COSTA
De l’usag-e du vin dans les festins.
Du régime dans le pèlerinage (au Britisli Muséum). Pourquoi les Ethiopiens sont noirs.
Du pouls, des fièvres et des crises.
Des indications de l’urine.
Du foie et de ses maladies.
De l’engourdissement.
Des jours critiques dans les maladies aiguës.
De la mort subite.
Des contrepoisons.
Comme on le voit Costa ben Luca n’a produit aucun ouvrage capital sur la médecine. Cependant il est assez fréquemment cité dans le Continent de Razès.
Autres écrits:
Des définitions suivant les Philosophes.
De l’animal raisonnable et non raisonnable.
Différence entre l’âme et l’esprit.
Introduction à la logique.
' Des variétés chez les hommes.
De' la politique.
Des sectes (philosophiques) chez les Grecs.
Introduction aux mathématiques.
Des poids et mesures.
De l’algèbre. Commentaires sur Diophante.
Des endroits douteux d’Euclide.
Questions relatives au IIP chapitre d’Euclidq.
De la sphère et du cylindre.
Des miroirs brûlants.
Introduction à l’astronomie.
De l’ordonnance des sphères.
De la musique.
Beaucoup de ces écrits sont adressés Èi des contemporains. Le traité de la différence de l’âme et de l’esprit a été traduit en latin par Jean d’Espagne en 1070. Les exemplaires Mss. en sont nombreux.
/lOU HISTOIRE Ül. LA MÉOECINK ARABE. ■ — LIVRE DEUXIÈME.
Abou Yousef lakoub ben Isliaq el Kendy fut chez les Arabes celui qui entra le plus larg-ement et le plus tôt dans le inonvement scientifique provoqué par les Abbassides. On reste étonné, quand on parcourt la liste de ses nombreux écrits, qu’il ait pu s’assimiler sÈl)i|ÿeisque toutes les branches des connaissances humaines;-j:.;A : ■Ài'i ;
Il laisse loin derrière lui. Khaled'-ben Yézid et l’imam Djafar Essadiq, comme lùi .clè 'r^ce princière. Embrassant un horizon plus vaste que celui de Géber, il marche sur un terrain beaucoup plus solide.
Nul autre parmi ses contemporains ne saisit avec plus d’empressement et de facilité l’aliment intellectuel que la Grèce venait offrir aux Arabes.
Il reçut le .surnom d’El Kendy, parce qu’il appartenait à la famille princière de Kenda. On s’étonne que d’Herbelot en ait fait un Juif. Cette erreur cependant s’est propagée au point que M. de Sacy ait cru devoir en faire une réfutation en règle, et encore ne l’a-t-il fait qu’imparfaitement. Il fallait remonter un peu plus haut l’échelle des ascendants d’EI Kendy que l’on nous donne jusqu’à Kahtan.
Comme le fait observer M. de Sacy, le père d’El Kendy, Isliaq ben Soubbah, était gouverneur de Bassora pour les Khalifes El Mahdy et Haroun Errachid.
Mais il y a plus. Un de ses ancêtres, El Achats, fils de Quîs, est compté parmi les compagnons du Prophète, ce qui est un argument sans réplique. Deux de ses ancêtres, El Madi et idaouya régnèrent dans le Hadramaut, et d’autres dans riémama et le Bahrein.
É1 Kendy vint à Bassora, puis à Bagdad où il se livra tout entier à l’étude. C’était dans les premières années du IX' siècle, car nous ignorons la date de sa naissance.
Ce fut la merveille de son siècle, disent les biographes. Il embrassa toutes les sciences. Nul ne connut comme lui la science des Grecs, des Persans et des Indiens, et il fut sur-
EL KENDV. lül
Donimé le Philosoplie, c’est-à-dire le Philosophe par excellence.
