LIVRE QUA
Sl médecine arabe. —
mée, roi d'Egypte, h propos de la traduction des Septante, n’avait pas encore été remarqué.
El Birouny parle d’un procédé de ramollissement du fer par un mélange d’arsenic.
Il faut mentionner aussi un passage curieux sur la comparaison des armes blancEes de Damas avec celles de rinde.
Ajoutons que l’on trouve dans cet ouvrage deux tableaux des valeurs commerciales des pierres précieuses. (1)
Parmi les autres écrits d’El Birouny nous ne citerons que les principaux.
Deux traités, l’un sur la fabrication et l’autre sur l’usage de l’Astrolabe.
Le Canoun el Masoudy, traitant d’astronomie, de géographie et d’histoire.
Les tables astronomiques, dédiées au sultan de Gazna Masoud ben Mohammed.
Un traité sur la Kibla.
De la planisphérie.
Le Kitàb el Atsar el iaquya, récit des faits des] siècles passés, cité par Aboulféda. Il a passé de la Bibliothèque de l’Arsenal à la Bibliothèque nationale.
Introduction à l’astronomie.
De la correction du langage.
Catalogue des écrits de Razès.
La plupart de ces ouvrages nous ont été conservés.
MISKAOUia.
Abou Ali Ahmed ben Mohammed Miskaouih appartient autant au X® siècle qu’au XP, car il fournit une longue carrière. Il était trésorier de l’émir Adhad Eddoula, dont il avait la confiance. C’était un des hommes les plus éminents de la Perse, appliqué à l’étude des anciens, versé dans la
(1) La citation de Plutarque et du livre de la colère a trait au pavillon hexagonal qui fut envoyé à Néron. El Birouny le dit de crystal, tandis que Plutarque parle seulement de sa richesse.
philosophie et la médecine tant pratique que théorique. Il vécut jusqu’en 1030.
Miskaouih composa un traité des médicaments simples, un traité des boissons et un traité des préparations alimentaires dont l’excellence nous est vantée.
Ses autres ouvrages portent sur l’histoire et la philosophie. Ce sont: Le Compagnon du solitaire, contenant de courtes anecdotes et des maximes ingénieuses ; l’Expérience des peuples, chroniques menées jusqu’en 372, année de la mort d’Adhad Eddoula, ouvrage cité par Ahoulféda dans ses annales antéislamiques ; le grand et le petit Livre du Salut.
On a de Miskaouih un recueil d’opuscules empruntés aux sages de l’Orient et de la Grèce, qui existe h Leyde et à Oxford, et duquel on a tiré la traduction arabe du célèbre tableau de Cébès. Lozano, l’éditeur espagnol, s’est laissé aller à cette idée qu’un homme tel que Miskaouih pourrait bien être l’auteur de cette traduction.
Grâce à M. de Sacy, nous savons à quoi nous en tenir sur le Recueil de Miskaouih. Il porte le titre d’Adab el Arab ou el Fars, ou maximes des Arabes et des Persans. C’est à tort qu’on l’a confondu avec le Bjaouidan Khired, l’Éternelle Raison, livre persan contenu dans ce recueil. Voyez les Mémoires de l’Institut, tome IX.
Nous avons dit ailleurs qu’un Ms. de l’Escurial contient, à l’instar de celui de Leyde, les vers dorés de Pythagore et le tableau de Cébès commenté par Aboulfaradj ben Thaïeb.
EL AZRAQÜY.
Il ne nous est connu que par un écrit mentionné par Hadji Khalfa, reproduit sans doute par d’Herbelot. Cet écrit, cité au n“ 1153, porte le titre d’Elfya, ce qui signifie le millénaire et telle en est la raison. Il fut composé pour Touranchah, neveu de Thogrul, qui était tombé dans l’impuissance. Le fonds de l’ouvrage est l’histoire d’une femme qui a des relations avec un millier d’hommes. Le texte était accompagné de figures variées, que d’Herbelot qualifie bonnement d’im-
48i inSTOIKE DE LA MÉDECINE ARABE. - LIVRE QUATRIÈME.
pudiques, et que Hadji Khalfa dit être de nature à exciter l’appétit vénérien. El Azraquy vivait donc dans le courant du XP siècle.
ABOU NOAÏM.
Abou Noaïm Alimed ben Abdallah el Isfahany, natif d’Ispahan, vivait au XP siècle et mourut en 1038, d’après Hadji Khalfa, n» 7877, qui mentionne son traité de la Médecine du Prophète, au milieu de plusieurs autres.
Cet ouvrage paraît avoir joui d’un certain crédit, attendu que Tifachy, au dire du même Hadji Khalfa, n“ 7615, en fit un résumé.
Nous trouvons encore l’ouvrage d’Ahou Na'im, cité dans des écrits du même genre, ainsi dans celui qu’a traduit M. Perron, à propos des dattes et de l’olihan.
Nous savons déjà ce qu’étaient ces traités de la médecine du Prophète, un recueil des traditions relatives à la médecine, enregistrées méthodiquement et plus ou moins appuyées par les opinions des médecins.