‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 84 sur 199 · NICOMAQUE · texte numérisé non relu

NICOMAQUE

On ne s’accorde pas sur l’époque où il vécut. Les uns le placent avant et les autres après J.-ü. Il était de Gérase en Cœtésyrie et pythag-oricien. Les Arabes se sont trompés à son endroit et l’ont confondu avec Nicomaque, père d’Aristote et médecin de Philippe.

Il nous a laissé deux écrits, une introduction à l’arithmétique et un manuel d’harmonie.

Ces deux écrits sont relatés par le Fihrist et le Kitah el Hokama. Le Fihrist ajoute que l’on fit des abrégés du grand traité de musique.

Le British Muséum possède deux Mss. de Nicomaque, sur le calcul et sur les figures coniques.

1” L’Introduction à la science des nombres, par Nicomaque de Gérase, le pythagoricien, traduite par Tsabet ben Corra. Le Kitab el hokama dit que Tsabet en fit un abrégé. D’après le n“ 1028 du fonds hébreu de Paris, Habib ben Bahriz aurait traduit l’arithmétique de Nicomaque.

2“ Le livre des figures coniques.

Parmi toutes ces traductions de mathématiciens» il est un fait à observer, c’est que nous ne trouvons plus ici, comme à propos des philosophes, l’indication de traductions du grec en syriaque et du syriaque en arabe. Toutes ces traductions se font directement et exclusivement du grec en arabe. Cela prouve deux choses, que les Syriens n’avaient ni le goût ni l’aptitude pour les sciences mathématiques et que les Arabes les avaient à un haut degré.

On peut conclure, d’après le contenu du n” 955 de l’Escurial, que d’autres mathématiciens grecs ont été traduits en arabe.

In. — Astronomes et Géographes.

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