11 dut connaître plus d’une langue, puisqu’il nous est donné comme ayant traduit plusieurs ouvrages de philosophie. Nous n’avons de données positives que sur quelquesunes de ses traductions, et encore ces données sont-elles incomplètes. Nous ne reviendrons pas sur la discussion à laquelle nous nous sommes livré précédemment à 'son sujet, à propos des traducteurs. Nous dirons en deux mots qu’il dut savoir le syriaque et traduire de cette langue en arabe, et que peut-être il sut le grec. Il semble que pour s'assimiler aussi promptement un aussi vaste ensemble de connaissances, il dut se mettre en communication directe avec les monuments de la Grèce. Quoi qu’il en soit, El Kendy n’en reste pas moins un phénomène intellectuel par la précocité, l’étendue et la supériorité de ses connaissances.
Il nous est donné comme jouissant de la faveur des Khalifes El Mâmoun et Motassem. C’est sous le règne de ce dernier, en 840 de l’ère chrétienne, qu’il observa pendant trois mois des taches sur le soleil, qu’il attribuait à l’interposition de la planète Vénus.
El Kendy eut des envieux, et, parmi eux, on compte avec peine les fils de Moussa ben Chaker. Ils le desservirent auprès du Khalife Moutaouakkel, qui fit confisquer ses livres, dont ils formèrent une bibliothèque qui porta son nom. Cependant ces livres lui furent rendus quelque temps avant la mort de Moutaoualckel, ce qui prouve qu’El Kendy vivait encore en l’année 861 de notre ère.
Un de ses ennemis finit par devenir son disciple.
Ses opinions philosophiques lui avaient sans doute aliéné l’esprit d’Abou Machar, l’Albumasar des Occidentaux, alors occupé à Badgad à recueillir les traditions du Prophète. El Kendy lui adressa un savant mathématicien qui lui donna le goût de l’astronomie, et bientôt El Kendy partagea aussi le goût d’Abou Machar pour ces sciences auxquelles il se livra, dit-on, à l’âge de quarante-sept ans.
Nous igmorons l’époque où il mourut. Wüstenfeld donne la date approximative de 873 par la raison qu’il fut contem-
porain de Costa beii Luca, ce qui nous paraît fautif, attendu ■ que'Costa vécut longtemps encore après cette date. Sprengel donne celle de 880, et nous dirons avec M. de Sacy, nous ne savons d’après quelle autorité. Si l’on se rappelle qu’il fut en faveur auprès d’El Mâmoun, on verra qu’El Kendy put à peine atteindre les limites extrêmes du IX siècle.
Malgré son surnom de philosophe, dit M. Munk, El Kendy est rarement cité par les philosophes arabes, ce qui prouve que ses doctrines n’avaient rien d’original : et puis elles furent éclipsées par les travaux plus importants d’Alfaraby.
El Kendy n’en reste pas moins une haute et vaste intelligence. On en a la preuve dans la liste presque fabuleuse de ses écrits, qui se montent à plus de deux cents. II témoigne éloquemment du goût et de l’aptitude de sa race pour les travaux scientifiques.
Sans reproduire cette liste intégralement, nous la donnerons aussi complète que possible, passant sous silence les ouvrages qui nous sembleront moins importants ou faire double emploi.
Nous suivrons la classification primitivement donnée par le Fihrist et adoptée par les écrivains ultérieurs.
Philosophie, XVI traités.
Traité de philosophie.
Que l’étude de la philosophie exig’e la connaissance des mathématiques.
De la classification des livres d’Aristote.
De la division de la science humaine.
Que la justice règne dans les œuvres du Créateuih
De l’infini. — De la nature de l’intellect, etc.
Que le monde n’est pas infini (ou éternel), etc.
Logique, IX traités.
Introduction à la logique.
Divers traités sur l’organoc et la physique, d’Aristote» etc.
Arithmétique, XI traités.
Introduction à l’arithmétique.
De la numération indienne.
Des nombres mentionnés par Platon dans le livre de la politique.
De l’extraction des nombres.
De la chronologie, etc.
De la sphéricité, VIII traités.
Que Tunivers, et ce qu’il contient a la forme sphérique. Que les corps élémentaires et les corps extrêmes ont la forme sphérique.
Que la forme sphérique a plus de capacité que les autres. Déterminer l’azimut sur une sphère, ou tirer une ligne perpendiculaire sur une sphère.
