I. — Hôpitaux
DJONDISABODK.
Nous ignorons à quelle époque remonte la fondation de riiopital de Djondisaliour, et de combien de temps la précéda celle de la célèbre école nestorienne. Vers la fin duVIII“ siècle il était en plein fonctionnement.
C’est de Djondisabour qu’en l’année 765 de l’ère chrétienne, le Khalife el Mansonr, atteint de dyspepsie, fit venir à Bagdad, Djordjis ben Djabril, ou autrement Georges, fils de Gabriel. Georges était à la fois chef de l’hôpital et de l’école de médecine. En quittant son service, il eu confia 1 intérim à son fils Bakhtichou et emmena avec lui son élève Issa ben Chahlata. A la mort de Georges, Bakhtichou le remplaça dans ses fonctions.
Voilà donc ainsi que nous l’avons déjà dit ailleurs, le premier exemple de la médecine régulièrement pratiquée et enseignée dans un hôpital.
L’hôpital de Djondisabour fut aussi le berceau d’une autre famille de médecins. Mésué le père en fut le pharmacien pendant quarante ans, avant d’aller se fixer à Bagdad avec son fils.
Djondisabour ne tarda pas à tomber dans l’obscurité, les Bakhtichou s’étant fixés à Bagdad auprès des Khalifes. Ce fut à Bagdad que se concentra dès lors le mouvement scientifique.
A quelque temps de là nous voyons cependant encore Sabour ben Sahl attaché à l’hôpital de Djondisabour. Sabour fut l’auteur d’un Formulaire, le premier dont nous ayons connaissance et qui fut employé dans les hôpitaux et les officines jusqu’à l’apparition de celui d’Amin Eddoula ebn Ettalmid, qui le fit oublier.