‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 152 sur 199 · IV. — LE MA GRE B · texte numérisé non relu

IV. — LE MA GRE B

De tous les états musulmans, le Magreb fut le seul où la science ne prit pas définitivement racine et ne brilla que d’un éclat passager. Et encore l’apôtre de la médecine dans cette contrée en fut le martyr.

Dès le commencement du X" siècle, Ishaq ben Amran quittait l’Orient pour se rendre dans le Magreb sur l’invitation de Zyadet Allah, prince aglabite de Caïrouan. Nous dirons bientôt sa fin déplorable.

Ishaq ben Amran eut pour disciple Ishaq ben Soleiman l’Israélite, qui lui-même fut le maître d’Ebn Djezzâr. Nous devons en passant faire remarquer cette preuve de la tolérance arabe, cette transmission de la science qui ne fait pas acception de religion, dont nous verrons partout de consolants exemples.

Après ces trois médecins éminents, recommandables tous les trois, le premier pour son malheureux apostolat, les deux autres pour avoir fourni des éléments d’instruction à notre moyen âge, nous n’aurons plus guère à parler de cette terre inhospitalière qu’à propos de Constantin l’Africain, dont elle fut la patrie.

C’est à peine si, plus tard, on recueille sous les Hafsides, quelque nom de savant.

Quant au reste du Magreb nous en parlerons sommairement plus tard pour constater une fois de plus que de toutes les contrées envahies par l’Islamisme, le Magreb fut la plus stérile.

-408 niSTOIRH DE LA mSdecine arabe. — LIVI

TROISIÈSIE.

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