Que la surface de la mer est sphérique.
De la planisphérie.
Musique, VI traités. Art et histoire.
Astrologie, XVII traités.
Sous quels sigmes et quelles étoiles sont placés les différents pays.
Des horoscopes et de leurs figures .
De la durée de l’existence chez les anciens et les modernes. Des révolutions des astres.
De l’influence des astres.
Des météores.
Pourquoi il ne pleut pas en certains pays, etc.
Géométrie, XXII traités.
Commentaires et rectifications d’Euclide.
De la construction des figures cylindriques.
De la superficie des édifices.
De la construction d’ün cercle égal en superficie à un cylindre donné.
Delà division d’un cercle en trois parties.
Rectification des quatorzième et quinzième propositions d’Euclide,
Rectification d’Hypsiclès sur les ascensions.
De la construction de l’astrolabe.
Détermination de la méridienne et de l’azimut dé laKibla, De la construction d’un gnomon par voie géométrique. De la construction d’un gnomon sur Une surface orientée; ce qui est la meilleure condition.
Do la construction d’un gnomon sur une deini-splière, etc. Des sphères célestes, X traités.
Que l’étendue de la sphère extrême est incommensurable. Que sa nature est ditférente des quatre éléments et qu’elle en constitue un cinquième.
Que l’on ne saurait admettre que l’univers est une substance infinie.
De la nature de la sphère et de l’aspect azuré du ciel, etc. Médecine, XXII traités seulement dans Casiri.
Ici nous ne suivrons plus le texte donné par Casiri, guide infidèle. Nous donnerons in extenso Ebn Abi Ossaïbiah.
De la médecine spirituelle.
De la médecine d’Hippocrate.
Des aliments et des médicaments qui sont des poisons.
Des fumigations qui assainissent l’air en temps de peste. Des médicaments qui détruisent les émanations toxiques. Des médicaments purgatifs.
Des causes de l’hémoptysie.
Du régime à l’état de santé.
Des contre-poisons.
De l’organe principal du corps humain (d’après Casiri il faudrait : que l’esprit est l’organe, etc.)
De l’éléphantiasis.
Description du cerveau.
Des maladies du cerveau et de leur traitement.
Des maladies pituitaires et de la mort subite.
Des maladies de l’estomac et de la goutte.
Des fièvres et de leurs espèces.
Du traitement des indurations de la rate de nature atrabilaire.
De la corruption des corps animaux.
Du régime alimentaire.
De la préparation des aliments.
De la vie.
Des crises dans les maladies aiguës.
Des médicaments éprouvés.
Pharmacopée.
De la différence entre les convulsions qui sont le fait
des génies et de celles qui proviennent de l’altération des humeurs.
De la pliysionoinie.
De la cause des poisons.
Des moyens de combattre la tristesse.
Sommaire des simples de Galien.
De l’utilité de la médecine.
Du pronostic (placé par Caslri dans la section suivante). Une réflexion peut se présenter ici. On ne rencontre pas la mention du Petit Traité sur la graduation des médicaments, traduit en latin et imprimé. Nous pensons que cet opuscule appartient à la Pharmacopée, Acrdbadin.
De l’astrologie judiciaire, IX traités.
Delà prescience d’après les corps célestes (V. le pronostic).
Introduction à l’astrologie.
De l’utilité de l’astrologie et de ceux qui méritent le nom d’astrologues.
Des indications tirées des éclipses.
Controverse, XI traités dans Casiri.
De la vérité des missions des prophètes.
Démonstration du premier moteur.
De la liberté et du libre arbitre.
De l’unité de Dieu.
Des différentes manières dont elle est comprise par les diverses religions.
Que l’unité de Dieu exclut la corporéité.
Des parties indivisibles.
Psychologie, V traités.
Que l’esprit est une substance simple et incorruptible.
Que l’esprit préexiste avant sa présence dans le monde sensible.
De la cause du sommeil et des rêves.
Politique, XI traités.
De la politique.
Moyen de rendre facile le chemin des vertus.
Des mœurs ou de l’éthique.
