‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 116 sur 168 · ABOU ALI ISSA BEN ZERAA · texte numérisé non relu

ABOU ALI ISSA BEN ZERAA

Âbou Âli Issa ben Ishaq ben Zeraa ben Marcous fut un traducteur et un philosophe plutôt qu'un médecin. Parmi ses traductions, deux seulement se rattachent à la médecine, le livre des Animaux, et le traité des prganes des animaux d'Âristote. C'est pour un autre motif que nous le mention-

LIBÂS

nons îcL D'aprèa Ebn Botlan il fat le premier auquel on fit application d*idéc3 nouvelles en thérapeutique.

Et d'abord les hiatorieus ne s'accordent pas aur léB datas de sa naissaoce et de sa mort. Le Kitab el hokama donna les années de Thég^ire 381 et 398, tandis que noua trouYOns daûB Ebn Abi Ossaïbiah 381 et 448,

Quoiqu'il en soit^ Issa ben Zerft était un homme sec, vif, Bédentalre, occupé constamment h lire^ h traduire et à composer. Il aimait les aliments épicés et les salaisons, et particulièrement la moutarde. Sur ses vieux jours il travaillait jour et nuit à la composition d'un traité smr rimmortalité de râme< D*autre part il s'occupait de commerce, et il avait des concurrents qui le desservirent auprès du sultan. Ces occupations et ces contrariétés aboutirent à de la fièvre, du délire et une attaque d'apoplexie. Comme il était tenu en grande estime, les principaux médecinst tels que Ebn Baks, Ebn Kachkeraya, Abou Mansour Saad beuBacharf etc*, ae réunirent en consultation pour le traiter. Or on avait jusqu'alors l'habitude de traiter la paralysie, le tic facial et autres affections de ce genre par des médicaments chauds et excitants. Abou Mansour fit observer que ces maladies provenaient de causes excitantes, et qu'il fallait, contrairement h ropinîon des anciens, les traiter par des moyens contraires. Il fit donc usagée d'émolHents et le malade revint à la santé,

Issa ben Zeraa était chrétien jacobite.

IBKAHIM BEN BAK3 OU BEN BAKÔUS,

Ibrahim était aussi habile médecin [que savant traducteur. Ayant perdu la vue, il n'en continua pas moins Texercice de la médecine. Il fit partie des vîngt^uatre médecins qu'Adhad eddoula attacha à Thôpital fondé à Bagdad vers l'année 980 et qui de son nom prit celui d'El Adhedy* Il composa un compendium de médecine et un formulaire y faisant suite, un traité pour prouver que Teau pure est plus fraîche que l'eau d'orge, un traité sur la variole.

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