‹ Histoire de la médecine arabe v.1, c.2 (volume 2)Chapitre 126 sur 168 · IV. Théologie, 11 traités · texte numérisé non relu

IV. Théologie, 11 traités

Dana la première partie, sur laquelle nous ne ferons que passer, nous voyons d'abord Tarithmétiqne, la géométriet raatronomie, la musique, la géographie, puis la Logique, les Catégories, llnterprétation et les Analytiques d' Ariatote, Tels sont les chapitres de la deuxième partie, où nous rencontrons encore Aristote au premier rang :

P De la matière et de la forme, du temps et de l'espace, 2** Du ciel et du monde.

S* De Texistence et de la corruption.

4* Des météores ou faits atmosphériques* 5' Des minéraux.

6* De la nature et des éléments et de leur action • ?• Des végétaux, B» Des animaux.

&• De la constitution du corps humain.

10* De sa physiologie. Des sens et des notions. Il* De la génération, 12» Du microcosme.

13* De l'âme individuelle.

U' De la faculté de connaître et de ses limites* 15* De la vie et de la mort.

le* Du plaisir et de la douleur.

17" De la diversité des langues.

Tel est le titre développé du quatrième traité : Des météores, Atsar alouya^ où l'on se propose d'exposer l'origine des phénomènes de ratmosphëre, dea changements survenus dans Talr parle fait de la lumière et des ténèbres, du chaud et du froid ; de la répartition des vents ; des émanations et des vapeurs qui s'élèvent dans Taîr de la mer et des fleuves, etc*

Les minéraux sont divisés en trois classes, en raison de leur plus ou moins de promptitude à se constituer à l'état parfait ou déflnitif. Ils sont aussi considérés au point de vue de leur consiatance et de leur aptitude à la fusion. Ils pro*viennent de vapeurs et de liquides souterrains, inégalement soumis à Taçtion du chaud et du froid. Les montagnes, soulevées au sein des eaux par des vapeurs

306 HI8T0IBB D8 LA MÉDEOniE ARABB. — UVRB TROtSIÈMS.

intestines, se fragmentent, et les eaux repoussées se nivellent etdessinent les contours des contrées. Aussi bien que les végétaux et les animaux, les minéraux sont inégalement répartis. Le feu est l'agent universel auquel les minéraux sont soumis.

Ici nous voyons déjà se produire les doctrines philosophiques du livre. Tous les phénomènes qui se manifestent dans les corps sont le fait de VAme universelle, que l'on appelle aussi Nature. Dieu n'intervient que pour les tirer du néant. 11 en abandonne ensuite le gouvernement aux Anges, qui sont ses ministres, et il ne s'en occupe pas personnellement et directement.

Un peu plus loin, nous lisons à propos des végétaux que ce que l'on appelle Forces ou agents naturels en philosophie, est ce que l'on appelle les Anges en religion.

Nous voyons encore ici, par anticipation, se produire cette allocution : Sache, 0 mon frère, que ton âme est une partie de l'âme universelle, qu'elle est une force d'entre les forces universelles.

Les végétaux sont étudiés sous bien des points de vue mais sans originalité. La sensibilité leur est accordée, et la preuve c'est que leurs racines prennent une direction déterminée. Ils ne connaissent pas la douleur, impuissants qu'ils seraient à en écarter les agents.

Les végétaux ont été créés avant les animaux, auxquels ils fournissent leur nourriture.

Par la même raison les animaux ont été créés avant l'homme, car tout s'enchaîne et c'est un axiome qui n'a pas besoin de démonstration. Les trois règnes s'enchaînent aussi en série linéaire, de telle sorte que leurs extrêmes se touchent mutuellement.

Ce qu'il y a de plus remarquable dans le Traité des Animaux, que nous nous dispenserons d'analyser, est un conte philosophique où se trahit aussi l'esprit du livre. Tel en est le sujet: Les animaux lassés de la tyrannie de l'homme prennent pour arbitre le roi des Génies, qui écoute leurs longues doléances (1).

(1) BUes sont exprimées surtout par les animaux domestiques.

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