Des vertus, des propos et de la mort de Socrate.
Des phénomènes (de la nature), X traités.
De la cause efficiente et prochaine de l’existence et de la corruption.
Comment les éléments, le feu, l’air, l’eau et la terre sont dés causes de corruption.
Pourquoi les parties élevées de l’atmosphère sont froides tandis que celles qui touchent à la terre sont chaudes.
Des phénomènes ou des feux qui apparaissent accidentellement dans l’air.
Pourquoi il fait froid dans les jours dits El Adjouz (fin de février).
De la cause des nuages.
Relation d’un grand événement arrivé en l’année 222 de riiég'ire.
Optique, VII traités.
Détermination de la distance du centre de la lune à la terre.
Construction d’un instrument propre à apprécier les distances.
Détermination de la distance du sommet des montagnes.
De la prévision de l’avenir, III traités.
Mélanges, XXX traités.
Des pierres et des gemmes, de leurs gîtes et de leur valeur.
De la teinture.
Du fer et des épées.
Des variétés du palmier (ou des abeilles, suivant la ponctuation).
Des fraudes des alchimistes.
Du flux et du reflux.
Des corps plongeant dans l’eau.
De la construction des miroirs brûlants.
Des vapeurs qui se produisent au centre de la terre d’où résultent des tremblements.
De la cause du tonnerre, des éclairs, de la neig’e, de la grêle, des orages et de la pluie.
De l’inanité de la recherche de l’or et l’argent (alchimie).
Des chevaux et de l’art vétérinaire.
Des sectes philosophiques qui observaient le silence.
La liste donnée par Casiri est incorrecte et sa traduction
EL KENDY.
l’est encore plus. On n’y trouve pas certains titres donnés par Ebn Abi Ossaïbiah, surtout en fait de médecine.
Plusieurs ouvrages d’El Kendy ont été traduits en latin. Nous allons donner la liste de ceux que nous avons recueillis Jusqu’à présent. Quelques-uns nous sont déjà connus.
Liber Electionum (Kitab el ikhtiarat).
De diebus criticis.
De Radiis.
De Judiciis.
Dejudiciis ex eclipsibus.
De imbribus. Imprimé.
De quinque essentiis.
De intellectu et intellecto.
De ratione.
De somno et visione.
El Kendy ne figure qu’au second rang parmi les médecins ; les Arabes l’avaient justement nommé le philosophe. Il jouit cependant d’une certaine autorité et liazès a cité plusieurs de ses livres dans le Continent. Ainsi ;
Délivré des élections, ikhtiarat, que les catalogues ne font pas figurer dans la série médicale.
Le livre de la goutte et celui des maladies articulaires.
Le livre de la certitude de la médecine.
Le livre de l’évacuation des humeurs.
Délivré des remèdes purgatifs.
Dans son Traité des pierres, El Birouny le considère comme le plus important de ses devanciers.
Quant aux traductions d’El Kendy nous avons déjà dit qu’il les fit probablement d’après le syriaque et que si l’on avait des présomptions on n’avait pas la certitude qu’il ait connu le grec.
Nous avons vu qu’il révisa les traductions d’Autolycus et d’Hypsiclès et qu’il fit une traduction de la géographie de Ptolémée. Telles sont les seules traductions sur lesquelles nous avons pu recueillir des renseignements.
En somme, si El Kendy n’est qu’un médecin de second ordre, il se place au premier rang parmi les philosophes. Ce qui le recommande à notre admiration, c’est d’avoir pu em-
brasser si promptement un aussi vaste horizon, alors que les monuments de la Grèce venaient à peine de se produire. S’il n’a pas, comme le dit M. Munk, laissé une trace profonde dans le domaine de la philosophie, c’est que d’autres, après lui, purent plus aisément cultiver ce champ restreint, tandis qu’il embrassa l’encyclopédie de la science, et qu’il porta partout le cachet d’un esprit supérieur.
El Kendy fit aussi des élèves. Le plus éminent fut El Saraksy.
TSABET BEN CORRA.
