‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 115 sur 168 · ST · texte numérisé non relu

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Des beaux faits des médecina-^ — Cûmmeût on peut arriver à conserver sa descendance* — De la nécessité des mouvementïi respiratoires* — Ciiriositéa tirées dm Anciens* — Mémorial du résident et provision du voyagfeur* — Livre des Propriétés. — Le Parterre de médecine*

Wiistenfeld nous paraît s'être mépris en traduisant Tantépénultieine titre par: Liber memorialis Cogitanîh^ etc. Le mot Hadhir^ sédentaire, nous paraît être ici mis en opposition avec Moçafîr^ voyageur.

Nous croyons encore que Wiistenfeld s'est mépris en attribuant le Parterre de médecine à un autre Obéid Allah, dont nous avons parlé précédemment*

Le Parterre de médecine» Raoudhat etthebbt existe à TEscurial et à Paris. Nons avons vu les deux ManuscritB et ils sont identiques à peu de choses près ; le nombre et le titre des chapitres étant absolument le même* Le premier répond au n* 889 ancien 884, et le second au n* 1066, ancien fonds. L'un contient 40 feuilles et Tautre 32. Nous avons lu dans le Ms. de Paris: On m'a prié de composer un abrégé de mon livre connu sous le titre de Mémorial du résident et Provision du voyageur ; et je lui ai donné le nom de Parterre de médecine. Cet ouvrage contient 50 chapitres consacrés aux généralités de la philosophie et de la médecine* Ainsi : Qu'est-ce que le genre, Tespèce, la différence, la propriété, Taccident la substance, la quantité, la qualité, l'élément, la complexion, rhumeur, Torgane, la force, Taction, Tâme, l'esprit, Tin tellect, le désir, la sensation, Timagination, la pensée, la mémoire, le mi>uvem9nt, le temps, Tespace, Texistence et la corruption, la maladie, le sommeil, les songes, le pouls, la crise, la maladie, la cause, le signe, la santé, Taliment, le médicament, etc.

Il existe h Paris, sous le n° 1077 de Tancien fonds, un traité des Propriétés des animaux par Obéid Allah ben DjabriL

La forme, le caractère, les habitudes de chaque animal sont brièvement exposés avant d'eu venir aux propriétés. Il existe chez les Arabes plusieurs ouvrages de ce genre, qui

374 HISTOIRB DB LA IIÉDBCINB ARABE. — LIVRB TROlSIÊlfB.

portent tous le cachet du merveilleux et de la crédulité, tout comme celui dont nous parlons.

Le manuscrit de Paris a cela de particulier qu'il est accompagné de la représentation des animaux. Ces figures sont généralement assez mal réussies.

in. — Médecins traducteurs.

Parmi les traducteurs de second ordre, dont nous avons donné la liste en son lieu, il en est quelques-uns qui se distinguèrent aussi comme médecins. Pour ne pas ouvrir une digression, nous ne les avons alors considérés que comme traducteurs. Nous allons maintenant en parler sommairement à titre de médecins.

ABOU OSTMAN SAId BEN IAKOUB EDDIMACHQUT OU 1l>E DAMAS.

Cet auteur ayant vécu pendant le premier quart du dixième siècle, nous le placerons ici avec ses congénères.

Tsabet ben Sinan rapporte qu'Ali ben Issa le vizir, en Tannée 302 de l'hégire (914 de l'ère chrétienne) fonda un hôpital qu'il dota de ses biens, et qu'il y attacha Âbou Otsman Saïd, ainsi qu'aux autres hôpitaux de Bagdad, de Médine et de la Mekke. Âbou Otsman publia des Questions tirées du livre de Galien sur les mœurs. Nous le croyons auteur d'un traité de Géométrie qui existe en traduction latine à Paris, n- 7266 et 9335.

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