canon d’Avicenne.

ün pourrait dire que le premier tiers de cet ouvrage est consacré aux généralités qui servent d’introduction à la médecine proprement dite, à l’hygiène, aux aliments, aux médicaments; le deuxième à la médecine générale, et le troisième à la médecine spéciale et pratique.

C’est dans son cadre un ouvragée bien conçu et bien exécuté. Amin eddoula en fit l’objet d’annotations et le recommandait comme un excellent et substantiel résumé. Il le fut aussi de la part de Noman ben Abirrdha el Israïly, qui avait pris cet ouvrage à cœur sur les recommandations de ses maîtres. La bibliothèque de Paris possède cet ouvrage sous le n” 1024 du supplément.

Tels sont les autres écrits d’Abou Sahl el Messihy : Exposition de la sagesse dont Dieu a tait preuve dans la création de l’homme. Ce livre faisait l’admiration d’Ebn Abi üssaïbiah.

De la science de la nature.

Traité de médecine générale en deux parties.

Traité de la variole.

Traité de la peste, dédié au roi Malek el Adel Khouaresmcliah ben Màmoun.

Extrait de l’Almageste.

De l’interprétation des songes, ün cite encore un traité du pouls.

ABOÜ SOLEIMAN ESSED.IESTANY.

Abou Soleiman Mohammed ben Dhaher ben Bahram fut surnommé Essedjestany du Sedjestan, sa patrie. On le nomme encore El Mantaky, ou le Dialecticien.

Ami et élève d’Iahya ben Ady, il cultiva aussi la philosophie et la littérature. Il écrivit un traité sur l’organisation des facultés humaines ; un traité sur la dialectique ; des réponses à des demandes qui lui étaient adressées; des notes sur la Philosophie et les curiosités; que les corps

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célestes ont une nature spéciale et sont doués d’une àrao raisonnable.

Ebn Abi Os.saïbiah, dans son livre I", fait deux citations de Sedjestany. Telle est la première ; « Ebn Ady m’a assuré que les Indiens possèdent des sciences sublinies touchant la philosophie, et il pensait que la science avait été par eux transmise aux Grecs. Je ne sais d’où lui est venue cette opinion. » La seconde a trait à Esculape et contient des erreurs historiques.

ABOÜL IIASSAN AHMED ETTHABARY.

Aboul Hassan Ahmed ben Mohammed, natif du Thabaris- ' tan, reçut le surnom d’Etthabary.

Il était au service de l’émir Rokn eddoula ben Bouïh, et mourut en Tannée 970.

Il écrivit un compendium de médecine, connu sous le titre de Traitements hippocratiques, dont il existe trois exemplaires à Oxford. Il semblerait que cet ouvrage ait traité d’une façon toute particulière de Tœil et de sa thérapeutique. Un autre Ms. à Munich, n“ 810. ]

Il est bien souvent cité sous ce même titre dans un Traité d’oculistique de Khalifa ben Abil Mahassen, qui existe à Paris sous le n“ 1043 du supplément.

Quelques-unes de ces citations semblent avoir été intercalées après coup.

EL COMRY.

Abou ilansour el Hassen ben Nouli.el Comri nous est donné par Ebn Abi Ossaïbiali comme le médecin le plus distingué de son temps pour son excellence dans la pratique de la médecine, son excellente méthode, sa connaissance j des principes de la médecine, et son habileté dans la pratique de l’art. Il était en faveur auprès des souverains.

Chems eddin Abd el Hamid ben Issa rapporte qu’ Avicenne assi.stait avec profit aux leçons d’El Oomry, déjà avancé en

TEllSE.

âge. Les relations d’El Comry avec le jeune Avicenne, établissent qu’il prolongea sa carrière jusque vers la fin du X' .siècle.

El Comry composa sous le titre R’any ou Many un compendium de médecine, où il traite parfaitement de toutes les maladies et de leur traitement, et passe en revue les opinions des anciens et des modernes et particulièrement celles de Razès. Cet ouvrage se trouve à la Bibliothèque Bodléienne, sous le n“ 642. Il se divise en trois parties : des maladies internes, des maladies externes et des fièvres. B. de Florence, n» 217.

Il écrivit aussi un traité des causes des maladies.

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