Aboul Hassan Tsabet ben Corra, vulgairement connu chez nous sous le nom de Thebit, occupe un des premiers rangs parmi les traducteurs. Il partage avec Costa ben Luca la gloire d’avoir secondé le goût des Arabes pour la culture des .sciences mathématiques et astronomiques, en traduisant dans leur langue les écrits des principaux savants de la Grèce.
Il naquit à Harran, d’une famille de Sabiens, en l’année 820 de notre ère. D’autres disent dix années plus tard. Il dut à ces conditions de pouvoir se familiariser avec la langue grecque, dont les Sabiens de Harran avaient toujours conservé le culte. Sa vocation cependant se décida tardivement, et fut l’effet d’un heureux hasard. Il exerçait à Harran la profession de changeur, quand Abou Djafar Mohammed ben Moussa, de retour de sa mission en Grèce, passa par Harran, vit Tsabet et fut frappé de son intelligence. Il l’emmena avec lui à Bagdad et en fit son disciple. C’est à ce maître qu’il dut la direction que prirent ses études.
Mohammed ben Moussa le fit admettre plus tard parmi les astronomes de Mothaded.
On raconte que quand Mouaffeq mit aux arrêts son fils Mothaded, il permit à Tsabet de le visiter trois fois par jour, et Tsabet lui donnait des leçons de philosophie, de mathématiques et d’astronomie. Quand Mothaded parvint au Khalifat, en l’année 892, il combla d’honneurs et de présents Tsabet, et l’admit dans sa familiarité la plus intime, au point qu’on
les voyait se promener bras dessus bras dessous dans le parterre du palais.
Tsabet mourut en l’année 901 de notre ère.
Tsabet se livra aux traductions, à la composition et à la pratique de la médecine.
11 connaissait parfaitement le grec, le syriaque et l’arabe, et, s’il faut en croire un Ms. de Paris, le persan. Nous avons déjà dit que les fils de Moussa ben Chaker l’entretenaient comme traducteur avec Honein et Hobéïch, et qu’ils dépensaientpour eux cinq cents dinars par mois. Ses traductions, qui touchèrent à peine à la médecine portèrent surtout sur les mathémathiques et l’astronomie. Il forma des disciples, parmi lesquels Issa ben Assid el Ansary, qui traduisait pour lui du syriaque en arabe.
Tsabet ne se borna pas à traduire, il écrivit sur les sciences qu’il traduisait, et de plus il joignit la pratique à la théorie, comme astronome et comme médecin.
Comme médecin, il reste au second rang. Il a cependant une certaine importance comme vulgarisateur.
Il fit quelques commentaires sur Hippocrate et abréga le traité des eaux, des airs et des lieux.
Il s’adressa surtout à Galien et fit des abrégés d’un grand 'nombre de ses ouvrages. Tels sont;
Les médicaments simples. '
Les vomitifs.
L’atrabile.
Les aliments.
Les jours critiques.
L’art de guérir.
Le mauvais tempérament.
Le régime des maladies aiguës, d’après Hippocrate.
Des organes souffrants.
De la pléthore.
Du marasme (Casiri, pour avoir mal lu le texte arabe, a traduit: Des excréments).
L’anatomie de la matrice.
L’excellence de la médecine.
Le livre de la saignée.
170 HrSTOIBE DE LA 5IÊ0EO1NE ARABE. -• LIVRE' DEUXIÈME.
Le traité du pouls.
Il écrivit aussi des ouvrages de son cru, ainsi:
Questions de médecine.
De la goutte.
Des maladies des articulations.
De la coloration blanclie de la peau.
De la variole et de la rougeole.
Des maladies des reins et de la vessie.
Du pouls.
Des questions qu’un médecin doit adresser à un malade.
Du repos qui existe entre les deux battements des artères en réponse à El Kendy.
De l’embryon.
Du temps convenable pour le coït.
Du régime à l’état de santé.
Du mauvais tempérament.
Des formes du corps.
Des poids des médicaments.
De l’anatomie des oiseaux.
Nous renonçons à donner intégralement tous les ouvrages de Tsabet.
Ou en compte près d’une centaine dans la liste du Kitab el liokama.
