EBN KHALDOUN
Abou Moslem Omar ben Ahmed Khaldoun el ben Hadramy, d'une famille disting'uée de Séville, fut un élève de Moslema, et cultiva la philosophie, les mathématiques, l'astronomie et la médecine. Il mourut à Séville en 10S6. Bien qu*élëve de Moslema il était plus ancien qu'Ebn Essoffar, attendu que celui-ci nous est donné comme ayant été son disciple.
EZZAHRAOUY.
Âboul Hassan Âli bon Solciman Ezzahraouy fût aussi disciple de Moslema, qui lui enseigna les mathématiques. Il était sans doute de Zahra, de même que son illustre homonyme Âbulcasis avec lequel M. de Slane Ta confondu, dans sa traduction des prolégomènes d'Ebn Khaldoun. Il cultiva aussi la médecine et composa un livre intitulé les colonnes, dont nous ignorons le contenu.
EL KERBIANY.
Aboul Hakam Omar ben Abderrahman ben Ahmed bon Ali el Kermany, de Cordoue, et suivant d*autres de Malaga, s*en fut en Orient à Harran, où il étudia les mathématiques et la médecine. Il en rapporta en Espagne le Livre des frères de la pureté, et se fixa à Saragosse. Il y exerça la médecine et se distingua dans la pratique de la chirurgie.
Il mourut à Saragosse en 1066 & TAge de 00 ans, ou même plus, dit le Kitab el hokama.
ABOUL ARAB lOUSEF BEN MOHAMMED.
C'était un médecin émineni et savant, que Ton plaçait immédiatement après Ebn Abdoun, le premier médecin de Cordoue, dont nous avons parlé au siècle précédent. Sur ses
vieux jours il se donna à Tivresse et fut délaissé. Il vécut au-delà de Tanuée 1038.
àBOUL BAOOUfiECU.
Abou Otsman Saïd ben Mohammed ben el Bagx^unech naquit à Tolède, Il vint h Cordouo suirre les leçons de Moi^ lema, de Mohammed ben Abdoun et d'Ebn Djoldjol, puis il &*en retourna à Tolède et s*attacha h Vémir Eddaher Ismaïl ben DhoulnouBp qui en fit son intime et sou conseiller* Il étudia aussi le Coran, la philosophie et lea mathématiques. Il étudia la médecine dans les œuvres de GaUen, mais il ne fut jamais an bon praticien et n*cut pas rin^tiact médical. Il mourut en 1052 âgé de 75 ans,
EBN OUAFED
fEben GuefithJ
Abonl Motharref Abderrahman ben Mohammed ben Abdel Kebir ben lahya ben Ouafed EUakhmy, dont nous avons fait Eben Guefith, appartenait à Tune des meilleures familles de rEspaifne.
Il était de Tolède et naquit en Tannée 389 de rhégfire» 998 de Tère chrétienne. Il s'appliqua particulièrement à Tétude de Galien et d^Aristote, mais surtout à Tétude des médicaments simples» où il surpassa tons ses contemporains. U composa sur cette matière un livre oii il fit entrer tout ce qu'avaient dit GaUen et Dioscoridcs, et qui passait pour un ou- YTûgû complet et bien ordonné.
L'émir Dhonlnonn lui conféra la dignité de vizir. D'après Ebn el Khathib, cité par Casiri (II, 131) il mourut en 407 {1074).
Ce qui caractérise Ebn Ouafed ce sont ses grandes coq nai;^ sauces en matière médicale et en thérapeutique, H avait, dit Djeraal eddin, des procédés simples et faciles pour traiter les maladies graves et insidieuses. Tel était le principe qui
540 HISTOIRE DB LA. MÂOBCINB AB4BB. — LIVBB QtJATBIÉlIB.
réglait sa thérapeutique. Il employait autant que possible les aliments dans le traitement des maladies. Quand il devait employer les médicaments, il donnait la préférence aux médicaments simples sur les composés. Quand il devait employer des médicaments composés» il employait de préférence les moins compliqués.
