HISTOIRE DES INSTITUTIONS MÉDICALES CHEZ LES ARABES
L’histoite de la Médecine serait incomplète si l’on se bornait à la biog-rapliie des hommes qui se sont distingués par sa pratique et son enseignement : ce n’en est là qu’une partie.
Il en est une autre ; celle des Institutions, qui n’est pas moins importante que la première.
En effet, si les hommes passent, les institutions restent. Elles accusent le progrès accompli et assurent le progrès à venir, elles fournissent à l’étude des encouragements et des aliments, elles protègent la santé publique et l’exercice régulier de la profession, elles en indiquent le caractère et le développement, le crédit et la considération attachés aux médecins. \
Ces institutions apparaissent de bonne heure chez les Arabes. Inaugurées à Bagdad, elles s’établissent partout où se répandit l’invasion musulmane, avec plus ou moins ; d’éclat, mais surtout dans les grandes cités, sièges de la souveraineté.
Sous le titre d’institutions médicales, nous comprendrons les hôpitaux, les écoles, les bibliothèques, les inspections générales de police, les inspections plus particulièrement médicales, enfin les fonctions, titres et dignités conférés aux médecins.
Nous commencerons par Bagdad et nous dirons préalablement quelques mots de l’hôpital de Djondisabour, qui fut eu quelque sorte le berceau de la médecine arabe.