TRAVAUX ULTÉRIEURS
Honein traduisit la majorité des XVI livres. Hobeïch en traduisit trois ou quatre. Indépendamment de ces traductions, le n” 13B6 du British Muséum le donne comme traducteur du Recueil. De plus le Kitab el hokama dit qu’il réduisit les XVI livres et les rédigea par demandes et par réponses.
Vers le milieu du dixième siècle, Ebn Abil Achats, profondément versé dans la connaissance des œuvres de Galien, s’occupa des XVI livres et en arrêta les divisions et les subdivisions. Ebn Abi Ossaïbiah cite ses commentaires sur les livres des sectes et des fièvres. Le n” 987 du supplément de Paris contient ceux des éléments et des tempéraments.
Un siècle plus tard* Aboulfaradj ben Thaïeb commenta le
LES XVI LIVBES CHEZ LES AKABES. 51
Recueil complet et fit de plus un Fruit des XVI livres, autrement un résumé.
Les commentateurs de Galien furent nombreux chez les Arabes. Ceux qui embrassèrent un certain nombre d’ouvrages s’adressèrent particulièrement aux XVI livres et conservèrent les dénominations consacrées dans le Recueil. Nous citerons entre autre Ebn el Heitsam et Ali ben Rodhouan.
Le commentaire d’Ali |)en Rodhouan sur le Petit Art fut traduit eu latin et jouit d’une certaine vogue au moyen-âge. Il fut de plus imprimé. Au XII® siècle, Aboul Fadl cl Moliandes étudiait les XVI livres, à l’école d’ Aboul Medjed.
Au XIII® siècle on s’occupait encore des XVI livres.
Maimonides en fit des résumés, ainsi que de cinq autres livres de Galien.
Rechid eddin ben Khalifa, oncle de l’historien de la médecine Ebn Abi Ossaïbiah, commençait à la même époque ses études médicales par la lecture des XVI livres.