Tels sont ses écrits :
Des médicaments simples. Ce livre, dit l'auteur duKitab el hokama, contenait cinq cents feuilles et Tauteur mit vingt ans à en recueillir et en assurer les matériaux. Ce que nous avons en traduction latine, de Medicamentia simpli" cibua, en est probablement un fragment
Expériences médicales.
Traité des maladies des yeux.
L'oreiller médical. Cet ouvrage nous a été conservé. Wflstenfeld, d'après Casiri, l'indique dans le n* 828 de l'Escurial, sous le titre Manuductio ad ariem medicam. Mais Casiri s'est trompé. Il a lu Rached au lieu de Ousad^ qui se lit parfaitement. C'est en somme un mémorial de thérapeutique, où l'auteur donne des recettes pour les diverses maladies, à commencer par la tète ; ainsi des formules de gargarismes, confections, potions, fumigations, cataplasmes, collyres, robs, pastilles, pilules, etc., sans compter les indications de la saignée.
Nous y avons remarqué une recette curieuse, pour traiter le dévoiement chez les roU t Prescrire comme aliment du riz cuit avec de l'eau de roses, des pigeons rôtis, des confitures de coing, des boissons d'eau de grenades avec du sucre, etc.
On rencontre aussi des observations relatives à des malades
qui se sont adressés à lui.
A la fin du volume on rencontre la formule d'une préparation recommandée par les médecins francê contre les affections de l'estomac et du foie. Ce sont des excitants tels que le girofle, le galanga, l^ambre, Tagalloche, la cannelle, le nard,* le cardamome, le mastic, le gingembre, le safran. Unis à la rhubarbe, à l'agaric et à l'aloSs, donnés sous forme pilulaire.
Ebn el Khatib^ cité par Caairi, lui attribua un traité du Sommeil et un traité d'Agriculture (II, 131).
On a traduit aussi un opuscule d'Ebn Ouefith sur les bains. Il composa aussi le Kitab el Mor^itSf que Wûsteufeld a rendu satiH doute par Liber auxiliaris. Nous préférons y voir ce remède secret rapporté par lounous el Harrany, que nous avons déjà vu sous ce même nom.
EEEÀMLY.
Il habitait Almérîa du temps d'El Maouïn, C'était un médecin renommé pour sa bienfaisance. Il écrivit un Parterre do médecine,
EBN EDDEHEBTf.
Abou Mohammed Abdallah el Azdy Eddeheby était aussi un philosophe et un alchimiste. II mourut à Valence en 45d (1003) et laissa un livre sur cette thèse t Que Teau ne nourrit pas
EBN ENNABBACH.
11 porte aussi le nom d'El Bedjay, sans doute parce qu'il était originaire de Beja. Il habitait les environs de Murcîe, C*était un bon praticien cultivant aussi la philosophie et la physique.
ÂBÛU DJAf<AR BEH RH\M1S*
Il était de Tolède, Sa médecine était celle de Galien. C'était aussi un mathématicien.
BDDARMY.
Aboul Hassan Abderrahman ben Khalef Eddariny étudia la tnédecine dans Galien, eoua la direction d'Ebu el Daffounech.
5iS UISTOIRB DE LX MâDBClNB ARIDE. ~ LIVRE QUATRlÉltE.
C'était un homme ingénieux, un habile praticien, faisant prouve de sagacité dans les cas difficiles.
EBN EL KHAYAT.
Abou Bekr lahya ben Ahmed ben el Khaiat étudia les mathématiques sous Moslema. Il dirigea ensuite ses études vers Tastronomie et s*y fit un renom. Il était attaché comme astronome à Soleiman ben Hakem ben Ennacer, à Tépoque des troubles de l'Espagne* musulmane. Il servit ensuite l'émir El Mansour lahya ben Ismaïl ben Dhoulnoun. II s'occupait aussi de médecine et la pratiquait avec habileté. C'était en outre un homme doux et bienfaisant. Il mourut à Tolède, en 447 (1035) à l'âge de près de 80 ans.