‹ Histoire de la médecine arabeChapitre 9 sur 199 · MAHOÎIET ET LA MÉDECINE DU PROPHÈTE · texte numérisé non relu

MAHOÎIET ET LA MÉDECINE DU PROPHÈTE

Nous avons déjà parlé des relations de Mahomet avec Harets ben Caladah. Il dut sans doute à ces relations une partie do ses connaissances médicales. D’autres lui vinrent des observations faites tant dans ses voyages, qu’au milieu de ses concitoyens. A côté de Harets il y avait des Arabes qui pratiquaient la médecine populaire, cautérisaient, ventousaient, saignaient, pansaient les blessures, administraient des médicaments, ou même faisaient appel à des moyens surnaturels. L’histoire nous a conservé le nom de quelques-uns de ces hommes qui furent en rapport avec lui. Ainsi, nous savons que tel et tel lui pratiquèrent des cautérisations, des saignées, lui appliquèrent des ventouses. Nous avons la preuve de l’étendue de ses observations dans le grand nombre des propos relatifs aux pratiques médicales qui lui sont attribués. Ces recommandations sont la preuve

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de sa sollicitude en même temps qu’elles étaient un moyen d’influence.

Il n y a peut-être pas dans l’antiquité un seul personnage sur le compte duquel nous ayons des renseignements aussi étendus et aussi minutieux que le législateur des Arabes. Ses actes et ses propos ne tardèrent pas à être recueillis avec le plus grand soin, et des hommes passaient leur vie à les contrôler et à les apprendre par cœur. Leur authenticité s établit par l’exposé des témoignages successifs auxquels ils sont dus.

Il ^ Ces traditions ou hadits, sont le complément de la loi et c est en les lisant que l’on peut bien mieux que dans le Coran se faire une idée juste et complète de ce grand homme.

Les traditions médicales qui nous ont été conservées se montent à environ trois cents. S’il en est qui reproduisent simplement la médecine populaire, il en est aussi qui ac- 1 1 cusent une importation, peut-être par le fait de Harets.

Il On en a fait des recueils intitulés : Médecine du Prophète, il recueils qui se rencontrent dans toutes les collections de manuscrits arabes. Il en existe deux à Paris, sous les n»* 1061 et 1807 du supplémént.

Hadji Khalfa, dans son Encyclopédie bibliographique, en cite une demi-douzaine de divers auteurs. Le plus accrédité semblerait être celui d’Abou Nouaïm que nous trouvons souventcitéautrepart.M. Perron a traduit celui de Djelal Eddin Abou Soleiman Daoud.

Ces recueils encadrent les hadits dans un traité méthodique de médecine, les commentent et les complètent. Tel est l’ordre suivi dans le Ms. 1061, conforme aux trois sortes de moyens thérapeutiques employés par le Prophète; Remèdes naturels, remèdes surnaturels, combinaison des uns et des autres.

Il semblerait que l’esprit de iTsIamisme, la résignation, dut détourner des soins du corps. Il n’en est rien, Mahomet attache la plus grande importance à la santé. Le premier hadits qui se produit dans le recueil de Djelal Eddin est celui-ci : Le meilleur d’entre vous est celui qui a reçu de Dieu la nature physique la meilleure. II répète souvent et sous

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