‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 83 sur 199 · HÉRON · texte numérisé non relu

HÉRON

Il existe plusieurs savants de ce nom, sous lequel les Arabes ont connu plusieurs écrits.

Costa ben Luca traduisit en arabe un traité sur la manière d’élever les corps pesants (c’est le Barulcus) .

On traduisit aussi des commentaires sur Euclide. (Leyde).

La B. Bodléienne possède un traité de méclianique et d’hydraulique. Hadji Khalfa cite un traité des machines de guerre.

DIOPILANTE.

Ou sait que Diophante est considéré comme l’inventeur de l’algèbre, ou du moins d’un système de calcul n’admettant encore qu’un signe et n’employant pas les lettres, mais qui devait conduire la science à sa forme actuelle. On a voulu donner les Arabes comme inventeurs de l’algèbre, mais ils reconnaissent eux-mêmes qu’ils la doivent à Diophante. Voici ce qu’on lit dans le Kitab el hokama ; Sou livre sur l’algèbre a été traduit en arabe et c’est sur lui que s’appuient ceux qui cultivent cette science.

L’ouvrage de Diophante avait été commenté par l’infortunée Hypatia. Il le fut plus tard par Aboul Ouéfa. Ebn el Heitam laissa des notes sur Diophante.

D’après M. Sédillot, les Arabes seraient redevables de leurs connaissances en algèbre aux Grecs exclusivement, tandis que, d’après Colebroke, ils les auraient empruntées aux Indiens. Les Arabes adoptèrent dans leur dénomination des puissances un système différent de celui des Grecs, ce qui prouve qu’ils ne leur avaient pias tout emprunté.

La traduction de Diophante est attribuée par Ebn Abi

Ossaïbiah à Costa ben Luca, fait ignoré par Wenricb. De plus Costa en commenta une partie.

PAPPDS.

Wenricb ne l’a reconnu ni dans le Fihrist ni dans le Kitab el liobama, et Casiri l’a pris pour Valons ; mais l’identité n’en est pas moins incontestable, malgré l’incorrection des copies qui tient à l’essence même de l’écriture arabe.

Ces deux documents lui attribuent un commentaire sur le Planisphère de Ptolémée, qui fut traduit en arabe par Tsabet ben Corra.

Le Kitab el hokama lui attribue aussi un Commentaire sur le dixième livre d’Euclide.

Ce livre, qui fut traduit par Abou Otsman Eddimachky, a été récemment imprimé (chez Didot), sans que l’on ait reconnu le nom de Pappus donné sous la forme indéterminée de Bis (Balis ?) Il en existe une traduction latine, n» 7377 du fonds latin de Paris.

UIOCLÉS.

, Un Traité des miroirs brûlants, existe à l’Escurial, L 382, Nous ignorons quel peut être ce Dioclès. En tout cas on peut rapprocher ce livre d’un livre du même genre, traduit par Gérard de Crémone^ sous le nom de Tideus, qui se trouve aussi dans le n” 9335 du fonds latin.

EDTOCIDS.

Hqnein traduisit son Commentaire sur la sphère et le cylindre d’Archimède, et Tsabet ben Corra son Traité des lignes.

On traduisit aussi un commentaire sur le Tetrabiblon de Ptolémée.

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