D’après Assemani il en écrivit cent cinquante en arabe et seize en syriaque. Peut-être ses traductions sont comprise.s dans ce nombre.
Parmi ses ouvrages sur la physique nous citerons :
De la cause des montagnes.
Pourquoi l’eau de la mer est salée.
On cite de lui ce mot : Ce qu’il y a de pire pour un vieillard, c’est un bon cuisinier et une jeune femme.
Il écrivit plusieurs ouvrages sur la musique.
Il commenta les écrits d’Aristote relatifs à la logique et à la métaphysique.
Il écrivit un livre sur la coordination des sciences.
Une réponse à l’opinion que l’àme est composée.
Ses opinions philosophiques le firent exclure de la sectedes Sabiens.
TSA.BET BEN CORUA.. 1 ^ ^
Il écrivit plusieurs ouvrages sur le sabéisme, que l’on peut voir mentionnés dans Aboulfarage.
Nous avons les titres d’une vingtaine d’ouvrages relatifs auxmathématiques et àl’astronomie. Nous nous abstiendrons d’en faire l’énumération, la liste de ses traductions que nous allons donner fera comprendre quelles étaient les études de Tsabet. Nous ferons seulement une réflexion ; Quand on songe à ces écrits et qu’on se rappelle ceux d’El Kendy, on ne peut qu’être frappé de la promptitude avec laquelle la science grecque s’était répandue parmi les Arabes.
Telles sont les traductions de Tsabet.
Euclide.
Les éléments. Un Ms. de Paris dit que la copie de Tsabet contenait 496 figures.
Les Données et l’optique. Tsabet révisa la ti’aduction faite par Isliaq.
Les divisions, traduction revue par Tsabet.
Archimède.
De la spbère et du cylindre.
De la superficie du cercle.
Les lemmes.
Apollonius de Perge.
Les sections coniques.
Un autre livre traduit par Tsabet, et qui n’existe plus en grec, fut depuis traduit en latin sous ce titre.- De sectione rationis.
Pappus.
Commentaire sur le Planisplière de Ptolémée.
Eutocius.
Traité des lignes.
Nicomaque.
Introduction à l’étude des nombres. Suivant le Kitab el hokama, il en fit aussi un abrégé.
Il semblerait d’après un Ms. du Britisli Muséum, qu’il aurait traduit un autre ouvrage de Nicomaque sur les figures coniques.
Autolycus.
De la spbère en mouvement.
Du lever et du coucher des astres.
Théodose.
Les sphériques.
Ptolémée.
L’almag-este.
La géographie.
Les hypothèses.
Il fit un abrégé du Tetrabiblou et écrivit un livre intitulé; De ce qu’il faut savoir avant de lire Ptolémée, qui fut depuis traduit eu latin.
Il traduisit de Galien :
Du chyme.
De la meilleure secte.
Un Ms. de la bibliothèque de Paris, le n» 1038, ancien fonds, le donne comme ayant traduit du persan un traité de médecine vétérinaire.
M. Sédillot dit de Tsabet: « Cet habile mathématicien paraît avoir appliqué le premier l’algèbre à la g’éométrie. » Prolég. d’Oloug Beg, XXIII.
Plusieurs ouvrages de Tsabet, sont parvenus jusqu’à nous et un certain nombre ont été traduits en latin.
Ce qui recommande encore Tsabet, c’est qu’il introduisît dans sa famille le culte de la science qui s’y maintint pendant plusieurs générations, ainsi qu’il en avait été pour la famille des Bakhtichou et qu’il en fut plus tard pour la famille des Ebn Zohr.
En somme, Tsabet fut une des plus belles intelligences du IX” siècle. Il se place au premier rang à côté de Honein, de Costa ben Luca et d’El Kendy. Moins versé dans la connaissance de la médecine que le premier, il le fut beaucoup plus dans les sciences mathématiques, et en cela il a plus d’affinité avec El Kendy et Costa ben Luca. Personne plus que lui ne favorisa l’étude des mathématiques et de l’astronomie chez les Arabes.
TKADUCTEÜKE